Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

« 2007-11 | Page d'accueil | 2008-01 »

30/12/2007

LE RENARD ET L’ENFANT – Luc JAQUET

1d9893dc67c7bc4b5e992a4b3c12b9df.jpgOù une enfant devient l’amie d’un renard.

Une fillette découvre les traces d’un renard sur le chemin de l’école et décide de partir à sa recherche. En apprenant à écouter la nature, à attendre patiemment que l’animal l’accepte, elle va progressivement être tolérée par le renard et devenir son amie.

Un joli film, agréable à regarder.

De belles images, des plans rapprochés étonnants et des paysages magnifiques (tournés dans le Jura et en Italie).

Des scènes animalières impressionnantes.

539a7c22c2a56aa3b6183930fd2c19d6.jpg

 

La présence pleine de grâce de Bertille Noël-Bruneau, ravissante enfant dont la joliesse et le charme tout naturel sont des atouts importants pour le film.b04e3ce802e2e8822d7112460a2769b2.jpg

Les dialogues quasiment inexistants, de même que les parents de la fillette dont on ne connaît même pas le nom laissent à la nature le rôle principal du film. Le récit est raconté par Isabelle Carré que l’on apercevra à la fin du film, jouant la fillette devenue grande et racontant cette histoire à son fils.

b7c959e3a6f433fcc057817e7b5990f4.jpgNéanmoins le film n’est pas pour les enfants trop jeunes ou trop émotifs, certaines scènes étant assez douloureuses. Et nécessitera quelques explications aux enfants, afin qu’ils comprennent la fiction et ne fassent pas comme cette enfant qui coure la forêt innocemment, approche inconsidérément ours et loups, passe une nuit coincée sous un arbre ou franchit en toute connaissance de cause des gorges dangereuses pour courir après son renard.

19:40 Publié dans *Séance pop corn* | Lien permanent | Commentaires (15) | |  Facebook

29/12/2007

Les abandons de l’année…

Voici la fin de l’année… et un petit bilan sur les livres que j’ai entamés et jamais terminés.

746f9ba80654564c4fd33e2b7beb352d.jpgOption Paradis (La grande intrigue 1) – François Tallandier Premier tome d’une « suite romanesque en cinq volumes », qualifiée de saga familiale impressionnante et passionnante par les critiques d’une librairie du 78. J’ai lâché prise au bout de 50 pages…. Rien ne m’inspirait, tout était trop lent et peu passionnant.

8080c9dd36672bf4d24bf86c58b5dbac.jpgLa part du mort – Yasmina Khadra

Ma déception la plus forte. Mon premier polar de mon auteur préféré. Certes j’y ai un peu retrouvé la plume de Khadra, de dialogues parfois percutants (« Tu as l’air en forme ! – C’est parce que je manque de fond »), des passages éloquents (« Auteurs d’un tas de bouquins, tous édités en France, faute de preneur au bled (« à l’époque – comme aujourd’hui d’ailleurs et demain sans doute) l’élite du sérail veillait scrupuleusement à maintenir le QI des Algériens à hauteur de celui ce leurs responsables, c'est-à-dire aux alentours des braguettes » « La guerre n’est pas une partie d’échecs. C’est un échec total. Un moment que des gens en phase de paix ne parviendront jamais à cerner. C’est bien beau de condamner la violence derrière un verre de Martini ou bien au fond d’un salon douillet. Mais qu’en sait on au juste ?... La violence a sa propre logique. Elle est aussi raisonnable que la défection. Elle a ses valeurs et sa morale aussi ; des valeurs qui n’ont rien à voir avec les valeurs conventionnelles… A l’instant même où la volonté de tuer s’impose comme unique voie de salut, les bêtes les plus fauves battent en retraite devant la férocité des hommes… »..

Néanmoins je n’ai pas réussi à m’habituer au langage trop cru de l’inspecteur, trop de vulgarité, trop de trivialité ont eu raison de ma patience…. Pour le moment. Je ne baisse pas les bras. J’aime trop Khadra pour lui faire cet affront, j’irais donc jusqu’au bout, mais plus tard, quand j’aurais l’esprit à lire un polar plutôt masculin. Je le jure, je le reprendrai et j'irai au bout !

