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29/04/2010

Green river – Tim Willocks

Sonatine réédite le roman de Tim Willock paru en 1995 sous le titre « L’odeur de la haine ». L’odeur de la haine ou Green river, willock.jpgquel titre préférer pour ce roman noir, sombre, violent, révoltant autant qu’hypnotisant ? Je ne sais.

 

Green river est un pénitencier de haute sécurité au Texas. Des hommes détenus pour meurtre, violence, vols, des hommes maintenus en captivité et « logés» selon leur couleur de peau : blancs d’un coté, noirs de l’autre, latinos de l’autre. Il vaut mieux éviter les mélanges quand la captivité décuple les tensions raciales, les porte à un paroxysme exacerbé qui manque à tout moment de s’enflammer. Et évidemment les raisons ne manquent pas entre trafic de drogues diverses, prostitution, luttes intestines pour le pouvoir, règlements de comptes, et surtout cette tension raciale, latente, omniprésente, poisseuse, qui régit la vie de Green River.

 

Ray Klein, médecin injustement détenu pour viol, voit sa demande de libération acceptée après plusieurs années de détention. Le jour même, alors qu’il va enfin pouvoir sortir et tenter de redécouvrir une vie « normale », une émeute éclate. Le chaos s’installe, un chaos infernal et meurtrier qui fait exploser une poudrière savamment entretenue par John Hobbes, le directeur psychotique du pénitencier. Révolte dont il est l’instigateur secret, il mettra d’ailleurs volontairement du temps à prévenir le gouverneur du Texas.

 

L’odeur de la haine imprègne chacune des pages du roman, une odeur omniprésente, une puanteur infernale et pourtant hypnotisante. Les personnages du roman sont d’une justesse psychologique ciselée à l’extrême et jamais caricaturale : Klein, le médecin écartelé entre envie de se terrer tranquillement dans sa cellule en attendant sa sortie et sa volonté de se porter au secours des blessés. A coté de lui, il y a Ruben Wilson, qui va prendre la tête des détenus noirs, Agry, le chef de gang blanc, avide de pouvoir et de vengeance contre les Noirs qui lui ont «volé » sa femme (Claude ou Claudine, détenu noir devenu son amant, son objet). Il y a également Hobbes, probablement le plus psychopathe de tous, le directeur dément dont le regard se vide de toute raison au fil des événements et laisse libre court à sa folie, il y  a Juliette Devlin, la psychiatre retenue en otage, tous sont saisissants, révoltants, effrayants ou attachants et toujours impeccablement dessinés (Tim Willock est psychiatre et ça se sent dans chacun de ses personnages).

 

Sans compter bien sûr Claude le détenu noir devenu Claudine pour son amant Agry, oscillant toujours entre féminité et masculinité, noirs et blancs, victime fragile et perdue. Sans doute le personnage le plus intéressant, le plus trouble et le plus touchant.

 

Il faut dire aussi que Green River est un roman dur, violent donc, dont le style est sec, cru (âmes sensibles et pudiques s’abstenir, nous ne sommes pas dans Prison Break qui a coté est un téléfilm de Disney) peut rebuter, c’est vrai. Et certains passages, parfois, me rebutaient, j’ai même à plusieurs reprises regretté que l’on soit toujours dans une logique violente et souvent sexuelle (qui, au bout d'un moment, fatigue un peu, d'autant que parfois le rythme ralentit (ou mon attention ?) mais, encore une fois, nous ne sommes pas dans un dessin animé : l’enfer chaotique qui enflamme le pénitencier et les âmes des détenus en les entraînant dans une folie meurtrière, vengeresse (ou salvatrice pour certains) sont dans l'ensemble hypnotiques.

 

 

Pas mal du tout, donc, mais âpre et difficile.

 

 

 

 

Green river, Tim Willocks, Sonatine, Mars 2010, 411 pages

(L’odeur de la haine, Pocket, 1997)

 

 

 

 

 

L’avis de Pimprenelle, et celui de Emeraude

 

15/04/2010

Mais en dehors du théâtre, est-il une vie ? Gaston Baty

Le théâtre est une nourriture aussi indispensable à la vie que le pain et le vin… Le théâtre est donc, au premier chef, un service public. Tout comme le gaz, l’eau, l’électricité.

Jean Villar

 

Le théâtre, c’est la vie. Ses moments d’ennui en moins.

Alfred Hitchkock

 

Le théâtre, c’est la générosité, le cinéma, c’est l’avarice. La caméra vient nous chercher, il faut tout garder. Le théâtre est le véritable espace d’expression du comédien.

George Cukor

 

Le théâtre, ça m’éclate.

Amanda Meyre

 

Pass theatre.jpgPff, encore du théâtre…

 

Je relaie une info en passant… Au cas où ou vous auriez envie d’aller au théâtre… Parce que y’a que ça de vrai les amis…

 

Telerama lance le Pass Telerama Théâtre du 3 au 9 mai prochains…

 

Comme pour le Festival Cinéma ou le Week end Musées, le système est le même : les amateurs pourront découper dans le numéro des 21 et 28 avril prochains le Pass valable pour deux personnes et payer 10 euros la place (quand on voit le prix de certaines places…).

 

Une centaine de théâtre participent à l’opération à Paris comme en Province :

 

Comédie Française, Théâtre du Rond Point, Montfort Théâtre, Manufacture des Abbesses, la Colline… Théâtre de Sartrouville, Théâtre de l’Ouest Parisien, Théâtre Michel Galabru,… La commune,  Théâtre National de Strasbourg, et d’autres en Aquitaine, Bourgogne, Bretagne, Midi Pyrénées, Haute Normandie…

 

Tout le programme et les informations seront en ligne sur le site de Telerama à partir du 20 avril (www.telerama.fr/theatre). (et, au vu du programme, sachez que certaines pièces sont alléchantes au possible (même que, pour l’une d’elles, je regrette (un peu) d’avoir déjà réservé, payé et reçu mes places au prix fort.. mais c’est la vie …)

 

Pour vous donner une idée : L’illusion comique de Corneille (Comédie Française), La seule certitude que j’ai c’est d’être dans le doute, Desproges (Comédie française), Les 39 marches (Théâtre La Bruyère), Songe d’une nuit d’été (Paris 13) Dieu (Woody Allen, Paris 18) , La dame de chez Maxim (Feydeau, Boulogne Billancourt) , Les nuits polaires (Jørn Riel, Basse Normandie) Festival International du nouveau Cirque (Alsace), Premier amour (Beckett, Marseille)… Des auteurs et des styles très variés, tous les amateurs de théâtre y trouveront sans doute leur compte, et les autres aussi… Ainsi que les enfants car plusieurs spectacles jeune public sont programmés…

 

 

Sur ce, bon spectacle ;)

06:22 Publié dans *Au théâtre ce soir* | Lien permanent | Commentaires (15) | Tags : theatre, pass telerama theatre | |  Facebook

14/04/2010

Rendez-vous chez Tiffany - James Patterson

A huit ans, Jane, comme beaucoup d’enfants, a un ami imaginaire. Il est grand comme un grand frère qu'on aimerait très fort, s’appelle Mickaël et l’accompagne partout. Avec patterson.jpgMickaël, Jane peut parler, discuter, échanger, se sentir exister alors que sa mère, Viviane Margaux, productrice réputée de Broadway, se préoccupe davantage de collectionner les maris, conserver sa taille de guêpe, éradiquer le moindre embryon de ride et surtout, surtout, se passionne pour les diamants (Viviane et Jane vont d’ailleurs tous les dimanches chez le célèbre bijoutier de la 5th avenue). Mais tout a une fin et la règle est stricte pour les amis imaginaires : le jour du neuvième anniversaire de l’enfant, ils doivent lui avouer la vérité et disparaître de leur vie. L’enfant ne se rappellera pas d’eux. C’est ainsi. Les amis imaginaires sont alors appelés vers une autre mission, auprès d’un autre enfant. Mickaël se glisse hors de la vie de Jane. Vingt-trois ans plus tard, alors que Jane est devenue auteur de théâtre, elle aperçoit Mickaël dans la rue. Mickaël qu’elle n’a jamais oublié…

 

 

C’est beau, non ?

 

Ça ne vous arrache pas une petite larmichette ?

 

Franchement, vous exagérez ! Allez, une toute petite !

 

Non ?

 

 

Bon.

 

De toute façon moi non plus.

