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31/12/2008

2008, année blogguesque...

Après mes coups de cœur ou mes déceptions de lectrice, voici les faits et gestes qui ont marqué ma vie de bloggueuse cette année. Des rencontres, des échanges, des prix littéraires, des regrets et des sourires…

 

 

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06:44 Publié dans Bric à blog | Lien permanent | Commentaires (40) | |  Facebook

30/12/2008

AUSTRALIA - Baz Luhrmann

australia.jpgHugh Jackman a une plastique impressionnante.

 

Hugh Jackman a des pectoraux superbes.

 

Hugh Jackman est beau comme un sauvage indomptable. Beau et fier comme Reth Butler. Hugh Jackman est un homme objet.

 

 

 

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06:54 Publié dans *Séance pop corn* | Lien permanent | Commentaires (26) | |  Facebook

29/12/2008

MELANINE – DANIEL CARTON

Dans un futur pas si lointain (on apprendra avec regret la mort de Paul Mc Cartney à l’âge de 90 ans), la population mondiale est melanine.jpgvictime d’une étonnante épidémie : les chercheurs évoquent une nouvelle grippe espagnole, une peste noire, les morts se comptent pas millions. Par millions, sauf au sein de la population noire où l’on ne déplore aucun décès. Julius Gueye, chercheur émérite de l’Institut Pasteur, originaire du Sénégal, tente de trouver un remède pour enrayer la pandémie.

 

Plongée de ce « thriller » en espérant égrener quelques heures rapidement, je me suis rapidement ennuyée. Le style narratif est purement descriptif et sans relief, il m’a manqué un rythme plus effréné, un je ne sais quoi de trépident.

 

Le roman commence alors que la mystérieuse pandémie se répand déjà : j’aurais préféré la découverte d’un premier cas clinique, assister aux premières inquiétudes des chercheurs, une description plus apocalyptique de ses symptômes et conséquences (on apprendra uniquement que la maladie se déclare par une intense fatigue et conduit à la mort du patient). Le mesures prises pour bâillonner la presse et éviter la propagation de fausses rumeurs m’ont paru incohérentes : on supprime les blogs mais le lecteur constatera quelques pages plus tard que les forums sont toujours actifs. D’autres invraisemblances (on supprime les transports en commun, puis on incite les populations à prendre le train pour aller au bord de la mer, l’action se passe dans un futur proche mais les chinois ont déjà marché sur Mars et bientôt sur Mercure) m’ont interpellée.

 

Quant au dénouement, je l’ai trouvé, comment dire…. risible. Mais bon, très dans le ton « agathe clery » du moment…

 

Déception pour moi donc, mais je laisse les volontaires se faire leur propre opinion.

 

Cuné, elle, s’est laissée prendre au jeu. Vous aimerez peut-être ?

 

 

Mélanine, Daniel Carton – Fayard 331 pages

 

 

23/12/2008

Prix de saison

 

L’époque est aux remises de prix, aux déclarations, aux tableaux d’honneurs, aux remises de légions, à l’ouverture de cadeaux et autres bilans blogguesques ici ou là…

 

 

Le sujet est tentant et me voici donc en pleine réflexion sur le sujet. Qui ai-je aimé ? Qui ai-je détesté ? Qui m’a transportée, enlevée, ravie, dégoûtée, amusée, renversée, pliée, bidonnée ? Qui a rendu mes soirées frétillantes, époustouflées, tristes ou amères ?

 

 

Voici donc mon bilan d’une année de lecture.

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22/12/2008

LA CHAMBRE AUX ECHOS – RICHARD POWERS

« Je ne suis Personneechos.jpg

mais ce Soir sur la North Line

DIEU me conduit jusqu’à toi

pour que tu puisses Vivre

et ramener quelqu’un d’autre. »

 

Ce billet est trouvé posé près de Mark, après que ce dernier ait été opéré suite à un accident de voiture. Qui l’a déposé ? Que s’est-il passé ? Comment son camion a-t-il basculé dans le fossé, laissant Mark dans le coma ?

 

Quand Mark se réveille, il n’est plus le même. Syndrome de Capgras. Il reconnaît sa sœur, mais ce n’est pas elle. Cette femme est une imitation, une imposture, un robot. Envoyée là pour l’épier, l’espionner. Paranoïa, délire, incapacité à accepter la réalité, déformée par son cerveau atteint. Karine, déboussolée, perdue, fait appel à Gérald Weber, un célèbre neurochirurgien connu pour ses travaux.

