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09/06/2008

La danse des obèses – Sophe Audouin-Mamikonian

obeses.jpgTout n’a pourtant pas trop mal commencé. Un serial killeur s’en prend à des obèses qu’il laisse mourir de faim avant de les torturer et les abandonner dans une mise en scène particulièrement macabre. Le capitaine Philippe Heart est chargé de l’affaire, aidé par la pédopsychiatre Elena Bartok.

Le début du roman est parvient à donner l’impression que nous sommes plongés dans un whodunit qui, à défaut d’être pleinement abouti, tiendra son lecteur en haleine pendant 300 pages. Que demander de plus quand on a envie d’une lecture facile, courte et haletante ?

Quelques scènes de crime sont particulièrement dégoûtantes, mais, serial killer souffrant d’un rapport pathologique avec la nourriture oblige, nous avons là aussi quelques recettes de cuisine particulièrement alléchantes. A tel point que j’en ai noté une, d’ailleurs.

Seulement voilà. D’une part Sophie Audouin s’est sentie obligée d’affubler ses personnages de clichés plutôt navrants. Le capitaine Heart, courageux et vénérable policier, est aussi un veuf éploré, à qui son épouse (une authentique princesse italienne) a légué une immense fortune. Il vit dans leur appartement de 1500 m², il est beau, il est jeune, et cinq ans après le décès de sa femme continue à lui parler dans leur immense appartement. Saura-t-il recommencer à vivre ?

Elena Bartok, la pédopsychiatre (dont le capitaine Heart va bien sûr tomber follement amoureux) est d’une beauté renversante. Elle aussi est immensément riche grâce à l’empire industriel de son père. Son meilleur ami est homosexuel, il fréquente le jet-set, les coiffeurs à la mode et ce cher John (entendez Galliano, s’il vous plait). Je vous fais grâce des énoncés de marques de luxe auxquels nous avons droit. Elena a été victime de tentative d'abus pendant son enfance. Saura-t-elle surmonter son aversion pour les rapports amoureux ? Saura-t-elle faire enfin confiance à un homme ?

Les victimes sont obèses, mais se chaussent tous chez un chausseur de luxe (B. si vous voulez savoir !), fréquentent les meilleurs restaurants, et sont aussi, en réalité, de très méchantes personnes, vraiment. On entend ici une histoire de trafic de bébés à peine esquissée, très peu plausible, malheureusement.

Cette façon qu'a Sophie Audouin d'insister sur les physiques renversants de ses personnages, de s'attarder sur leurs vêtements, leurs états d'âmes d'une puérilité effrayante frise le roman de gare.

D’autre part, l’intrigue ne tient plus la route dès le deuxième crime. On ne croit plus une seule seconde à la façon dont le meurtrier arrive à se débarrasser des corps, l’histoire d’amour entre le beau capitaine et la superbe psychiatre se transforme en soupe harlequinesque du plus bel effet, sans compter les incohérences de l'enquête et surtout du dénouement final que je ne saurais qualifier : navrantes, ou parfaitement risibles ?

 

L’avis de Clarabel.

Commentaires

Aucune envie de le lire, je passe ..

Écrit par : Françoise | 09/06/2008

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Ah mais on dirait un ouvrage qui va très bien caler mon armoire bancale, didon....

Écrit par : LVE | 09/06/2008

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Ma LAL va être contente: elle ne deviendra pas obèse à cause de ce livre!

Écrit par : Mireille | 09/06/2008

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Mon Dieu, ça a l'air épouvantable. De toute façon la couverture m'aurait rebutée immédiatement. Merci pour cette critique qui nous épargne une lecture à peine digne de "Biba".

Écrit par : Magda | 09/06/2008

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je note qu'il faut passer son tour. Mon polar du moment m'a tenu en haleine jusqu'à 4h du matin avant que je capitule de sommeil. J'y retourne d'ailleurs car j'ai hâte de savoir la fin...

Écrit par : goelen | 09/06/2008

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Un nouveau genre est né : la chick lit gore !!! Une chose est sûre, c'est que je n'en lirai pas ! :-)

Écrit par : Argantel | 09/06/2008

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Dommage ! Ca commençait un peu à la "Seven" et puis ça finit en eau de boudin (bon appétit) !!

