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04/09/2007

Les chutes - Joyce Carol Oates

d813729b771242b25551a4bceb85a572.jpgVeuve au matin d'une nuit de noces hallucinante, lorsque son époux, un jeune pasteur, se suicide en se jetant dans les Chutes du Niagara, Ariah Littrell se considère désormais comme vouée au malheur. Pourtant, au cours de sa semaine de veille au bord de l'abîme, en attendant qu'on retrouve le corps de son mari d'un jour, La Veuve blanche des Chutes (ainsi que la presse l'a surnommée avant d'en faire une légende) attire l'attention de Dirk Burnaby, un brillant avocat au coeur tendre, fasciné par cette jeune femme étrange.

Une passion improbable et néanmoins absolue lie très vite ce couple qui va connaître dix ans d'un bonheur total avant que la malédiction des Chutes s'abatte de nouveau sur la famille.

Désamour, trahison, meurtre ? C'est aux enfants Burnaby qu'il reviendra de découvrir les secrets de la tragédie qui a détruit la vie de leurs parents.
.

 »Les chutes » est un roman foisonnant. Après le suicide de son premier mari qu’elle n’avait pas choisi et son remariage rapide avec un avocat, Ariah ne supporte plus les regards d’une société qui condamne sans même la comprendre une femme qui a choisit de vivre sa passion nonobstant le jugement des autres.

A la fois femme hiératique, hautaine, froide envers ses enfants et amante passionnée avec son mari, elle transmettra ses névroses à ses enfants. C’est un personnage fascinant, à la fois glaçant par sa froideur, son incapacité à aimer et se montrer tendre, et sa volonté farouche de rester libre et de ne pas céder au quant dira-t-on, au dictat d’une société puritaine et conservatrice.

L’intrigue se déroule dans les années 50-60 : Joyce Carol Oates décrit également ce lieu exceptionnel de beauté sauvage transformé en monstre industriel, symbole d’une Amérique délirante et obnubilée par le progrès et l’expansion.

Le style est rapide, saccadé (le premier chapître est un véritable bonheur), et je me suis sentie happée par cette histoire, ne pouvant plus lâcher le livre. J’ai plongé dans les chutes (pardon pour cette facilité) avec bonheur et exaltation.

09:10 Publié dans *Litterature Anglo-saxonne* | Lien permanent | Commentaires (5) | |  Facebook

Commentaires

à lire absolument sur cette auteur le livre 'Nous étions les Mulvaney'

Félicitation pour ce blog. Je vais noter qqn titre.

Écrit par : tetena | 11/12/2008

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J'ai lu et commenté sur mon blog deux titres de cet auteur que j'ai beaucoup appréciés ( dont les Mulvaney évoqué par tetena ). Ton billet m donne envie de poursuivre mon chemine avec Oates. Je suis très tentée par ce titre!

Écrit par : Pimprenelle | 01/04/2009

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@ pimprenelle : j'ai énormément aimé l'histoire d'Ariah et de sa famille, si tu aimes le style de Oates, tu devrais aimer :)

Écrit par : amanda | 02/04/2009

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C'est vrai que le personnage d'Ariah est pétri de contradictions qui la rendent fascinante. Je me suis moi aussi laissée emporter par la mélodie envoûtante des Chutes, même si je regrette le caractère un peu convenu de la fin du roman.

Écrit par : Violaine | 01/05/2010

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@ violaine : peut-être JCO a-t-elle voulu tout apaiser ? Il y avait tant de belles choses avant que la fin ne m'a pas gênée :)

Écrit par : amanda | 02/05/2010

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