Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

« L’ELEGANCE DES VEUVES – ALICE FERNEY | Page d'accueil | REVE D’AMOUR – LAURENCE TARDIEU »

10/01/2008

ALABAMA SONG - GILLES LEROY

4f053521bf045ed19aed88a9f0fc076d.jpg« Montgomery, Alabama, 1918. Quand Zelda, 'Belle du Sud', rencontre le lieutenant Scott Fitzgerald, sa vie prend un tournant décisif. Lui s'est juré de devenir écrivain : le succès retentissant de son premier roman lui donne raison. Le couple devient la coqueluche du tout New York. Mais Scott et Zelda ne sont encore que des enfants : propulsés dans le feu de la vie mondaine, ils ne tardent pas à se brûler les ailes...  « 

Argent, voyages, alcool, drogue, Francis et Zelda savourent la vie, savourent l’amour. Ils sont insolents, fiers, provocants, rebelles, après le succès reçu par le premier roman de Francis.

Mais de réceptions alcoolisées en épuisements amoureux, de succès en insuccès, le feu se consume et Zelda retrouve prisonnière d’un Francis jaloux, prisonnière de son propre talent qu’elle n’arrivera pas à exprimer, prisonnière de ses démons, de ses frustrations.

C'est une femme passionnée, exaltée, écrasée par un mari dont l’ego est démesuré, et cette exaltation des sens, de la vie, de tous ses actes, la noie peu à peu dans la dépendance.

Dépendance à l’amour d’une part, car elle est étouffée par cet amour démesuré qui survivra malgré tout, malgré l’adultère, la sienne, avec un aviateur ; dépendance à la haine qu’il lui inspire en même temps ; dépendance à l’alcool et aux drogues dans lesquels elle oublie son amertume, sa solitude, son aigreur, son malheur, sa fille qui ne l’aime pas, ne lui parle pas.

Raconté à la première personne du singulier, le roman réussit à nous faire littéralement croire que nous lisons le véritable journal de Zelda Fitzgerald, et c’est là que réside le talent de Gilles Leroy. Il entrouvre une porte sur l'intimité de Zelda et réussit à nous la faire aimer. Infiniment.

De 1920 à 1940, en revenant vers 1926, 1918, nous suivons, parfois avec répulsion, toujours avec fascination et empathie le destin de Zelda, tragique, bouleversant, émouvant.

Des récits, des lettres, des conversations avec les psychiatres, des anecdotes, des souvenirs nous invitent dans les méandres de son esprit, son cœur, son âme.

Gilles Leroy termine le roman en disant : « Adieu Zelda, ce fut un honneur ».

J'ose ajouter : « Merci, Mr. Leroy, ce fut un bonheur ».

Alabama Song, Gilles Leroy. Editions Mercure de France, 190 p.

 

Les avis de Clarabel, Emeraude, Estampilles, Fashion Victim, Flo, Goelen, Karine, Sophie.

07:15 Publié dans *Litterature Française* | Lien permanent | Commentaires (14) | |  Facebook

Commentaires

J'ai bien aimé ce roman aussi, cependant il ne me laisse pas un souvenir absolument extraordinaire. J'ai envie de dire 'c'est bien, sans plus'. Ceci dit, je me souviens avoir eu du mal à écrire le billet, j'avais trouvé que tout était perturbant, puisque la vie de Zelda est perturbée, et c'est plutôt là que j'avais vu que Gilles Leroy était un bon écrivain ! (je n'ai jamais rien lu d'autres de lui)

Écrit par : Emeraude | 10/01/2008

Répondre à ce commentaire

j'avoue que je n'ai pas appprécié plus que ça cete histoire malgré l'écriture de Leroy. Je suis déçue car la vie de Zelda m'intéressait beaucoup. Mais bon ton commentaire me donnerait presque envie de le relire en me disant que j'ai loupé quelque chose. Un jour peut-être

Écrit par : goelen | 10/01/2008

Répondre à ce commentaire

Ayant lu des avis réservés, même s'ils ne sont pas totalement négatifs, sur ce roman (comme ceux d'Emeraude ou de Goelen), j'ai préféré le mettre de côté pour le moment et me le réserver pour un peu plus tard, histoire de commencer la lecture, vierge de toute "influence".