 

 

Je n’aime pas les grosses ficelles et j’en ai eu pour mon compte avec Rendez-vous chez Tiffany (même le titre en est une…).

 

Tout y est : pour commencer,  l’enfant est timide et complexée (elle est rondouillette, sa mère ultra-mince), elles sont riches, vivent dans l’Upper East Side, sont amenées à côtoyer des acteurs étincelants et creux comme un diamant de 10 carats. Mais alors que Viviane adooore et entretient jalousement ce statut social, Jane, elle, se moque éperdument de l’argent, et continue à cacher, devenue adulte, des oreos au fond de son placard pour les jours de tristesse (ça commence à m’agacer, d’ailleurs, cette façon qu’ont certains auteurs de caser des clones de Bridget Jones partout, pensant sans doute que les lectrices s’identifieront et fondront pour le personnage). Jane en grandissant est devenue jolie certes, mais toujours rondelette, elle subit les réflexions de sa mère, cumule les historiettes d’amour sans succès, et ne rencontre que des spécimens très beaux mais uniquement intéressés par son argent…

 

Mickaël, de son coté, est donc un ami imaginaire. Mais comme c’est un job difficile (imaginez vous en train de devoir supporter les geignardises d’un gamin toute la journée, et ce pendant neuf ans… et vous verrez…moi à leur place, je les balancerai dans l’Hudson dès qu’ils savent parler et j’irai au ciné) il a droit à des vacances entre deux missions (ce ne sont pas des congés payés car les amis imaginaires n’ont qu’à claquer des doigts pour faire apparaître des liasses de billets (tout compte fait, je veux bien devenir amie imaginaire, tiens. J’adore écouter les enfants. Et il n'y a pas de sot métier et je pourrais même leur apprendre à nager pour le même prix)) (L'autre avantage en nature de la profession, c'est que l'on ne vieillit pas, donc le Mickaël que Jane connaissait à 8 ans est toujours le même trentenaire, c'est bath). Et c’est pendant ses vacances qu’il va retrouver Jane par hasard. Jane qui se souvient de lui alors qu’elle ne devrait pas…

 

 

Du sirupeux bien dégoulinant de bons sentiments, du glamour (5th avenue, Broadway, Jane se paiera même, un jour de cafard, une bague Tiffany à treize mille dollars sur un coup de tête (qui grève à peine son budget, hein) du quotidien (Jane lutte contre son embonpoint quand sa mère lutte contre les rides), une palanquée de situations les plus attendues les unes que les autres (qui sont appelées, dans la quatrième de couverture « rebondissements et sentiments »…), et le tout servi avec un style que je vous laisse apprécier :

 

« Mon cerveau me hurlait de ne pas le croire, alors même que mon cœur notait l’incroyable sincérité de ses mots »

 

« La bague était de toute beauté. D’une splendeur à me faire mal aux yeux. Au cœur aussi. »

 

« A la première cuillérée de ce délice, tous les vieux souvenirs se bousculèrent dans ma tête. Une expérience très proustienne, du genre A la recherche des plaisirs inavouables perdus. »

 

« Ce qu’il vit ensuite lui coupa le souffle. Sa main se plaqua sur sa bouche mais il ne put retenir une inspiration haletante. »

 

Le suspens, lui, ne coupe pas le souffle : il réside uniquement sur la conventionnelle question « Pourquoi Jane reconnaît-elle Mickaël ? Est-ce une autre mission imprévue ? Oh… nooonn… il va devoir l’accompagner jusqu’à sa mort prématurée ? (oh… zut… j’ai spoilé… sorry).

 

Oups, rassurez vous, tout est bien qui finit bien (oups, j'ai encore spoilé...). Bref, une énième sucrette à la sauce Musso tout à fait inutile.

 

 

Rendez-vous chez Tiffany, James Patterson

L’Archipel, avril 2010, 276 pages

 

11/04/2010

Les pieds dans l’eau - René Fallet

Des histoires de pêche, de poissons, de gardons attrapés puis relâchés, des histoires qui nous amènent au bord d’une rivière, laissent la brise nous caresser et le temps s’écouler, le temps d’une prise. Et puis le temps s’accélère, la ligne se tend, il faut fallet.jpgtirer, rembobiner, tirer, savourer, laisser venir…

 

C’est court et c’est bon, ça se dévore comme un souvenir qui remonte, ou qui se devine, pour qui n’a jamais accompagné son grand-père au bord de la rivière, ou là-bas, au bout du ponton quand au crépuscule les bateaux rentrent au port...

