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01/02/2008

De la libre expression

C’est l’histoire de deux femmes passionnées de lecture. Elles lisent, lisent, rédigent de billets sur leurs blogs respectifs, dans lesquels elles partagent leurs coups de cœur, leurs déceptions, leurs espoirs ou désillusions.

Ces deux femmes là, je les connais depuis quelques semaines.

Il y a une chose qui m’épate, chez elles, c’est qu’elles restent quoi qu’il arrive respectueuses envers les auteurs qu’elles citent. Si elles n’aiment pas leurs livres, elles s’efforcent toujours de trouver un contrepoids à leurs critiques.

Elles acclament un livre, elles sont un déçues par un autre, mais jamais, jamais, elles ne fustigeront un auteur, ne le voueront aux gémonies parce qu’il les a ennuyées, parce qu’il est mal écrit, parce qu’il raconte n’importe quoi.

D’autres le feraient sans doute. Pas Laure ni Cuné. Jamais elles ne se permettent un commentaire irrespectueux, jamais elles n’assènent doctement leur avis comme parole d’évangile. Elles savent que d’autres peut-être, apprécieront ces lectures. Elles l’espèrent, même. Leurs lecteurs ne sont de toute façon pas des moutons qui bêleront stupidement en se lançant aveuglément dans la curie.

Alors, quand un éditeur se permet de les attaquer en traitant leurs critiques de « soupe tiédasse », moi, ça me fait hurler.

Hurler parce que l’on est sensé être des personnes adultes, raisonnables, sociables, qui savent se respecter et s’accepter.

Hurler parce ce que nous sommes des personnes qui parlons de nos passions. Dans un espace de liberté. Un espace de liberté qui nous appartient.

Ce monsieur préfère l’agressivité ? D’accord.

Monsieur, surtout ne changez pas. Restez seul avec cette rage que vous semblez si bien ruminer, mâcher, digérer et recracher.

Et regardez vous dans la glace, demain, en vous levant.

N’ayez pas peur, ce n’est que vous.

 

(et je ferme les commentaires parce que pour moi le débat est clos)

18:20 Publié dans Bric à blog | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook