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05/11/2008

UN MILLIARD ET DES POUSIERES – BERTRAND LATOUR

Je suis milliardaire et je descends toujours dans les palaces. De préférence place Vendôme. The only one.

 

Où que j’aille, quelle que soit l’heure, le concierge me fournit un chauffeur, une limousine, l’un et l’autre sont à mon service, à ma disposition, j’en fais ce que je veux, où quand comment c’est moi qui décide vu que c’est moi qu’ai l’oseille. Si j’ai envie delatour.jpg fumer du shit, de sniffer, de me piquer, de picoler, de baiser, le chauffeur ne dira rien.  C’est moi qu’ai l’oseille vous dis-je. Et ce pauvre mec, avec son costard-cravate et son sourire de niais hypocrite prêt à lécher mes Berlutti pour un pourboire, il peut que rêver à tout ce qu’il n’a pas, il fera ma serpillière si je lui demande.

 

Voici l’histoire de Jules, chauffeur de son état. Limousine, smartphone, Jules travaille au bon vouloir des riches clients du palace qui l’emploie. Riches américains, putes botoxées des pays de l’Est ayant eu la bonne idée d’épouser un nouveau riche, nouveaux patrons du CAC 40, stars saupoudrées de coke, chefs d’états, tortionnaires de pays de l’Est ou japonais vuittonisés, Jules voit tout, entend tout. Son quotidien, l’univers feutré des palaces, le fric qui coule et son objectif : le pourboire. 30 euros : radin, 50 euros bof, 100 euros ça va, 500 ça roule. Jules, il veut gagner beaucoup, vite, pour pouvoir épouser sa Paula et lui faire le mioche qu’elle réclame. Gagner beaucoup, c’est beaucoup, pas un salaire de cadre minable dans un PME de province, on s’est compris, hein ?

 

Ca, c’est pour le fonds du roman : univers dépravé des fortunés, envers de la médaille très vomitif, un style qui peut être mordant parfois, voire sacrément cynique. Quelques bonnes répliques, oui. Et un chauffeur prêt à se vendre – âme et corps – pour amasser quelques miettes. Il avale toutes les pilules, même les bleues qui font décoler.

 

La forme à présent : détestable. Détestable, parce que l’humour vachard, la plume virile deviennent vite lassants et carrément vulgaires. Détestable, parce que finalement le tout est finalement d'une vacuité sans fond. Un peu ça va, beaucoup, ça révulse. Répétitif, soûlant, gonflant.

 

Mijaurée, moi ? Sans doute ! Mais les descriptions de parties fines, les partouzes tellement détaillées qu’on a l’impression d’y être et de s'y ennuyer, les apartés sibyllins du chauffeur, tout ça n’est pas ma came. Pas du tout du tout.

 

J’aurais aimé qu’il se passe autre chose que ces trajets, ces descriptions de fric, oseille, luxe et gaudrioles. Rien de plus, malheureusement. Jules conduit, Jules fait chanter, Jules s’interroge. Jules perd la tête. Jules tourne en rond autant que son roman. Le tout dans une longue logorrhée verbale aussi cynique que vulgaire.

 

Aucun intérêt, donc.

 

Un milliard et des poussières, Bertrand Latour - Hachette Littératures, 400 pages

 

On en parle chez Culture Café

 

 

 

05:24 Publié dans *Litterature Française* | Lien permanent | Commentaires (45) | |  Facebook

Commentaires

Chic, on passe !

Écrit par : cathulu | 05/11/2008

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Bon bein, ça c'est fait :-)

Écrit par : Jo Ann v. | 05/11/2008

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J'avais pourtant aimé le recueil de nouvelles de cet auteur :"Comme un beau grand slow collé", qui parlait de Montréal avec une plume vraiment intéressante. Ce roman-ci, je l'ai feuilleté, et j'ai conclu la même chose que toi mais - ouf - sans l'acheter ;o)

Écrit par : Cuné | 05/11/2008

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Beurk, je passe ..

Écrit par : Aifelle | 05/11/2008

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depuis quelques jours, je n'arrête pas d'en entendre parler mais je ne savais pas du tout ce que c'était. Maintenant que j'ai lu ton résumé, je me souviens très bien l'avoir eu entre les mains fin août, lorsqu'on la reçu à la librairie. J'étais presque tentée, uniquement parce que c'était près du milieu hôtelier... et puis non, parce que ce n'était pas le milieu hôtelier.
J'ai donc bien fait !