 

Huit jours pour lire ce roman. Huit jours pendant lesquels j’ai peiné, mais jamais souffert.

 

Peiné parce que le roman est dense, touffu, ardu. Jamais souffert parce que j’ai plongé dans ces 470 pages, ai accompagné ses personnages sans jamais songer à leur fausser compagnie ou les laisser se débrouiller entre eux. Besoin de faire des pauses, mais nécessité d’y retourner.

 

Mark et ses délires et obsessions, à la fois crispantes et fascinantes.

Karin et son dévouement teinté de culpabilité.

Weber et ses doutes, son incapacité à mettre de la distance entre lui et ce patient.

 

Le tout est difficile, donc. Difficile parce que le vocabulaire est souvent technique, parce que le descriptions du cerveau et de ses connexions rendent parfois le récit laborieux, qu’il faut se concentrer. On est en immersion dans les méandres de l’esprit, attentif, fasciné. A la fois capté et happé.

 

Happé par l’observation d’une paisible et petite bourgade perdue dans le Nebraska, où les grues font halte pendant leur migration. Seule attraction touristique dans ce coin paumé des Etats-Unis. Happé par ses habitants, si loin des grandes villes, où le travail est rare et les loisirs réduits. Happé par l’observation des grues et de leur migration (très belles pages), et de l’attitude de l’homme, destructeur et cynique, de son incapacité à protéger la nature, l’eau : intérêts pécuniaires avant tout. Happé par l’introspection de Weber et ses réflexion sur la science et la pratique scientifique. Happé par l’évolution des personnages, leurs doutes, leurs craintes, leurs peurs et leurs hésitations. Happé par les descriptions des processus neurologiques, des introspections des personnages. Interpellé, forcément, plus d'une fois.  Pourquoi et comment agissons nous ? Par quels réflexes, pulsions, où se situe la part d'inconscient, comment notre conscience est-elle dirigée ?

 

Un roman touffu, donc, certainement complexe, mais, au final, que je qualifierai de remarquable dans sa construction. Difficile, mais accessible, les personnages et l'histoire étant tout à fait attachants.

 

A lire en faisant des pauses sous peine d’asphyxie, mais, définitivement, à lire.

 

 

 

La Chambre aux échos, Richard Powers - Éd. Cherche-Midi, 470 pages

 

 Les avis de Cuné, Clochette, Anna Blume

 

 

 

06:47 Publié dans *Litterature Anglo-saxonne* | Lien permanent | Commentaires (11) | |  Facebook

21/12/2008

Si tu manges un citron sans faire de grimaces – Sergi Pàmies

Nous sommes tous les héros potentiels d’un recueil de nouvelles. Nous, et les autres. Les héros du quotidien, les héros des jours qui passent, qui se ressemblent ou pas. Ici, pas de super-héros, ou de super-aventure. citron.jpg

 

On y croise un homme-sans-histoires qui meurt et s’aperçoit qu’au final sa famille est bien plus heureuse sans lui, des parents modèles qui découvrent que leur fille modèle veut tellement ressembler aux ados modèles qu’elle les supplie de divorcer (et ils le feront), un homme seul qui envoie des enveloppes vides à des inconnus.

 

On y croise un auteur qui s’interroge sur la mort, un auteur qui se demande pourquoi cette femme couche avec lui,  un bonhomme qui n’aime pas ses voisins mais se demande pourquoi ils ne l’aiment pas…

 

 

Des héros du quotidien, donc, des gens banals, des personnes sans histoire, ou si peu, ou si peu intéressantes. Voilà que ce raconte Sergi Pàmies, avec un humour doux amer, avec le recul et la maturité de celui qui observe et ne juge pas, qui éclaire simplement le temps d’un instant des instantanés de vie, qui entrouvre des portes et les referme, le tout avec un joli talent de conteur.

 

Un tout petit livre, qui se déguste rapidement, s’oubliera peut-être aussi rapidement, mais nous fait passer un très agréable moment.