748928ecaaeb351847bcc98701983c99.jpgLes seigneurs des thés – Hella S. Hasse

Chaudement recommandé par Fashion, ce livre a atterri dans ma PAL. Une saga, les Indes, une famille, des aventures… Page 50 encore une fois j’abandonne. Je n’ai pas réussi à me prendre au jeu et j’ai trouvé les présentations trop longues. Suis-je trop impatiente ? Sans doute. Trop versatile ? Certainement. Le roman pourtant me semble avoir tous les attributs d’un excellent cru. Ce n’était sans doute pas la bonne période pour moi.

1cfa3ca726c47a195e5795ee3bc2449a.jpgUn homme – Philip Roth

La lettre R de mon challenge ABC 2008. On y rencontre un homme, le jour de son enterrement. On y découvre sa vie, faite de divorces, d’enfants brouillés, de maîtresses et de succès professionnels.

Une vie faite aussi de maladies, d’opérations, de rechutes et de malaises.

J’abandonne à la moitié du roman, lassée de devoir prendre un dictionnaire pour comprendre ce long descriptif du corps humain, ces termes médicaux qui me fatiguent et occultent trop l’histoire pour que je m’y attache.

9c58f2d66f951c56744cee1d8f575436.jpg Les contes de la rose pourpre - Michel Faber

J'ai énormément aimé "La rose pourpre et le Lys", le premier chapître de ce roman. 1000 pages de joie pour un roman victorien passionant et merveilleusement bien écrit. La suite m'a paru trop facile, trop crue. Michel Faber réunit à nouveau les personnages et leur écrit plusieurs petites suites, plusieurs hypothèses, plusieurs pistes de destins. Je n'ai pas réussi à retrouver le même bonheur qu'avec le premier roman.

Et bien sûr, Prenez soin du chien, de JM Erre, mais j’en ai déjà parlé.

Je suis toujours frustrée de devoir lâcher un livre entamé. J’ai l’impression de ne pas donner toute ses chances à l’auteur et de ne pas respecter son travail, de ne pas lui faire confiance. Ces livres vont donc dans un espace à part, celui des laissés pour compte mais qui n’ont pas dit leur dernier mot.

J’espère que je les reprendrai plus tard, et que, cette fois, je saurais les apprécier à leur juste valeur. Ou en tout cas que je pourrai en parler à juste titre, en les ayant lus jusqu’au bout.

11:45 Publié dans Bric à blog | Lien permanent | Commentaires (9) | |  Facebook

26/12/2007

LA VOLEUSE DE LIVRES – MARKUS ZUSAK

710646947c01d984e1d03f803ee53f15.jpg« Quand la mort vous raconte une histoire, vous avez tout intérêt à l’écouter.

Une histoire étrange et émouvante où il est question :

-         d’une fillette ;

-          de mots ;

-          d’un accordéoniste ;

-          d’Allemands fanatiques ;

-          d’un boxeur juif ;

-          de vols. »

Liesel a neuf ans quand sa mère communiste la confie à Hans et Rosa Huberman, en 1939. Son frère est mort pendant le voyage.

Hans et Rosa Huberman vont élever Liesel comme leur propre fille.

Pendant la guerre, ce couple d’allemands pauvres vont cacher Max. Hans Huberman a connu son père pendant la première guerre mondiale et lui a promis de l’aider en cas de besoin.

De son coté, Liesel est attirée par les livres. Elle les vole, les dévore, les lit et les relit, assistée dans ses larcins par son ami Rudy.

Le tout sous le regard bienveillant de la Mort qui recueille les âmes et nous raconte cette histoire.

Un roman assez surprenant, tout compte fait.

L’histoire est assez jolie, souvent émouvante, parfois amusante. La guerre y est décrite « coté allemand » : le village de Molching, prés de Munich, héberge des familles pauvres, qui subissent plus qu’ils n’encouragent le Fürher et sa folie dévastatrice. Des allemands qui endurent les bombardements, pleurent leurs enfants partis au front, souffrent du rationnement et effectuent le Heil Hitler parce c’est obligatoire et qu’ils doivent se soumettre.

L’amitié qui lie rapidement Liesel et Max est attendrissante. Elle le sauve par ses mots, ses histoires, il la remerciera avec un livre, écrit juste pour elle.

Une histoire assez touchante, des personnages attachants sont les points forts du roman.

En revanche, le style plaira davantage aux amateurs d’histoires émouvantes plutôt qu’à ceux qui s’attachent davantage à la beauté des phrases et la magie des mots. Il est simpliste voire élémentaire, tenant plus du roman jeunesse que d’une littérature adulte, alors que le titre et les éléments du roman (la « Secoueuse de Mots ») acclament la beauté des mots et leurs pouvoirs magiques.