Écrit par : Emeraude | 05/11/2008

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Ton billet me fait sourire parce que j'ai vu hier sur un blog un commentaire de quelqu'un qui en faisait la pub, tu sais comme certains le font parfois, passant de blog en blog en laissant un mot soi-disant innocent... :))) Bref. Je passe avec joie. :)))

Écrit par : fashion | 05/11/2008

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Je rebondis au propos de fashion, car j'ai eu cette (même?) personne venir déposer un commentaire pour me vanter les mérites de ce roman ! ... Mais cela ne me tentait pas.

Écrit par : Clarabel | 05/11/2008

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Warf ! Moi aussi j'ai eu de la pub pour ce roman hier !
Bon, je passe. :D

Écrit par : Leiloona | 05/11/2008

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Bon, toi et moi on est en phase, aujourd'hui, pour ce qui est des déceptions...!
Amanda, qu'est-ce qui t'avait poussée à lire ce roman : le thème et le traitement qu'on pouvait en faire, ou bien tu en avais entendu parler de manière élogieuse ?

Écrit par : Brize | 05/11/2008

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@ cathulu : tu peux, oui ;)
@ jo ann V, Aifelle : oui :)
@ cuné : ton portefeuille ne s'en portera pas plus mal, crois moi ;)
@ emeraude : effectivement, rien à voir avec le milieu hotelier (même si ce sont des clients d'un palace, tout se passe quasiment ds la limousine, ou au bois, ou ds des restos...)
@ fashion, clarabel, leiloona :il y a eu des commentaires ici et là, j'ai vu ça :)
@ brize : j'avais vu l'émission où Ali Badou en disait du bien. En fait, il l'a donné à CRocquencourt en disant que ça lui plairait. J'aurais dû réfléchir avant de l'emprunter:)

Écrit par : amanda | 05/11/2008

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Brrrrrr... déjà quand ça parle juste d'argent ou de matériel, ça me tape royalement sur les nerfs (j,ai abandonné l'accro du shopping pour ça, c'est tout dire)... si en plus c'est mal écrit, je passe résolument mon tour!!!

Écrit par : Karine :) | 05/11/2008

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La pub m'a oublié...

Ce bouquin doit être la resucée d'un blog particulièrement corrosif que l'auteur avait tenu, où il exposait ses chroniques de chauffeur. Certes, les pourboires qu'il annonce sont particulièrement délirants; mais il lui est aussi arrivé de devoir déjeuner de quatre macaronis et une tranche de fromage transparente cachant misérablement un cinquième macaroni.

Je garde cette référence sous le coude parce que j'avais bien aimé le blog, aujourd'hui disparu (ou remplacé par des textes en vietnamien, si si!) - peut-être quand ça sortira en poche.

Écrit par : Daniel Fattore | 05/11/2008

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Merci, merci pour ma PAL. Je l'avais repéré, hésité... merci ;-)

Écrit par : Michel | 05/11/2008

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@karine : je pense que de toute façon ça n'est pas du tout ton style (l'accro du shopping ? je te comprends :))
@ daniel : je n'ai pas connu le blog. Comme quoi, on ne fait pas forcément un bon livre juste à partir d'articles de blogs ;)
@ michel :je t'en prie :)

Écrit par : amanda | 06/11/2008

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Exact Fashion : la soi-disant personne bienveillante à l'égard de ce chef d'oeuvre est également passée chez moi. L'an dernier, cette personne, se faisait appeler Marie.Elle faisait la pub pour son blg qui a donné lieu à ce livre...

Écrit par : Anne-Sophie | 06/11/2008

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dommage, j'ai entendu l'auteur en interview à la radio et cela m'avait donné envie

Écrit par : Stéphanie | 06/11/2008

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Chouette, à ne pas noter ... cela laisse un peu respirer ma LAL !

Écrit par : Joelle | 08/11/2008

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@anne-sophie : c'est agançant la pub déguisée... même si je comprends qu'un auteur essaye de se faire connaître :)
@ stéphanie : dommage, oui;)
@ joelle : ;))

Écrit par : amanda | 09/11/2008

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Chouette, un livre à ne pas noter ! ;-)
(Oui, je sais, c'est déplorable d'en arriver là... mais mes livres, juste derrière moi, veillent au grain et surveillent toutes mes éventuelles futures envie de lectures.)