Écrit par : Tamara | 09/06/2008

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Isshhhh... je pense que je vais passer mon tour! Ca semble un mélange pas très réussi d'un paquet de styles... comme un tas de restes mélangés ensemble pour faire une bouillie indigeste (ben quoi... faut rester dans le thème de la nourriture!). Dis-toi qu'au moins, tu as pu tirer une recette de ce livre!!

Écrit par : Karine | 09/06/2008

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Je passe...

Écrit par : anjelica | 09/06/2008

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Et c'est quoi comme recette ? :) (ton résumé me fait penser à un polar de Brigitte Aubert que je n'ai jamais pu finir : gore et complètement invraisemblable)

Écrit par : rose | 09/06/2008

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@françoise : passe, passe...
@LVE : ouais, tu peux aussi l'utiliser comme petit feu cet hiver pour ta cheminée;-)
@mireille : il y a d'autres douceurs qui méritent sans doute de faire grossir ta LAL:)
@magda : et pourtant, j'ai lu ce livre suite à une bonne critique ds Elle !
@goelen : lequel, lequel ? Dis !!
@argantel : chick lit gore, oui c'est un mélange des genres assez surprenant, mais que je laisse aux p'tits jeunes voulant marier émotions fortes et roucoulades !
@tamara : dommage, c'est le mot qui convient!
@karine : je crois que l'auteur a voulu tester un nouveau genre, mais n'a pas sur se débarasser des rélfexes littérature jeunesse : pour capter quand même son lectorat habituel ?
@anjelica : à bientôt donc !!
@rose : soupe de coquilles st jacques aux morilles! Je ne connais pas B. Aubert ?

Écrit par : amanda | 09/06/2008

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Tu es sûre justement que ce n'est pas un Harlequin policier? (si si ça existe, je vous assure !)

Bref, ton billet n'augmentera pas les ventes de ce livre !

Écrit par : Manu | 09/06/2008

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Je pense qu'en parlant de Brigitte Aubert, Rose faisait allusion à "La mort des neiges", roman policier que j'ai lu parce que j'avais bien aimé, du même auteur, "La mort des bois". Or, autant celui-ci n'est pas mal du tout (avec une héroïne originale)... autant "La mort des neiges" est beurk, avec un final gore grand guignolesque. Je l'avais fini, mais écoeurée et je n'ai plus rien lu de cet auteur depuis !
Pour en revenir à ton article... il donne une bonne idée de ce que vaut le bouquin, c'est-à-dire a priori pas grand chose !

Écrit par : Brize | 09/06/2008

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au moins un que je ne vais pas t'emprunter :)
il faudra me raconter la fin, que je rigole moi aussi :))

Écrit par : Stéphanie | 10/06/2008

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@manu : non ce n'est pas un Harlequin policier (et je ne pense pas avoir de l'influence sur les ventes de livre et ce n'est pas mon but !)
@brize : merci du renseignement

@stéphanie : ok (allez, juste un aperçu : le méchant tourne le dos à la pédopsy qui est suspendue la tête en bas au dessus d'un trou où il y a un feu et des avants-bras posés à coté comme si des démons sortaient de terre pour l'attirer dans le trou. Le gentil flic parle au méchant pour que le méchant n'entendent pas la pédopsy qui arrive grâce à ses abdos à se soulever, passer un de ses poignets autour de la corde pour ne pas retomber, arrive d'une main en se contorsionnant à se détâcher, tout en balançant la corde pour échapper aux flammes. Le méchant ne se rend compte de rien, pourtant il est juste à un mètre ou deux. J'oubliais : la pédopsy est nue. Et, à la toute fin, on apprendra que la pédopsy est enceinte du gentil policier, happy end !!)

Écrit par : amanda | 10/06/2008

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c'est "prédation" ,le tome 1 de la trilogie "les voies de l'ombre" de Jérôme Camut et nAthalie Hug. Ca fait du bien après tous les textes insipides que le livre de poche nous a donné à lire...

Écrit par : goelen | 10/06/2008

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Pour Brigitte Aubert, je pensais plus exactement au "Couturier de la mort", un serial killer qui tue puis recoud artistiquement des morceaux de corps différents ensemble...

Écrit par : rose | 10/06/2008

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Effectivement... :)))

Écrit par : Stéphanie | 11/06/2008

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