Quant à la quatrième de couverture, qui annonce que « La voleuse de livres a sa place aux cotés au Journal d’Anne Franck et de La Nuit d’Elie Wiesel », je l’ai trouvé ici pompeuse et très injustifiée. N’exagérons pas. C’est une petite histoire attendrissante qui a agréablement meublé un voyage de 700 km en voiture, que je ne regrette absolument pas d’avoir lue et que je recommanderai aux adolescents, parce qu’elle délivre un message de tolérance et de bienveillance.

Les avis divergents de Clarabel, Emjy, Gachucha et Moustafette.

12:14 Publié dans *Litterature Anglo-saxonne* | Lien permanent | Commentaires (13) | |  Facebook

20/12/2007

LE DANOIS SERBE – Leif DAVIDSEN

d59ab2edc78f670c05289418515974e2.jpg « Per Toftlund se doute que la venue de Sara Santanda à Copenhague ne sera pas de tout repos. La jeune femme, équivalent féminin de Salman Rushdie, est sous le coup d’une fatwa lancée par les autorités religieuses d’Iran. Sa tête est mise à prix. Les politiques ne veulent pas la rencontrer. La protection se fait sans grands moyens. Toftlund doit éviter l’attentat et gérer 24 heures de danger permanent alors que des fuites annoncent la présence d’un professionnel de la pire espèce. Un contrat. Un isolé. Un homme jeune, blond, qui se fait appeler Vuk. Un homme qui, à dix-sept ans, a quitté le Danemark et des études brillantes pour revenir en Bosnie avec ses parents. Un Serbe qui a vu les siens massacrés d’horrible manière par des voisins et amis avant de devenir à son tour, traumatisé, harcelé de cauchemars, un impitoyable tueur. Il est l’homme idéal, il parle la langue, il est indétectable : il est le Danois serbe. »

C’est ma première rencontre avec cet auteur danois, ancien journaliste qui se consacre maintenant à l’écriture de romans d’espionnage. Je l’ai choisi pour la lettre D de mon challenge ABC 2008 (disons que mon calendrier est en avance…) et je ne le regrette pas.

Leif Davidsen installe d’un style simple et épuré son intrigue et ses personnages. Nous assistons à la préparation de la venue de l’auteure iranienne touchée par une fatwa : d’une part les préparatifs minutieux et inquiets de l’inspecteur Per Toftlund, inspecteur des services secrets danois chargé d’organiser la visite et la sécurité de l’écrivain ; il est assisté de Lise Carlsen, journaliste chargée d’encadrer et de maximiser la communication autour de l’écrivain.

D’autre part, nous suivons en parallèle les préparatifs de Vuk, le tueur à gages chargé d’exécuter le contrat pour le compte de l’Iran. Vuk a été engagé par l’intermédiaire d’un ancien agent du KGB passé du coté de la mafia russe.

J’ai beaucoup aimé l’épaisseur des personnages : Per Torftlund, inspecteur calme et minutieux, célibataire décidé à protéger coûte que coûte l’écrivain, Lise Carlsen, torturée entre son mariage qui bat de l’aile, un mari dépressif, mutique et sa passion naissante pour l’inspecteur. Elle ne supporte plus une union qui n’est plus que factice mais a peur de poursuivre une liaison avec un homme qu’elle connaît si peu.

Et bien sûr, Vuk, l’assassin, le tueur froid, calculateur et sans morale. Un jeune homme brisé par une guerre serbo-croate destructrice et ravageuse, encore hanté par ses cauchemars, un homme devenu tueur mais qui aurait tout aussi bien mener une vie normale, si les atrocités de la guerre n’avaient pas pulvérisé sa famille, sa vie et par là même son destin. C’est de loin le personnage le plus intéressant de l’histoire, le plus riche et le plus attachant. Celui qu’on a envie de suivre et de retrouver.

Avec un rythme serein mais qui ne se relâche pas, Leif Davidsen entraîne insensiblement son lecteur vers une apogée de plus en plus captivante et angoissante. Et, pour le plus grand plaisir de ses lecteurs, laisse une porte ouverte vers de nouvelles aventures où ils retrouveront ses personnages dans « L’ennemi dans le miroir ».

Rajoutez à ceci un portrait amoureux de Copenhague, des habitudes et des comportements danois, vous obtiendrez un bien bon roman qui m’a donné envie de poursuivre ma connaissance de cet auteur.