Écrit par : Caro[line] | 11/11/2008

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@ caro[line] : ah bah tu vois, deux non notés ;)

Écrit par : amanda | 11/11/2008

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DROIT DE RÉPONSE D’UN ÉCRIVAIN À LA BLOGOSPHÈRE

Amanda, ma dinde adorée,

Une copine vient de me faire parvenir votre critique de mon roman, Un Milliard Et Des Poussières, parue sur votre blog (http://amandameyre.hautetfort.com/archive/2008/11/05/un-milliard-et-des-pousieres-%E2%80%93-bertrand-latour.html).

Bon, votre blog qu’à l'instant, j’ai parcouru en long, en large et en travers, je ne suis pas fan. Ca y caquète, ça y caquète, mais, hormis quelques plumes tombées du croupion, que reste-t-il de toute cette voletante hystérie que vous y déployez quasi quotidiennement ? Pas grand-chose. Vanitas vanitatum…

En revanche, votre critique de mon roman, il n’y a rien à enlever. J’ai adoré. Tout simplement parce qu’elle prouve qu’Un Milliard Et Des Poussières vous a mis la tête à l’envers. Quelle plus belle victoire souhaiter à un artiste ?

Au début, votre papier est plutôt positif, pour ne pas dire carrément alléchant. Vous résumez mon livre avec un tel entrain et un tel talent que, pour mon prochain roman, je projette déjà de faire appel à vos services afin que vous en rédigiez la quatrième de couverture (je suis sérieux, en plus).

Puis, soudain, vers le milieu, c'est-à-dire le quatrième paragraphe, vous vous laissez emporter par quelque inexplicable colère venue d'on ne sait où. En témoigne ce « détestable » en gras. « Le tout est finalement d'une vacuité sans fond. Un peu ça va, beaucoup, ça révulse » poursuivez-vous au sujet de mon livre. Là, faudra que vous nous expliquiez comment une stakhanoviste de la lecture comme vous, qui n’a pas une seconde à perdre avec des bouses que de surcroît son œil expert repère immédiatement, n’a-t-elle pas lâché un tel livre « détestable » d’une telle « vacuité » ?... De trois choses l'une : ou bien vous mentez (ce que je ne crois pas) et ne m'avez pas lu ; ou bien vous êtes une cinglée de masochiste (ce que je ne crois pas non plus) qui prend plaisir à s'envoyer des romans comme le mien que vous qualifiez de « vulgaire », « cynique », « vomitif », « répétitif, soûlant, gonflant » ; ou bien vous ne voulez pas grandir (ce que je crois) comme il y a des enfants qui refusent de quitter le monde de Martine, celui d'Harry Potter. Amanda, vous êtes une grande fille maintenant, il faut accepter le fait que le père Noël n'existe pas et qu'une librairie n'est pas Disneyland. Oui, Amanda, le père Noël est mort et, nous aussi, on va tous mourir et, par-dessus le marché, dans l'attente, on doit vivre dans une vaste ploutocratie où, je le déplore autant que vous, beaucoup trop de choses s'achètent et se vendent. C'est ainsi, ma chère enfant, ainsi depuis la Grèce, l'Égypte, la Bible et même depuis les cavernes et, si vous avez une réclamation à adresser, c'est pas à moi. Vous confondriez le message et le messager.

Pourtant, c’est exactement la grossière confusion que vous faites. Ce qui d’ailleurs vous conduit à vous contredire tout du long jusqu’à cette surprenante implosion finale lorsque vous concluez que mon livre n’a « aucun intérêt ». Impossible. Un livre qui n’a « aucun intérêt » est toujours sans effet sur son lecteur. Or, mon livre a eu énormément d’effet sur vous au point que de me lire vous soit devenu insupportable. Mais, ce qui est incroyable, c’est que vous avez quand même continué de me lire. Ah, ah, tiens, tiens... Parce qu’une fois qu’Un Milliard Et Des Poussières vous a prise aux tripes, on le lâche pas comme ça, ma belle. Parce qu’Un Milliard Et Des Poussières est de ces livres qui vous ouvrent grand les portes du monde réel dont une des facettes est le microcosme doré et peu reluisant, feutré et ultraviolent que constituent ces palaces où descendent les stars et les milliardaires. Est-ce parce que je connais moi-même si bien ce microcosme-là (pour financer mes écrits, j’ai été un an chauffeur d’un palace sis devant une grande place à Paris) que mon livre, criant de vérité, vous a sauté à la gueule ? Sans doute. Il doit aussi y avoir un peu beaucoup de talent narratif et stylistique là-dessous, vous pensez pas ? Fatalement.