Écrit par : In Cold Blog | 10/01/2008

Répondre à ce commentaire

J'ai rencontré l'auteur qui est un homme charmant et affable, mais je n'ai toujours pas lu son roman qui est en ce moment entre les mains de mon père ! ;-)

Écrit par : Florinette | 10/01/2008

Répondre à ce commentaire

Ah celui-là il me le faut ! mais je crois que je vais commencer (esprit de contradiction) par un autre livre de l'auteur :))

Écrit par : Lily | 10/01/2008

Répondre à ce commentaire

Je l'ai lu cet automne et je l'ai bien aimé sur le coup. J'ai beaucoup apprécié la lecture et ai relu Fitzgerald avec un autre regard. Tu as parfaitement raison, on croit que c'est le véritable journal de Zelda, par endroits! Par contre, le souvenir laissé n'est pas impérissable.

Écrit par : Karine | 10/01/2008

Répondre à ce commentaire

@emeraude, goelen : je crois que tout est question de moment, et surtout de sensibilité personnelle. Les écorchées vives me touchent en général bcp (et bienvenue Goelen!)
@ tu as raison d'attendre, trop d'enthousiasme tue l'enthousiasme... en général j'attend aussi, afin d'être libérée des avis des autres
@ Florinette, Lily : vous nous direz ce que vs en avez pensé ! (et aussi ton papa; florinette, je serais curieuse de savoir comment le roman est reçu par des monsieurs plus âgés, pères de surcroît)
@karine : tu l'as lu aussi ? sinon, voir ma réponse à Emeraude et Goelen!

Écrit par : amanda | 10/01/2008

Répondre à ce commentaire

Oh moi vraiment j'ai adoré comme Amanda.... J'ai usé une boîte de kleenex en le lisant! Par contre l'image du papa de Gatsby en a pris un coup après ce livre!

Écrit par : Ori | 10/01/2008

Répondre à ce commentaire

Et ça tombe très bien puisque je viens de l'emprunter à la bibliothèque! Magnifique critique Amanda!

Écrit par : chiffonnette | 10/01/2008

Répondre à ce commentaire

Très jolie note en effet ! Nous avons été touchées pareillement à ce que je vois, bien que pour ma part j'avais un a priori négatif sur Zelda donc ce n'est pas peu dire que Leroy a réussi son pari ! Et je contresigne ta réponse à Emeraude et Goelen :)

@Ori : à quand même (pour les kleenex) !! ;) Je rigole mais j'ai été émue moi aussi, avec le ventre qui se tord...

@Flo : moi aussi, je suis intéressée par l'avis de ton papa, quel succès :)

Écrit par : Flo | 10/01/2008

Répondre à ce commentaire

@ Ori : une boite de kleenex ? Diantre!
@chiffonette : merci!
@flo : je n'avais pour ma part aucun a priori, car je ne connaissais pas bien la "légende" ni rien en fait.

Écrit par : amanda | 11/01/2008

Répondre à ce commentaire

Je ne manquerai pas de te donner l'avis de mon père ! :-)

Écrit par : Florinette | 11/01/2008

Répondre à ce commentaire

Mon père vient de le terminer, il m'a simplement dit que l'auteur a un style très particulier, assez compliqué...il a aimé, mais il est resté sur sa faim, son histoire est inachevée, il aurait bien aimé qu'il approfondisse un peu plus son sujet !
Il ne me reste plus qu'à le lire maintenant ! ;-)

Écrit par : Florinette | 30/01/2008

Répondre à ce commentaire

@merci d'avoir pensé à venir nous donner l'avis de ton papa! je pense qu'il est peut-être plus difficile pour un homme d'apprécier et d'appréhender Zelda

Écrit par : amanda | 30/01/2008

Répondre à ce commentaire