16:55 Publié dans *Litterature Scandinave* | Lien permanent | Commentaires (10) | |  Facebook

17/12/2007

THEATRE ENFANTS : Laurence Landry

fff6d4695a568fc84581257608083565.jpgAldric le lutin et la Fée Luciole (à partir de 6 ans)

« Dans un village, au cœur d’un verger, Aldric un jeune lutin est dans son lit. Il a la varicelle, il est de très mauvaise humeur (même les lutins attrapent la varicelle). Aldic est très fâché de ne pas participer à sa première fête des pommes. Il va faire un souhait qui va tout changer. »

 

 

 

10eb1d4fd33ed32d732b0d53674439ae.jpgLa princesse et la perle scintillante (à partir de 10 ans)

« La princesse Lily a grandi. L’empereur Tian Kong, son père, décide qu’il est temps pour elle de prendre un mari. Mais la princesse refuse tous les prétendants que son père lui propose. Son cœur appartient à Chang, jardinier du palais ».

Voici deux petites pièces de théâtre enfants (à lire ou à jouer) que Lamousmé m’a fait découvrir.

Eh bien mille mercis Lamousmé ! Voici deux très jolies petites histoires, deux délicieuses mini-pièces grâce auxquelles nos enfants vont pouvoir découvrir le théatre.

Dans la première Aldric est furieux d’être cloué au lit et de rater sa première fête des pommes. Il souhaite que tous ses boutons disparaissent et que ce soit tous les jours la fête des pommes. Il apprendra à ses dépens que tous les souhaits ne sont pas bons à réaliser et qu’il vaut mieux s’armer de patience et attendre sa guérison !

J’ai bien aimé cette première histoire toute mignonne mais j’ai surtout préféré la deuxième, celle de la Princesse Lily qui aime le jardinier. Son père l’Empereur le trouve indigne d’une princesse et souhaite la voir épouser un homme de sang royal. Le jardinier, en affrontant le roi des dragons, montrera qu’il a un cœur noble.

C’est une parfaite initiation au théâtre pour les enfants. Les pièces sont courtes mais les histoires charmantes. Elles peuvent être lues à voix haute ou bien jouées et permettront à nos lutins et princesses de découvrir le monde de l’imaginaire, l’univers magique du théâtre. Les textes courts leur permettront de s’approprier les personnages rapidement, de s’immerger dans un univers insolite et merveilleux.

Quant aux couvertures, illustrées par Antoine Lalanne, elles sont superbes.

Théâtre à lire ou à jouer AK Editions.

20:22 Publié dans *Littérature Jeunesse* | Lien permanent | Commentaires (3) | |  Facebook

15/12/2007

IL ETAIT UNE FOIS….UN SI JOLI MONDE

Ce début de week-end a été placé sous le signe des princesses… et j’en profiterai pour faire du deux en un, entendez par là que je vais vous parler d’un film ET d’un livre (de l’art de faire d’une pierre deux coups, de doubler la mise, de mettre tous mes oeufs dans un même panier, de saisir l’occasion de… vous verrez bien).

Commençons par le film. J’ai emmené 4 petites princesses voir « Il était une fois ».

e77dd4d1c598f88a2d49a664f84b4a0b.jpg

« La très belle princesse Giselle est bannie de son royaume magique de dessin animé et de musique par la méchante reine. Elle se retrouve à Manhattan...
Déroutée par ce nouvel environnement étrange qui ne fonctionne pas selon le principe "ils vécurent heureux à tout jamais", Giselle découvre un monde qui a désespérément besoin de magie et d'enchantements...
Elle va faire la connaissance d'un séduisant avocat spécialiste du divorce, qui est venu à son aide et dont elle tombe amoureuse. Le problème, c'est qu'elle est déjà fiancée au parfait prince de conte de fées. La question est : un amour de conte de fées peut-il survivre dans le monde réel ?
 »

Après des débuts que j’ai trouvé plutôt consternants (un dessin animé d’une niaiserie inégalable, une intrigue carrément risible) je me suis laissée prendre au jeu. Certes, nous ne sommes pas dans la sélection du Grand Prix au festival de Cannes, ni au festival du cinéma d’auteur de Rabat, mais il y a indéniablement une certaine fraîcheur dans ce film (malgré quelques gags bien lourds), et surtout, j’ai trouvé certains interprètes excellents.