Essayant de comprendre pourquoi tant de haine, j’ai passé en revue les auteurs que vous encensez sur votre blog (ne parlons pas de gens comme Jane Austen ou Jean Echenoz, comment ne pas les encenser ?) et, bingo, j’ai compris, compris où vous en étiez en littérature. En gros, Oui-Oui Fait Du Ski. Mon analyse à moi est que vous êtes tellement sclérosée, si dramatiquement coinçouille qu’inconsciemment, vous avez d’emblée préféré considérer comme de la « vacuité sans fond » ce qui – horreur, malheur ! – vous a profondément déstabilisée. Résumons : c’est tout bête, Amanda, vous avez lu Bertrand Latour et ça vous a défrisée de la tête aux pieds. Encore une fois : quelle plus belle victoire souhaiter à un artiste ?

Cela dit, il est d’autant plus dommage que, littérairement parlant, nous soyons aux antipodes, que je trouve que vous êtes une chic fille. En effet, vous avez eu l'honnêteté de ne pas supprimer les commentaires de votre critique qui m'étaient favorables, des trucs comme « j'avais pourtant aimé le recueil de nouvelles de [Bertrand Latour], Comme Un Beau Grand Slow Collé, qui parlait de Montréal avec une plume vraiment intéressante ». Un point pour vous. Un bon point également pour le blog Culture Café auquel vous renvoyez, qui a pareillement descendu en flammes mon roman mais qui a pareillement eu l'honnêteté de ne pas supprimer les commentaires qui m’étaient favorables (http://www.culture-cafe.net/archive/2008/08/24/un-milliard-et-des-poussieres-surtout-des-poussieres.html#more). C'est que, ne vous déplaise, je viens de publier mon troisième livre et je commence à avoir des fans, qui m'écrivent, me soutiennent, me défendent, des passionnés de littérature qui aiment ma prose et vomissent les tartines de bons sentiments ou les soporifiques thrillerades que vous portez aux nues. Maintenant, si des fans d'un auteur signalant la sortie de son nouvel ouvrage dans deux ou trois blogs suffit à vous faire grimper aux rideaux, moi, je dis que votre existence doit être bien excitante. Avez-vous pensé à en tirer un roman ?

Pour revenir à ce Jean Echenoz que vous admirez tant, cet Echenoz si intègre, si reclus, vous le voyez, vous, se bouger pour qu’un écrivain aussi « détestable » que moi soit publié suite à une nouvelle que, depuis le Canada, je lui avais envoyée par la poste chez son éditeur à Paris, telle une bouteille à la mer ?... Rubinstein, patron de Denoel, mon premier éditeur, a fini par m’avouer qu’en vingt ans, Echenoz lui avait recommandé deux écrivains : un premier que Rubinstein n’a pas publié, un second que Rubinstein a publié. Le second, c’est moi. Moi, le « détestable ».

Pour celles de vos lectrices qui, malgré tout ce beaucoup de bruit pour rien, voudront donner sa chance à mon bouquin en passant outre à votre avis, souffrez que je leur communique l'adresse de mon site : www.bertrandlatour.com. Elles y verront notamment qu’il se trouve des journalistes de presse, de télé, de radio pour parler d’Un Milliard Et Des Poussières en ces termes : « fascinant », « roman virtuose », « se lit à toute allure », « dans la droite ligne d'écrivains américains comme Bukowski ou John Fante », « un régal », « aventure homérique », « une formidable matière romanesque », « Pour arriver à ça, il faut du style. Latour en a. ». Latour, moi, le « détestable ».

En tout cas, Amanda, ma dinde adorée, moi, je ne vous déteste pas. La preuve ? Thanksgiving est dans quelques jours et, je vous le promets, je mangerai du poisson.

Allez, va, je vous baise le front tendrement,

Bertrand

Écrit par : Bertrand Latour | 24/11/2008

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Il n'y a aucune agressivité dans le billet d'Amanda, ce n'est pas le cas de votre réponse. Le procédé consistant à en inonder les autres blogs est désagréable. Vous n'êtes pas le premier à ne pas supporter que des lectrices n'aiment pas un de vos livres et le dise, d'autres pourtant ont eu plus d'élégance pour l'exprimer.