 

Pas besoin d’être pêcheur ou d’avoir connu ces doux moments pour apprécier la plume de René Fallet : elle se déguste comme un pain rond tout droit sorti du four de grand-maman, elle est teintée de nostalgie, d’une beauté éthérée, de teintes pastel, d’humour aussi, de tendresse….

 

Fichtre, ça fait du bien, de temps en temps…

 

 

« Nous sommes loin, là, des caricatures style Almanach Vermot où le pêcheur de godasses, repu, rougeaud, ronfle sous son chapeau de paille, le litre et Bobonne à ses cotés. Cette image sempiternelle due à des humoristes ( ?) de troisième zone ne nous concerne pas. A vélo, si vous croisez un abruti, il ne manquera pas, fut-ce pour tout l’or du monde, de vous crier gaiement, le petit futé : « Allez Poulidor ! ». Le même abruti, à la pêche, croirait perdre son beau nom de Ducon s’il ne vous demandait depuis des siècles si « ça mord ? ». Quitte à s’offusquer si, le rencontrant au bras de son épouse en veau massif, vous l’interrogez, jovial, plein d’intérêt, de la sorte : « Alors, ça baise ? ».

 

 

 

Les pieds dans l’eau, René Fallet

Le Cherche Midi, mars 2010, 91 pages

 

 

L’avis de Cuné : « Emplies de poésie, d'humour et de tendresse, ces pages m'ont tirée des sourires ravis. »

 

06:05 Publié dans *Litterature Française* | Lien permanent | Commentaires (17) | Tags : pêche, gardons, souvenirs, rené fallet | |  Facebook

06/04/2010

Divine justice - Christopher Buckley

Prenez un Président des Etats-Unis (Donald Vanderdamp) plus soucieux de réduire le déficit budgétaire que d’améliorer sa côte divinejustice.jpgde popularité. De toute façon, il n’a pas du tout l’intention d’accomplir un second mandat.

 

Prenez d’un autre coté une juge de téléréalité (Pepper Cartwright) star d’une émission populaire connue pour son franc parler (sa plastique, aussi) et ses manières plutôt rentre-dedans…

 

Supposez ensuite que l’un des juges de la Cour Suprême soit contraint de démissionner après s’être présenté à la Cour les oreilles recouvertes de papier alu.

 

Le juge en papillotes devant être remplacé, Donald Vanderdamp propose deux candidats qui sont aussitôt réduits en bouillie par Dexter Mitchell, sénateur ambitieux et surtout frustré d’avoir échoué par trois fois aux élections présidentielles. C’est alors que Donald Vanderdamp découvre l’existence de cette émission de téléréalité : elle lui plaît bien, cette Pepper Cartwright… Et ça ferait du bien aux autres juges de voir arriver parmi eux une candide aux méthodes de bulldozer, eux qui se ne parlent qu’à coup de notes de bas de page…

 

J’avoue qu’en recevant ce roman j’ai considéré avec méfiance sa couverture trop accrocheuse, la repoussant d’un air dédaigneux, le nez plissé, et j’ai rangé le livre du coté des "peut-être, le jour où le reste de mes livres périront sous les flammes ou seront embarqués par un cambrioleur lecteur"... Puis j’ai lu le billet de Cuné sur « Départs anticipés » et j’ai fait le lien (pas tout de suite, vous pensez bien !) et je me suis jetée dessus. Et bien m’en a pris car j’ai à plusieurs reprises risqué la tendinite des maxillaires…

 

Christopher Buckley fonce dans une histoire (évidemment hautement improbable) totalement loufoque et d’une irrévérence délicieuse. Avec d’un coté les conservateurs fous de rage de voir arriver au pouvoir une jeune femme non adoubée par ses pairs, munie pour principal bagage d’un solide bon sens et d’un pragmatisme à toute épreuve, de l’autre d’un président fou de bowling qui ne rêve que de faire son job pour pouvoir retourner dans son Ohio natal, il nous entraîne dans un roman délirant à souhait, excessif dans ses élucubrations mais totalement jouissif. Ajoutez un candidat aux élections présidentielles (Dexter Mitchell, récidiviste revanchard) fort de son interprétation du Président dans un feuilleton télévisé, une situation ubuesque qui renverrait celle du duel Bush/Gore au rang de jeu de cour d'école floridien et vous êtes bien partis pour ricanner et vous gausser à plus d'une reprise.