La jeune Amy Adams qui interprète Gisèle joue très bien les ingénues. Et j’avoue avoir été agréablement surprise par sa « non-botoxisation », elle a des rides d’expression, chose rare au cinéma !1c8dcd55a0bb00d68a1cf67585ee37fb.jpg

6b48897a269ccc1a2489a91287526a16.jpgPatrick Dempsey interprète un avocat spécialisé dans les divorces. Dans la mesure où on ne le prend à aucun moment pour le Dr Mamour de Grey’s Anatomy, il a plutôt réussi à se détacher du personnage qui l’a fait connaître. Il est fiancé à Nancy (Idina Menzel) mais tarde à l’épouser.

653bafbf817f639df4f98ba62555e0c7.jpgJ’ai surtout été impressionnée par James Mardsen qui interprète le rôle du Prince Charmant (Edward). Il est délicieux de bêtise et de crucherie ! D’une part son physique colle parfaitement au personnage de contes de fées (la blondeur en moins), mais il en fait à la fois beaucoup et justement pas trop. Il n’en rajoute jamais et a pourtant l’air le plus gentiment abruti possible !

Et, bien évidemment Susan Sarandon, dans le rôle de Narissa la méchante reine mère, est (comme toujours) parfaite. Je regrette seulement qu’elle ne fasse finalement qu’une brève apparition. 8acde645ed52f2b5d404bc1be17a5efa.jpgElle s’est visiblement beaucoup amusée à jouer une reine cruelle, vicieuse et théâtralement menaçante. Qu’elle soit drapée d’une cape et maquillée en Cruella ou transformée en vieille femme édentée, elle est impressionnante.

Sur le chemin du retour j’ai demandé à mes 4 princesses (7 et 8 ans) ce qu’elles avaient aimé. Elles ont toute répondu qu’elles préféraient Robert (l’avocat, Patrick Dempsey) au Prince Edward : « parce qu’il est trop bête, ce prince ! ».

Elles ont en revanche été divisées quand je leur ai demandé quelle jeune femme elles préféraient, deux d’entre elles ont préféré Giselle « parce qu’elle est trop belle » tandis que les deux autres préféraient Nancy « parce qu’elle finit dans un vrai conte de fées ».

Un joli film divertissant, où l’on apprend que le prince charmant n’est pas forcément celui qu’on croit, que l’on peut se tromper et que l’homme de sa vie est souvent caché tout près !

d3135216d9cea8ac184193b44cfa8b62.jpgJe saisis maintenant cette occasion pour parler d’une autre histoire de princesses, j’ai nommé le dernier livre de Stéphane Bern « Un si joli monde » que Anne m’a gentiment prêté.

Malgrè son humour, le roman est assez ennuyeux, rempli de poncifs, certes vrais mais pas nouveaux. Les people, la jet-set, les princes et les princesses de la « vraie vie » sont cruels méchants, hypocrites, avides etc… Ce n’est ni un bon ni un mauvais roman : un bouquin de plage peut-être pour qui aime ce genre, mais sans plus (même si parfois, certains passages m’ont bien fait sourire et rappelé certaines personnes de ma connaissance....

Et si je veux faire d’une pierre deux coups, c'est pour dire que, pour une fois, je préfère un film de Disney à un livre, et les princesses de cinéma aux vraies-garces-fausses-altesses décrites par Stéphane Bern !

Les avis de Fashion, Anne et Ori sur le film,

Celui de Anne sur le livre de Stéphane Bern.

 

18:05 Publié dans *Séance pop corn* | Lien permanent | Commentaires (9) | |  Facebook

13/12/2007

LE POTENTIEL EROTIQUE DE MA FEMME – DAVID FOENKINOS

74bdc2090dfdaadd050ea5442b1bd1a1.jpg« On dit souvent qu'il existe des hommes à femmes, on peut considérer qu'Hector est un homme à objets. Bien loin de comparer la femme à l'objet, nous notons toutefois d'évidentes similitudes, et les angoisses de notre héros pourront se refléter dans les angoisses des infidèles, et de tous les hommes transpercés par la rareté féminine. " Après avoir collectionné, entre autres, les piques apéritif, les badges de campagne électorale, les peintures de bateaux à quai, les pieds de lapin, les cloches en savon, les bruits à cinq heures du matin, les dictons croates, les boules de rampe d'escalier, les premières pages de roman, les étiquettes de melon, les œufs d'oiseaux, les moments avec toi, les cordes de pendu, Hector est tombé amoureux et s'est marié. Alors, il s'est mis à collectionner sa femme. »

Comme beaucoup ici, j’ai dû céder sous la torture, sous les menaces, l’intimidation, le chantage d’une certaine lectrice dopée à la Foenkinosine.