Écrit par : Cuné | 24/11/2008

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*disent

Écrit par : Cuné | 24/11/2008

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J'ai eu le même commentaire chez moi... Ainsi donc nous le recevons tous ? Bravo, monsieur Latour ! Quelle belle tactique !

Écrit par : Caro[line] | 24/11/2008

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Je trouve effectivement le procédé un peu violent. Et la liberté de ne pas aimer un roman et de le dire, elle est où ?

Écrit par : Alwenn | 24/11/2008

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Incroyable ce genre de réaction. Il dit qu'il a eu de bons retours de son livre, alors pourquoi se plaindre... c'est une réaction très naïve. Même les très bons livres ont leurs quotas de mauvaises notes. On ne peut pas tout aimer non plus !

Écrit par : Laetitia la liseuse | 24/11/2008

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Je me disais bien que c'était bizarre que je reçoive ce "droit de réponse" et maintenant, je comprends. Ah...

Écrit par : Jo Ann v. | 24/11/2008

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Reçu aussi ! Mais aussitôt supprimé... car insultant et déplacé.
Bizzz Amanda !

Écrit par : Clarabel | 24/11/2008

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Et bien, quelle ouverture d'esprit!! On ne peut donc pas ne pas aimer les oeuvres de M. Latour si j'ai bien compris!

Écrit par : chiffonnette | 24/11/2008

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Non mais il plaisante, non ? Non ?
Comment peut-on écrire une chose pareille ?
Je suis sidérée. Réellement.
Je vais me contenter de lire des auteurs morts, moi.

Écrit par : erzébeth | 24/11/2008

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Inondé également... je lui ai fait une courte réponse, disant en substance que sa réaction ne m'est pas adressée... et que la maîtresse de céans fait un travail que je respecte.

Je verrai ce que je ferai avec ce message qui ne m'est pas adressé.

Écrit par : Daniel Fattore | 24/11/2008

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Via le blog de Karine, je découvre toute cette polémique! Sans doute ce monsieur a-t-il répondu aussi violemment parce que l'image qu'il a de lui-même a été écornée. Bien sûr, il ne faut jamais oublier que nous ne mettons que des avis et non des sentences mais je trouve cette réaction disproportionnée... Bien à toi :)

Écrit par : Lune de pluie | 24/11/2008

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Également reçu et vite jeté, non mais pour qui il se prend, sa réaction me sidère !!
Bonne soirée Amanda, bisous !

Écrit par : Florinette | 24/11/2008

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Je suis partagée entre la stupéfaction et le rire devant tant de grossièreté de la part de ce monsieur. Il faut vraiment avoir un ego malmené pour ne pas accepter les critiques. Une chose est sûre : je ne le lirai pas...

Écrit par : fashion | 25/11/2008

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Reçu aussi et supprimé dans la foulée. Si ce "monsieur" (car peut-on l'appeler ainsi ?) n'est pas capable de comprendre que tout le monde a le droit de penser ce qu'il veut, c'est qu'il doit avoir sérieusement besoin d'une éducation.

Et son flooding des blogs avec sa réponse est bien la preuve qu'il ne se sent pas aussi sur de lui qu'il le prétend dans son commentaire !

En tout cas, on n'est pas des innocentes et on sait très bien comment le monde tourne et ce qu'il se passe dans certains milieux. Maintenant, de là à vouloir en lire 400 pages dessus (au cas où on n'aurait pas compris la première fois) n'est pas forcément une obligation ni une envie ;)

Bises, Amanda !

Écrit par : Joelle | 25/11/2008

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Eh bien, ça « caquète » fort par ici…

Bon, d’abord à tous : merci de voler à mon secours, ceci dit je ne me sens pas « attaquée » ;)

Sinon, cher Bertrand, si j’ai froissé votre sensibilité d’"artiste", vous m’en voyez navrée. Vraiment. Mais je suis sûre que vous vous en remettrez très vite.

Ps : Donc, si je comprends bien, à part Austen et Echenoz, tous les auteurs dont j’ai parlé ici écrivent des « daubes », c’est ça ?

Pps : A part ça, vous payez combien, pour la 4ème de couverture ? ;)

Ppps : Pour Thanksgiving, vous avez tort. La dinde, c’est excellent.

Écrit par : amanda | 25/11/2008

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Mieux vaut en rire...