 

De la Cour Suprême au Sénat, des coulisses de la Maison Blanche aux plateaux de télé-réalité, Divine justice est un régal très politiquement incorrect.

 

C’est drôle, impertinent en diable, notre pauvre Président va devenir sacrément populaire pour avoir mis au pouvoir une femme du peuple, tellement populaire que le peuple veut absolument le réélire (à son grand désespoir), la juge Cartwight se vautrera en beauté avant de redevenir elle-même, les autres juges en perdront leur latin (sauf dans leurs joutes orales), bref, c’est moqueur en diable, fichtrement revigorant et satirique à souhait. Le système judiciaire américain, la télé-réalité, le pain de mie en tranche et les procès made in US (vous savez, ceux où un voleur peut attaquer le fabriquant de son arme car elle s’est enrayée pendant le hold-up, le privant de l’argent et l’envoyant en directement en prison sans passer par la case « caisse communautaire » : alors il attaque le fabriquant pour manque à gagner et préjudice moral) en prennent pour leur grade.

 

Que demande le peuple ?

 

Et bien même ça, ça pose problème, coté US. Christopher Buckley le raconte avec une verve et un humour délectables.

 

Et voici non pas un extrait mais la page « A propos de l’auteur », telle qu’elle apparaît en fin de livre :

 

 

« Christoher Buckley est l’auteur de treize ouvrages, dont Départs anticipés, Salles fumeurs, Les Petits Hommes verts, Á la recherche du temps perdu et L’Éneide de Virgile. Éditoraliste pour le magazine Forbes Life, il a reçu le prix Thurber de l’Humour américain, le prix d’Excellence littéraire Washington Irving. Il vit dans le train Acela entre Washington, DC, et New York. »

 

 

Si vous aimez cet humour (moi j’Adore), foncez y.

 

 

Divine Justice, Christopher Buckley

BakerStreet, mars 2010, 344 pages

 

 

 

 

 

02/04/2010

Salon du livre 2010

Autant le dire tout de suite, je n’aime pas les salons. Trop de monde, de sueur, de chaleur, de piétinement, peu de conseils… j’ai de plus une sainte horreur de faire la queue plus de quelques minutes pour une dédicace (dans la mesure où j'ai vraiment envie d'une dédicace) et je préfère de toute façon soutenir mon libraire. Et puis essayez de discuter avec un auteur quand 20 personnes attendent derrière vous...

 

Bref, du coup, si ce n’est pour voir les copines, je préfère m’y rendre en semaine, quand les allées sont moins envahies et l’air plus respirable.

 

Mardi donc, je me suis rendue au salon. J’ai retrouvé Aifelle le temps d’un trajet en métro puis nous nous sommes séparées pour errer au grès de nos envies et intérêts, en nous promettant de nous retrouver plus tard.

 

L'avantage du jour de semaine, c'est que les allées sont peu encombrées. Enfin, c'est sans compter les enfants et ados. Ici, un conteur happe une ribambelle de bambins jaune 020.jpgattentifs, là des gamines débattent sur Tara Duncan ou Stephanie Meyer pour les plus âgées sous l’œil attentif de leurs enseignantes. Je dois dire que voir des scolaires envahir les stands de L’école des Loisirs ou Gallimard Jeunesse fait plaisir à voir. Même si, en voulant honorer les commandes faites par fifille, j’ai du presque battre des coudes pour accéder au graal et ai failli disparaître sous des presque plus grands que moi... (la prochaine fois je m'habille en dame et me force à mettre des talons très hauts...;).

 

Des d’jeuns, donc, qui semblaient ravis d’être là, feuilletaient, lisaient, échangeaient, achetaient… On dit que les jeunes ne lisent plus ? A priori, pas ceux que j’ai croisés hier…

 

 

 

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06:04 Publié dans Bric à blog | Lien permanent | Commentaires (37) | |  Facebook