Il y a quelques semaines, je plongeais (quelque peu dubitative) dans « Qui se souvient de David Foenkinos » d’où je ressortais aussi Foenkinosinée et Chouchouïsée que d’autres peuvent l’être.

Je fus donc, grâce à Caro[line], pourvue d’un exemplaire gentiment dédicacé par l’auteur dans lequel je me suis lancée avec avidité, et je vais m’attacher à écrire ici une « critique » aussi franche que sincère.

J’ai bien aimé.

C’est très drôle et très caustique. Dés les premières pages, l’humour de David Foenkinos saute au visage du lecteur et le surprend très vite. J’ai retrouvé la verve que j’avais énormément appréciée en lisant « Qui se souvient de David Foenkinos ? », l’habileté de sa plume qui détourne des situations anodines en circonstances cocasses parfois hilarantes et toujours étonnantes.

Mais il m’a manqué quelque chose (je vais voir fondre sur moi un orage soudain d’impétueuses réprimandes !)

Et je crois que cela tient au personnage, que je n’ai pas réussi à trouver attachant.

Hector est un collectionneur solitaire, un asocial qui s’agrippe à ses collections et se réfugie dans ses énumérations et comptages. Il est incapable de s’exprimer, subit sa vie et les événements sans broncher, sans réagir. Je l’ai trouvé lâche et faible. Je l’ai trouvé niais. Je l’ai trouvé rasant.

Du coup j’ai eu du mal à suivre ses aventures avec plaisir, même si, encore un fois, j’ai souvent éclaté de rire au détour d’une phrase, régulièrement sourit et même –parfois – été émue par la naïveté d’Hector.

Au final, j’ai trouvé ce roman amusant, léger et plaisant, mais il manquait la profondeur que j’avais décelée dans « Qui se souvient de David Foenkinos », écrit quelques années plus tard, et qui présentait un personnage plus mûr, plus attachant.

David Foenkinos est donc un auteur à suivre, qui se bonifie avec le temps !

Les avis de : Caro[line], Emeraude, Stéphanie, Sylire.

10:13 Publié dans *Litterature Française* | Lien permanent | Commentaires (17) | |  Facebook

11/12/2007

CHALLENGE ABC 2008

cef8d3b1f24e7e1a6478ee21b2a58e65.jpgVoici enfin ma liste 2008 finalisée. Je n’ai jamais participé au challenge ABC, mais je me suis dit que :

1) ça me forcerait à réduire un peu mal PAL en évitant à certains livres d’attendre des mois avant d’être lus (je crois que certains sont devenus maniaco-dépressifs à force d'attendre)

2) ça limiterait peut-être mes dépenses livresques à ceux que je n’ai pas encore (alors là, j’demande à voir ! dirait mon cheretendre) 

3) ça me ferait découvrir des auteurs (certaines lettres se sont battues entre elles pour obtenir mes faveurs)

4) ça ne mangerait pas de pain si je ne la finis pas (je me réserve le droit de faire ce que je veux !)

J’ai fouillé dans ma PAL (et provoqué des jalousies pas possibles), parcouru les blogs amis avec avidité, et aussi trouvé pas mal d’idées sur Lire.fr qui propose une recherche alphabétique des auteurs.

Donc voici le résultat des courses :

Austen Jane : Orgueil et préjugés (très bonne raison de lire enfin cette auteure) LU

Benacquista Tonino : Saga (je suis les conseils de Fashion) LU

Collins Wilkie : La femme en blanc (acheté chez Lamousmé)

Davidson Leif : Le danois serbe (un polar déniché lors de mes recherches pour le Swap Scandinavie)  LU

Evanovitch Janet : La prime (va falloir que je cède ! en plus j’ai vu une bonne critique dans Lire.fr !) ABANDON ! => Compensé par Amanda Eyre Ward : Pardonnez moi, (LU)

Ferney Alice : L’élégance des veuves (depuis longtemps dans ma PAL) LU

Germain Sylvie : Chanson des mal-aimants (je n’ai lu que Magnus que j’ai adoré : je vais donc approfondir)

Hanff Hélène : 84 Charring Cross Road (un bon prétexte pour m’y mettre aussi !) LU