Le procédé du "copier-coller", n'eût-il pu se douter quand, dans un "réseau", ça se verrait-saurait très vite?
Et à part ça, il est où, le propre blog de Monsieur Bertrand Latour?
Parce que c'est vrai, je serais ravi de pouvoir lire les "critiques" qu'il rédigerait des innombrables autres livres que le(s) sien(s) qu'il doit passer son temps à lire...

Écrit par : ta d loi du cine | 25/11/2008

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Et dire que j'avais faillit manquer ta critique, heureusement l'inondation des copies de la réponse de l'auteur sur tous les blogs que je fréquente vient de réparer ça... hihi c'est dingue ce truc !

Écrit par : yueyin | 26/11/2008

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Même commentaire chez moi... drôle de procédé... je l'ai laissé pour ne pas que monsieur se sente brimé... mais bon, je suis vraiment heu... disons étonnée par ce procédé!!!

Écrit par : Karine :) | 27/11/2008

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Hey, Amanda & cie, à moi de m'étonner de votre étonnement. Quoi, un type qui a sué sang et eau sur un bouquin devrait tendre l'autre joue à celle qui lui administre la mandale ? Quoi de plus naturel que de répondre aux critiques, surtout lorsque celles-ci relèvent de l'ultra-light ultra tendance ces derniers temps ? J'aime pas passke j'aime pas, alors je me paye le type parce que c'est si facile derrière son clavier, le type n'est pas de chair ni d'os, il est virtuel, le virtuel, ça encaisse, c'est comme un sac. Mais non, désolé, derrière tout ça il y a un être humain qui a une haute opinion de la littérature, qui s'est mis en danger pour ce luxe terrifiant qu'est l'écriture, et cela, au moins, mérite le respect. Quant au livre, vous parlez de forme, mais comment avez-vous pu passer à côté d'un tel styliste, vous en connaissez beaucoup des auteurs français contemporains qui ont une telle maîtrise de la langue, qui la réinventent, la triturent, la malaxent à l'instar de Bertrand Latour ? Quant au fond, décrire n'est pas cautionner, mettez-vous ça dans le crâne, on ne fait pas de littérature avec de bons sentiments. Bref, pour ma part je conseille FORTEMENT "Un milliard et des poussières", Bertrand Latour est tout simplement le futur de la littérature en langue française.

Écrit par : Richard Tabbi | 27/11/2008

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Serions-nous donc condamnés à la critique positives ? Ne pas aimer, c'est devoir se taire pour faire plaisir ? Je ne suis pas d'accord.

Écrit par : Laetitia la liseuse | 27/11/2008

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Plutôt sympa un auteur qui ose publiquement montrer que la critique le touche, maladroit dans la forme mais sympa ! Jamais lu Latour, cela m'incite.

Écrit par : Lilou | 29/11/2008

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Tant qu'à manier les mots autant savoir le faire. Passons sur les insultes à votre endroit Amanda et l'admiration que M. Latour s'accorde humblement, chacun ses faiblesses. Mais je voudrai dire à celle qui tient ce blog avec talent qu'il est une règle journalistique que je trouve juste: pas de "Droit de réponse" en matière de critique! La justice l'a maintes fois souligné. Cela peut être douloureux mais c'est ainsi. Sinon on serait assailli de poulets dans ce genre.

Écrit par : C. Sauvage | 29/11/2008

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Amanda, vous avez de l'influence et je vous en félicite! Voyez le mal que se donne cet homme pour vous démolir et la longueur du texte qu'il a commis! Extraordinaire!

Nous sommes condamnées à la critique positive, c'est vrai, mais uniquement pour les auteurs peu ou mal connus, et encore vivants. Si l'on fait un billet négatif sur Houellebec, ce n'est qu'un exemple, il n'en aura rien à fiche.

Écrit par : dominique | 29/11/2008

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Bien d'accord avec vous Richard ! Je le reconnais, je ne suis pas complètement objective : Bertrand Latour est un auteur que je suis depuis son premier livre (un recueil de nouvelles hilarantes), je suis folle de ce qu'il écrit et en particulier son petit dernier qu'Amanda, on l'a bien compris, vous n'avez pas aimé. C'est tout à fait votre droit de ne pas aimer un auteur, et même de le traîner dans la boue. Mais pourquoi alors n’aurait-il pas le droit de répondre, et sur le même ton encore ? Je pensais que c’était le principal progrès du débat sur internet par rapport aux journaux de papa : tout le monde a la parole, ce n’est plus uniquement, comme disait Coluche, les « milieux autorisés qui s’autorisent »…

Écrit par : aline | 30/11/2008

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