 

 

Si tu manges un citron sans faire de grimaces, Sergi Pàmies – Editions Jacqueline Chambon (ed.associés Actes Sud) 120 pages

 

 

Les avis de Cathulu et Lau.

06:45 Publié dans *Littérature Espagnole*, *Nouvelles* | Lien permanent | Commentaires (8) | |  Facebook

18/12/2008

PERETTE, FEMME DU MONDE

Perette, un beau matin de décembre, s’en alla avec grâce vers les grands magasins, décidée à boucler à l’avance ses achats de Noël. Prudemment munie d’une liste des personnes qu’elle voulait gâter, elle n’oublia cependant pas le chèque cadeau qu’une marque de prêt-à-porter lui avait envoyé. Elle en profiterait pour s’offrir un petit quelque chose.

Perette commença par se rendre au magasin de jouets le plus proche. Affolée de voir de si bon matin une horde déjà grondante de mamans affairées, elle se dirigea vers la librairie.

Ici aussi, les rayons étaient pris d’assaut et la file interminable qui s’allongeait devant les caisses incita Perette à rebrousser chemin.

 

Elle se dit que le mieux serait d’aller choisir avant tout SON petit cadeau et se dirigea vers le magasin de prêt-à-porter.

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13:34 Publié dans Brune dehors blonde dedans | Lien permanent | Commentaires (20) | |  Facebook

17/12/2008

LE PREMIER PRINCIPE LE SECOND PRINCIPE – SERGE BRAMLY

Le premier principe, c’est l’entropie : tout corps de refroidit au contact d’un corps froid.bramly.jpg

Le second, c’est quand dans un système clos, le désordre va en augmentant.

 

Les éléments concernés par ces principes ? Une princesse, un paparazzi, un ministre, un marchand d’armes, un conseiller financier, un agent des renseignements, dont les destins a priori tout à fait distincts vont se heurter.

 

Prenant pour toile de fond la France dans les années Mitterand, Serge Bramly propose ici un très bon roman, davantage roman d’espionnage que romanesque d’ailleurs, où les différentes pièces d’un puzzle vont s’associer sous nos yeux.

 

Dans la première partie, nous suivons Max Jameson, le paparazzi. Ami d’un ancien ministre, Jameson est prêt à tout pour obtenir LE scoop. Son ambition le mènera dans les coulisses de l’Elysée, à Gstaad, Saint Tropez. Prêt à tout, même à enregistrer les conversations qu’il surprend sur un petit dictaphone. Et, de fil en aiguille, d’événements en circonstances, Serge Bramly tisse la toile d’un thriller exemplaire.

 

Dans la deuxième partie, c’est un agent de la DGSE qui se voit chargé de remonter la piste d’un ancien agent déserteur. De document en archive secrète, l’agent remontera la mécanique d’une suite de circonstances et d’enchaînements qui ont mené au pire…

 

La construction est très réussie (tous les éléments s’assemblent inexorablement et viennent éclairer chaque zone d’ombre au bon moment), l’histoire contient suffisamment d’éléments identifiables (même si aucun nom n’est jamais cité) pour que le lecteur ancre les événements dans son propre vécu de l’Histoire. Le tout est impeccablement mené, la narration maîtrisée, l’intérêt du lecteur croissant au fil des pages.

 

Ne cherchez pas là un énième roman jouant avec le voyeurisme qui pousse le quidam à venir trouver là de quoi abreuver sa soif de sensationnalisme ou de révélations fracassantes. Ici, tout n’est que jeu, invention, création. Les événements de l’Histoire servent au romancier et lui offrent le matériau de base. Rien de plus.

 

Rien n’est vrai, tout est vrai, dit Serge Bramly en exergue.

 

Voyons y surtout l’excellent exercice d’un écrivain qui a puisé dans l’Histoire les ingrédients d’un roman, qui les malaxe, les pétrit, les enfourne et sert au lecteur un roman qui se déguste avec félicité.

 

Lu dans le cadre du Prix des Lectrices ELLE, catégorie Roman

(mais il aurait aussi bien pu concourir dans la catégorie Policiers)

 

 

Le premier principe, le second principe, Serge Bramly. Ed. JC Lattès, 614 pages

 

 

15/12/2008

BURN AFTER READING – Joel & Ethan Coen

Que se passe-t-il quand un analyste de la CIA se fait virer, que les mémoires qu’il a décidé d’écrire disparaissent subitement, burn.jpgqu’elles tombent entre les mains d’une employé de club de gym prête à tout pour se faire dégraisser par le meilleur chirurgien esthétique ?