Indridason Arnaldur : La cité des jarres (idée trouvée chez Tamara) LU

Jarry Alfred : Gestes et opinions du Docteur Faustroll, pataphysiscien (le titre me fait déjà mourir de rire)  

Khadra Yasmina : A quoi rêvent les loups ? (un de mes auteurs préférés, le K lui revient de droit) LU

Leroy Gilles : Alabama song (il sera dans mes chaussons de Noël) LU

Murakami Haruki : La course au mouton sauvage (dans ma PAL)

Nichol James W : Ne te retourne pas (découverte totale sur le net si quelqu'un l'a, il me le prête ?) LU

Oé Kenzaburo : Le faste des morts (découverte totale sur le net si quelqu'un l'a, il me le prête ?)

Poe Edgar Allan : Les aventures d’Arthur Gordon Pym de Nantucket (jamais lu Poe, ce sera une découverte)

Queneau Raymond : On est toujours trop bon avec les femmes (le titre me fait déjà mourir de rire, et puis j’aime « Exercices de style ») LU

Roth Philipp : Un homme (dans ma PAL) (abandon) Compensé par Marianne Rubinstein, Le journal de Yael Koppman, LU

Sa Shan : Impératrice (dans ma PAL) LU

Turckheim (de) Emilie : Chute libre (dans ma PAL)

Urqhart Jane : Les deux terres (Ahh, le U a été difficile à trouver )

Vargas Fred : Dans les bois éternels (j’espère que j’aimerai autant que « Pars vite et revient tard » et plus que « Ceux qui vont mourir te saluent ») LU

Wharton Edith : Les beaux mariages (Conseil de Fashion)

Xing Jian Gao : La montagne de l’âme (le X aussi a été difficile à trouver)

Yalom I.d : Mensonges sur le divan (dans ma PAL après les critiques de Cathulu et Cuné)

Zweig Stefan : Le joueur d’échecs ( j’ai hésité avec Zola, mais mes souvenirs de collège sont assez mauvais) LU

Maintenant, il n'y a plus qu'à ! J'espère seulement que ceux que je n'ai pas encore ne font pas 1000 pages...

12:35 Publié dans Bric à blog | Lien permanent | Commentaires (18) | |  Facebook

10/12/2007

VINGT QUATRE HEURES DE LA VIE D’UNE FEMME – STEFAN SWEIG

ff15e6835c7a6cdcd248fb48ae4b2d33.jpg« Scandale dans une pension de famille « comme il faut », sur la Côte d’Azur du début du siècle : Mme Henriette, la femme d’un des clients, s’est enfuie avec un jeune homme qui pourtant n’avait passé là qu’une journée…. Seul le narrateur tente de comprendre cette « créature sans moralité », avec l’aide inattendue d’une vieille dame anglaise très distinguée, qui lui expliquera quels feux mal éteints cette aventure a ranimé chez la fugitive. »

C’est une longue confession, un récit salvateur et libérateur que nous offre là Stefan Zweig. Une vieille dame hantée par son passé se libère de cette chape de plomb et raconte son aventure à un presque inconnu rencontré dans une pension de famille.

Le récit est très beau, même si j’ai trouvé le style d’un classicisme parfois trop appliqué, trop descriptif ; il laisse peu de place à l’imaginaire.

En revanche j’ai beaucoup apprécié le récit du point de vue des situations : une femme mûre, aisée, respectueuse des conventions sociales et morales va se laisser submerger par une passion intense et tout oublier le temps d’une seule et unique nuit.

Stefan Zweig aborde le jugement et la condamnation de toute dérive à la morale, l’hypocrisie bourgeoise qui juge sans vouloir comprendre et blâme aveuglément tout ce qui n’est pas conforme aux conventions sociales. Jugement et condamnation qui vont jusqu’à étouffer cette femme, alors même qu’elle n’a jamais raconté son aventure, par le seul poids non pas du remords mais de la peur du regard des autres.

Au delà de l’histoire et du style, j’ai aimé ce thème : la tolérance, le respect et l’écoute d’autrui. Il arrive que certaines personnes jugent au premier regard et ne prennent pas la peine de connaître une personne ; la classent, la répertorient, la cataloguent sur une apparence, une phrase, une attitude, et s’accrochent impitoyablement à leur jugement sans concevoir un seul moment qu’ils font du mal.

