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15/04/2009

L’ARBRE D’EBENE – FADELA HEBBADJ

Nasser a six ans quand lui et sa mère quittent le Mali pour entrer clandestinement en France. Le voyage en pirogue, les squats, hebbadj.jpgles traques de la police, les expulsions, Nasser raconte, avec ses mots d’enfant qui apprend à lire, à écrire, à s’émanciper, se libérer et grandir, quelques années de sa vie.

 

Voilà un roman dont le fond est profond, sincère, juste, mais auquel je suis restée hermétique. Le style est un parler naïf, souvent parsemé de réflexions d’adulte (même si Nasser ne peut que mûrir beaucoup plus vite dans des conditions difficiles, elles m’ont semblé sonner faux). L’histoire sensible, touche un sujet épineux et particulièrement révoltant, mais son traitement à travers la voix d’un enfant ne m’a pas touchée.

 

Nasser s’émancipera en lisant beaucoup (il rencontrera une jeune bouquiniste qui lui fournira des lectures) : cet aspect là m’a davantage intéressée, l’enfant parvenant à s’ouvrir, grandir, s’affranchir, grâce à la lecture, c'est bien dessiné.

 

Je ne conteste en rien les dénonciations faites dans le roman (expulsions aléatoires, conditions d’immigration) mais le roman est pour moi raconté sur un style trop naïf et j’y suis restée insensible.

 

Laurence a un avis totalement divergent du mien. Bab’s, Cuné et Papillon aussi.  

 

A priori, je suis la seule à être restée de glace.

07:17 Publié dans *Litterature Française* | Lien permanent | Commentaires (14) | |  Facebook

Commentaires

Je dois le lire...on verra bien. Bonnes vacances !!

Écrit par : antigone | 15/04/2009

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évidemment, je suis un peu déçue que tu n'aies pas aimé ce roman qui m'a tant bouleversée, mais c'est ainsi. :) J'avais aussi beaucoup aimé le billet d'Emmanuelle Caminade sur son blog à propos de ce roman ( http://l-or-des-livres-blog-de-critique-litteraire.over-blog.com/article-29361761.html ) elle fait un parallèle avec "La vie devant soi" d'Emile Ajar qui est très intéressant.

Écrit par : Laurence | 16/04/2009

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Tiens, il est noté, ce roman... je me demande bien ce que j'en penserai (je suis toujours plus curieuse quand certains avis divergent), quand je le lirai... un jour, peut-être!! :)) Les mystères de la liste à lire sont impénétrables!!

Écrit par : Karine :) | 17/04/2009

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@ antigone : merci ;)
@ laurence : vais aller voir ce billet donc ;) et oui, j'y suis restée totalement insensible. C'est ainsi, on ne peut pas tjrs avoir les mêmes lectures

Écrit par : amanda | 17/04/2009

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@ karine : :D

Écrit par : amanda | 17/04/2009

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J'adore la couverture de ce livre. Juste pour ça, j'ai envie de courir l'acheter. Toutefois ma grande rationnalité me conseille de le noter car il me fait très envie, malgré ton avis mitigé.

Écrit par : Frisette | 19/04/2009

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Mmh... d'après de ce que tu en dis je ne pense pas que j'aimerais trop non plus.

Écrit par : Lou | 20/04/2009

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@ frisette : pour le moment, je pense être la seule (ou une de rares) à n'avoir pas accroché, donc si tu en as envie, lis le :)
@ lou : à toi de voir :)

Écrit par : amanda | 22/04/2009

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Votre texte n'est ni une critique littéraire, ni un commentaire mais un rassemblement d'avis subjectifs non fondés, non argumentés et contradictoires. Comment un roman que vous qualifiez vous-même de profond, de sincère, de juste, peut-il vous laisser de glace ? Faudrait-il qu'il soit superficiel, mensonger et injuste pour que vous ne le soyez plus ?
Comment vous permettez-vous de juger sans fondement, le langage d'un être humain dont vous ignorez totalement le vécu ? La seule chose que votre pseudocritique révèle, c'est une part de votre personnalité, et c'est la raison pour laquelle vous utilisez sans cesse la première personne du singulier : "je, je, je", uniquement pour vous donner de l'importance. Votre moimoïsme en parodiant Céline n'apporte aucun éclairage sur le texte dont vous parlez.

Écrit par : Jochen Winter | 23/04/2009

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@ jochen winter : ce qui est terrible, quand on dit qu'on n'a pas aimé un livre, et qu'on tente de rester sur le mode personel en utilisant explicitement le "Je" pour 1) ne pas froisser l'auteur ou faire en sorte de respecter son travail 2) ne pas froisser non plus ceux qui l'ont aimé, c'est qu'on essuie ensuite des commentaires de ce style. Je n'ai pas dit que le roman est profond sincère et juste, j'ai dit que le sujet qu'il aborde l'est. Et le style naïf ne m'a pas plu. C'est tout. Bien à vous.

Écrit par : amanda | 24/04/2009

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Bonjour,

Au sujet du "style naïf" de L'arbre d'ébène, je vous copie la réponse de Fadéla Hebbadj lors de notre entretien ( publié dans le Club du journal Mediapart, édition "La critique au fil des lectures" et sur une "page" de mon blog) :

E.C. :

Le narrateur de votre roman est un enfant africain.
Son langage naïf, à la fois simple et poétique, vous est-il apparu d'emblée comme le plus adéquat pour parler de ces deux sujets ?

FADELA HEBBADJ :

Son langage n'est pas naïf, il est innocent. C'est le langage de celui qui n'a pas  demandé à venir  au monde, qui n'a commis aucun crime. S'il y a naïveté, ce serait une naïveté de coeur. Si vous entendez l'idée d'un être authentique, naturel  mais non bête, alors il est naïf. Il y a la niaserie et la naïveté sans détour, innocente. J'ai souvent peur qu'on les confonde. Au sens étymologique, le regard naïf est un regard neuf sur les choses et donc irréprochable.  Il a cette  franchise sans artifice  détachée de  la  simplicité et de la bêtise niaise. Je sais que ce regard dérange, qu'on ne l'aime pas, ce regard. Il embarrasse les bonnes consciences.
Vous avez cité Michel Tournier, je citerai Aldous Huxley : "le fait que beaucoup de gens soient choqués par ce qu'écrit un auteur lui impose pratiquement le devoir de continuer à les choquer."
Le  langage  de l'innocence philosophique  me paraissait, en effet, plus adéquat, pour  atteindre les coeurs. Nous souffrons autant qu'eux de  pertes de repères. Nous sommes tout aussi les orphelins de l'Etat, qui démissionne  son rôle fondateur, sur le plan de l'éducation et de la santé. Nasser stigmatise  des problèmes de société.
 

Écrit par : Emmanuelle Caminade | 24/05/2009

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@ emmanuelle caminade : merci

Écrit par : amanda | 25/05/2009

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Et bien chère Amanda, si cela peut te rassurer un tantinet (encore que rassurer n'est pas un terme approprié), je suis moi aussi, restée de glace...

Écrit par : bladelor | 23/06/2009

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@ bladelor : je me sens moins seule, merci :)

Écrit par : amanda | 24/06/2009

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