 

Quand un flic baiseur et lâche trompe sa femme plus souvent qu’à son tour, que l’employée décide de faire chanter l’analyste avec l’aide d’un collègue tout à fait con ? Que la CiA y perd son latin et que tout part en vrille ?

 

Il ne se passe pas grand-chose, en fait, et c’est là que le bât blesse. Le scénario est bâclé, rien n’est plausible. Je sais, nous sommes chez les frères Coen et ce n’est pas sensé être forcément plausible. Mais l’humour, même présent, est trop parsemé pour me satisfaire. Quelques bonnes situations, loufoques et tordues comme on les aime, mais le tout ne suffit pas.

 

Question interprétation, George Clooney, en policier poltron n’y est pas sensationnel, John Malkovitch est trop peu vu.

 

dormand pitt.jpgY aller pour Brad Pitt assez bon en crétin imbécile bas du plafond, ou Frances McDormand, elle, absolument parfaite, voire jubilatoire en vieille fille prête à tout pour se payer sa renaissance via une refonte intégrale de son corps. Ou pour les plans et cette façon de filmer si particulière aux frères Coen, si délicieuse, ces plans, ces clins d'oeils, cet oeil qui n'appartient qu'à eux.

 

Ou préférer revoir O’Brother.

12/12/2008

DOPE - SARA GRAN

dope.jpgJoséphine est clean depuis deux ans. Deux ans sans dope, deux ans à lutter contre le manque, l’envie, le besoin. Fini les trips, les passes ici et là pour payer ses doses, fini.

Pour survivre, elle pique ici et là dans les magasins un bracelet, un collier, qu’elle revend. Jusqu’au jour où un couple de riche New Yorkais lui demande de retrouver leur fille camée. Mille dollars d’avance, mille après. Comment refuser ? Joséphine se lance sur les traces de Nadine dans les bas-fonds de New York. Qu’elle connaît comme sa poche. Le problème, c’est qu’un dealer est retrouvé assassiné, et que Joséphine est très vite désignée coupable idéale.

 

Voici les bases d’un polar auxquelles rien ne manque pour être solides : univers glauque, une ex-camée repentie, une sombre affaire de règlement de comptes entre dealers, une machination, des meurtres…

 

Mais que sont les bases d’un bon policier si le traitement de celui-ci est tout à fait bancal ? Le style est plat, sans aucun relief et d’une monotonie lénifiante.

 

La crédibilité de l’héroïne me laisse très dubitative : ancienne droguée, ex femme d’un dealer, Joséphine a trente-six ans et l’air d’en avoir vingt-deux. Elle semble réussir à pénétrer les cercles fermés des riches new-yorkais sans que ceux-ci s’interrogent sur sa légitimité (ancienne école huppée de Nadine ou personne ne lui demande pourquoi elle recherche la jeune fille, riche avocat dont les secrétaires successives lui ouvrent la porte sans « barrage », …). De même, cette jeune femme de trente-six ans, qui a certes grandi dans Hell’s Kitchen, le quartier maudit, n’a jamais vu de télévision « à part dans les magasins » . « C’était incroyable, comme au cinéma, là, dans sa maison, à part que l’image était réduite et floue… ») : cette anecdote n’apporte rien et enlève beaucoup de crédibilité au personnage.

 

Alors oui, dès que les recherches de Joséphine évoluent et que l’on comprend qu’elle est elle-même manipulée, on continue à lire, pour savoir et comprendre. Curiosité donc.

 

Curiosité qui sera certes satisfaite à la fin du livre, mais encore une fois malheureusement déçue : le dénouement, ici aussi, semble tiré par les cheveux, téléphoné et trop peu crédible.

 

Mauvaise pioche, donc. Dommage.

 

 

DOPE, Sara Gran, Editions Sonatine, 213 pages

 

 

Lu dans le cadre du Prix des Lectrices ELLE 2009, Catégorie Policiers

Le bookomaton n'est pas du même avis que moi ! Anna Blume et Antigone et Annie ont aussi été déçues.