L’héroïne de Stefan Zweig est donc consumée par la peur de la condamnation et de la réprobation. Elle se libérera enfin en racontant son histoire à un inconnu qui, comme elle, semble enclin à la tolérance et l’empathie.

« A coup sûr, les tribunaux sont plus sévères que moi en ces matières ; ils ont pour mission de protéger implacablement les mœurs et les conventions générales : cela les oblige à condamner au lieu d’excuser. Mais moi, simple particulier, je ne vois pourquoi de mon propre mouvement j’assumerais le rôle de ministère public. Je préfère être défenseur de profession. J’ai personnellement plus de plaisir à comprendre les hommes qu’à les juger ».

10:29 Publié dans *Littérature Allemande & Autrichienne* | Lien permanent | Commentaires (14) | |  Facebook

07/12/2007

MALAVITA – TONINO BENACQUISTA

bd80736d004f9eab1447a9963b6b6f75.jpg« Une famille apparemment comme les autres. Une chose est sure, s’ils emménagent dans votre quartier, Fuyez sans vous retourner. »

Je ne connaissais pas Tonino Benacquista avant de le rencontrer à la Fête du Livre du Figaro et que Stéphanie me dise « Tonino Benacquista  est là ! Il est super sympa !! ». Nous voilà donc (Caro[line], Emeraude et moi) en train de discuter avec ce charmant monsieur qui  1) est effectivement fort sympathique 2) a écrit là un bien agréable roman.

Il est difficile de parler de l’histoire sans en dévoiler les principaux rouages.

La famille Blake s’installe à Cholong sur Avre, petite bourgade normande bien tranquille. Frederick, le père, se prétend écrivain. Maggie, la mère, se consacre à des activités caritatives ; Belle, la fille, est trop belle pour n’avoir pour écrin que ce petit village tandis que Warren, le fils, joue les caïds dans la cour du collège. Mais les apparences sont trompeuses et la famille Blake n’est pas ce qu’elle veut bien laisser croire…

En premier lieu, j’ai aimé l’humour de ce roman. Pas un humour lourd ni premier degré, non, un humour toujours subtil, qui surgit au moment où on l’attend le moins, au détour d’une phrase ou d’une situation.

Tonino Benacquista travaille ses phrases avec application, embarque son lecteur dans une description bien lisse et bien écrite puis, d’un coup, balance un revers fulgurant, une petite phrase, un mot, une allusion, qui m’ont souvent fait éclater de rire. Aussi léger et délectable qu’imprévisible et cocasse.

La trame du roman est aussi finement tissée. Une suite de situations, d’anecdotes, d’événements innocents, émouvants ou drolatiques vont embarquer le lecteur dans une série de péripéties déroutantes qui vont l’empêcher de lâcher le livre avant d’en connaître l’épilogue. Epilogue certes un peu rocambolesque mais qui réussit l’exploit d’être à la fois amusant et émouvant.

Ensuite, les personnages. Sous des aspects caricaturaux se cachent des petits trésors de réflexions et de sentiments.

Ancien mafieux repenti, Fred déambule dans une nouvelle existence préfabriquée, illusoire, empli de nostalgie et parfois de regrets. Il cherche à trouver un sens à sa nouvelle vie. C’est la découverte d’une vieille machine à écrire qui va servir de déclencheur et mettre le feu aux poudres.

Maggie tente d’oublier son ancienne vie, faite d’opulence et d’honneurs. Elle découvre dans le bénévolat un moyen de s’octroyer elle même l’absolution qu’elle pense mériter.

Belle et Warren, leurs enfants, rêvent d’un destin qui, tragique ou aventureux, répondra à leurs aspirations et leurs rêves d’absolu.

Tom Quintilliani, l’agent du FBI chargé de leur protection, ses acolytes, tout un village bouffi de fierté de voir s’installer un écrivain américain, puis toute une escouade de gangsters aussi dangereux que vaniteux forment un tableau délicieux, amusant, terriblement attachant.

Un tableau plein d’humanité : une jolie réflexion sur l’orgueil, la rédemption, la nostalgie, ou encore le sens de l’honneur et de la famille se cache derrière l’histoire souvent jubilatoire et toujours pleine de justesse et de sensibilité.

Au final un roman bien sympathique !

L’avis enthousiaste de Cuné ici, et celui d’Allie qui n’a pas accroché. Je n'en ai pas trouvé d'autres mais j'en ai peut-être laissé passer...

10:25 Publié dans *Litterature Française* | Lien permanent | Commentaires (13) | |  Facebook