Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

« CADRES NOIRS – PIERRE LEMAITRE | Page d'accueil | LES AMOURS DE LOLA – AMANDA EYRE WARD »

19/02/2010

LES POISSONS NE CONNAISSENT PAS L’ADULTERE – CARL ADERHOLD

A quarante ans, caissière, mariée, mère de famille, Valérie (ou Valoche pour son mari) n’est ni heureuse ni malheureuse. Bof aderhold.jpgquoi. La fille en pleine crise d’ado, le mari pas franchement passionné ni très fin, le boulot pas franchement passionnant, les kilos un peu superflus, le look un peu négligé, bref, Valérie est plus une ménagère qu’une femme fatale. Mais comme ses copines sont sympas, elles lui offrent pour son anniversaire un relooking. Valérie est donc transformée par une spécialiste, recoiffée, maquillée : une nouvelle femme est née.

 

Nouveau look, nouvelle femme, donc, elle décide sur un coup de tête de prendre le premier train pour Toulouse et y rencontre une galerie de personnages loufoques et attendrissants… En trois heures de voyage, leurs vies vont changer.

 

 

Le postulat de départ est intéressant, quoique pas forcément très original. Des vies qui basculent après un mini événement, la crise de la quarantaine et la remise en question ont déjà été largement traitées, rien de neuf là-dedans. Carl Aderhold n’apporte rien de nouveau dans ce roman léger qui ne m’a pas franchement convaincue. Les personnages qui entourent Valérie (qui se rebaptise Julia, pour... Julia Roberts) sont caricaturaux et peu crédibles (la vieille dame Colette, éternelle amoureuse qui cumule les amants et pratique l’amour libre voire libertin), Vincent l’universitaire malheureux en ménage qui va tomber amoureux de Julia, Germinal (Germinal !!) le contrôleur révolutionnaire et trotskiste qui rêve de changer le monde et finit par raconter sa vie dans le haut parleur du train, la bande de choristes, le commercial dragueur et sa femme trompée… cette petite galerie chamarrée va soudainement bousculer ses habitudes et découvrir, le temps d’un voyage, que la vie mérite d’être vécue et qu’il faut savoir s’affranchir pour être heureux. Yep. Je vais me teindre en blonde (ou en rousse), m'habiller sexy, prendre le train pour la ville rose, me faire appeler... heu... Kate ? Julianne ?, et voir ce qui m'arrive. A mon avis, rien, mais bon, après tout, tout ça c'est du roman, il faudrait peut-être que je sois moins cartésienne pour y prendre du plaisir.

 

Suffit-il de changer de coupe de cheveux et de soutien-gorge pour devenir une autre et oser enfin changer de vie ? Ni le style ni l’histoire ne m’ont passionnée, je passe à autre chose.

 

 

 

Les poissons ne connaissent pas l’adultère, Carl Aderhold

JC Lattès, janvier 2010, 320 pages

 

Cathulu et Lily et Tamara l’ont lu également (et ont réussi à l'apprécier) Malice, comme moi, reste dubitative.

 

Commentaires

J'aimais bien le titre, mais bon ton billet me fait passer l'envie.

Écrit par : freude | 19/02/2010

Répondre à ce commentaire

Je l'ai pris vraiment pour ce qu'il est : un roman sans prétention et léger (un peu livre de plage, quoi !) et ça a bien fonctionné pour moi... Je crois que l'idée du relooking et de prendre le 1er train venu m'ont inspirée ! ;-)

PS : Julianne, oui, ça t'irait bien ! ;-)

Écrit par : Tamara | 19/02/2010

Répondre à ce commentaire

Le simple résumé m'effrayait un peu. Ton avis ne fait que confirmer ce qui ne m'aurait pas plu ;)

Écrit par : Stephie | 20/02/2010

Répondre à ce commentaire

Bonjour Amanda, j'avais acheté ce roman parce que j'ai beaucoup aimé "Mort aux cons". Les poissons... m'a laissée aussi dubitative que toi. C'est moins, moins corrosif. C'est une bluette. Bonne journée.

Écrit par : dasola | 20/02/2010

Répondre à ce commentaire

Dubitative, oui c'est le mot.
Je n'ai pas encore fait mon billet mais bon...
Je trouvais que ça commencait bien mais peu à peu j'ai finie par être agacée par cette alternance de narrateur. Et le côté, tout le monde pète les plombs dans le train pour faire ce qui lui plait n'est pas du tout crédible...
Bref, j'aimais bien le côté romantique de la femme qui se réveille pour tout larguer et enfin vivre sa vie mais finalement ça part dans tous les sens dans ce roman...

Écrit par : Choco | 20/02/2010

Répondre à ce commentaire

@ freude : il a plu à d'autres tu sais !
@ tamara : ah.. comme je pensais à Julianne Moore, je prends ça comme un compliment (elle était bien dans Valentine ? (il me semble qu'elle y joue, non ?))
@ stephie : passe alors, si déjà tu ne le sentais pas
@ dasola : une gentille bluette sans doute, mais je n'étais peut-être pas d'humeur :)
@ choco : entièrement d'accord !

Écrit par : amanda | 20/02/2010

Répondre à ce commentaire

Je dois le lire pochainement...j'ai un peu peur mais je reste curieuse...on verra!

Écrit par : lancellau | 20/02/2010

Répondre à ce commentaire

Je viens de publier mon billet. Je ne suis pas plus enthousiaste que toi, mais pas pour les mêmes raisons on dirait ;-)

Écrit par : Manu | 21/02/2010

Répondre à ce commentaire

Je n'avais pas du tout aimé "Mort aux cons", et ce que tu dis de celui-ci me rappelle les défauts que j'avais trouvé au premier... Tu me confirmes donc mon a priori : je n'ai plus envie de lire cet auteur!

Écrit par : Lucile | 23/02/2010

Répondre à ce commentaire

C'est une comédie romantique comme on les aime au cinéma. J'avais pourtant bien aimé Mort aux cons qui était truffé de morts bien sûr mais aussi de bonnes idées.

Écrit par : Nathali | 26/02/2010

Répondre à ce commentaire

Comment ? Tu ne t’habilles pas sexy pour écrire sur ton blog ? A mon avis les changements de coupe ou de look sont plutôt des signes, des jalons symboliques que des moteurs de changement.

Écrit par : Cécile de Quoide9 | 04/03/2010

Répondre à ce commentaire

@ cécile : je suis TOUJOURS sexy !

Écrit par : amanda | 04/03/2010

Répondre à ce commentaire