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08/08/2010

Autant en emportent les livres

L’an dernier, je n’ai même pas pu en lire un. Cette année, j’avoue que ça ne m’inspirait pas non plus.. mais en écrire un, ça, c’est rigolo. Enfin, peut-être pour moi uniquement. Les autres trouveront ça stupide. Mais bon. On s’amuse comme on peu, hein ? Surtout en période estivale.

 

Et comme je repars encore en vacances (oui oui), je vous le livre ici, en feuilleton de 4 épisodes. Pour faire durer le plaisir… ou le mortel ennui qui s’emparera du lecteur égaré qui arrivera ici et s’en ira aussitôt, consterné par ce qu’il y découvrira…

 

 

Donc voilà. Pour faire honneur à Chiffonnette et Fashion, voilà ma contribution aux Harlequinades 2010.

 

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Autant en emportent les livres

 

 

Emma se demandait si elle allait pouvoir le supporter encore longtemps.

 

C'était pareil tous les matins. L'oeil en berne et le T-Shirt tirebouchonné, Charles descendait en titubant, marmonnait un bonjour encore mollement éméché et s'affalait devant son café déshydraté, la saupoudrant au passage d'une haleine aux relents de bière et d'une autre autre odeur qu'Emma identifiait vaguement comme un mélange d'Irish Stew et d'ail marinés depuis la veille dans son estomac proéminent.

 

Emma se remémorait les circonstances de leur rencontre : un samedi soir au pub, six ans plus tôt. Emma et sa soeur étaient venues noyer leur solitude dans l'unique pub du village. Charles venait de s'installer à Noville, non loin de Rouen. Il avait fallu que leurs yeux se croisent pour qu'aussitôt ils se sachent faits l'un pour l'autre. Même si Emma, elle devait bien le reconnaître tout au fond d'elle même, savait bien que n'importe quel autre homme un tant soit peu séduisant lui aurait fait le même effet ce soir là. Tout ce que voulait Emma, à l'époque, c'était vivre une histoire d'amour et le premier venu fut le premier servi. Alea jacta est, se disait-elle souvent pour se réconforter. Veni vidi voli, je suis venue, je l'ai vu, je l'ai voulu. Assumo.

 

Deux mois plus tard, Emma et Charles se marièrent et un an plus tard Dieu merci aucune Bertille ne naquit.

 

Mais le temps et le manque d'argent avaient fini par faire leur effet. Charles se vautrait chaque  soir devant des émissions de télé-réalité, ne racontait jamais à Emma ses journées au travail, fort peu passionnant il est vrai (Charles était aide comptable au sein d'un cabinet d'expertise et, au fil du temps, était devenu aussi linéairement chiant qu'un bilan de fin d'exercice même pas déficitaire). Quand ce n'était pas les Secret Story et autres rencontres entre agriculteurs et célibataires esseulées (mais qui, se demandait Emma, rêvait vraiment de s'enterrer dans la cambrousse et de devenir experte en maniement de pis ?), Charles s'avachissait sur un fauteuil aussi défraîchi que lui et se plongeait dans un journal sportif, au mieux, ou au pire dans le programme télé.

 

La lecture était devenue, entre autres, un des principaux points d'achoppement du couple. Emma aimait lire, et par dessus tout des romans d'amours, d'aventure, qui lui permettaient d'échapper à son triste destin, tel qu'elle le décrivait. Charles ne comprenait pas comment Emma pouvait avoir envie de se prendre la tête, la lecture intello était pour lui source avant tout de migraine et de fatigue. Charles trouvait que sa femme passait trop de temps perdue dans les livres et ne se consacrait pas à la vraie vie.

 

Mais Emma ne voulait rien savoir. Elle lisait :  les livres lui permettaient de s'évader, d'oublier son quotidien de plus en plus morne, de plus en plus terne, de plus en plus glauque. Emma commandait ses livres sur Internet, après avoir parcouru les blogs de lecture pour sélectionner les meilleurs romans d'amour et d'aventure, les romans qui lui permettraient de rêver un peu. Quelques années après leur mariage, Emma avait abandonné son travail de traductrice français / moldave free lance, les contrats étant de toute façon de plus en plus rares et de moins en moins bien payés. Emma se réfugiait dans les livres, s’y plongeait en oubliant les jours mornes et tristes qui s’égrenaient.

 

Pourtant, Emma était une jeune femme attirante. Ses longs cheveux tombaient en boucles brunes sur ses épaules élancées, ses yeux avaient la teinte opaline d’un ciel orageux et sa peau avait la douceur et la teinte d’une pêche à peine éclose. Emma avait un corps assoupli par la natation, qui par chance ne s’alourdissait pas avec le temps et le beurre normand. Une fois son diplôme de traductrice obtenu, Emma avait enchaîné les petits contrats, ne cherchant pas toutefois à faire carrière. Emma préférait de loin regarder le temps passer en rêvant qu’un homme solide et aimant prendrait soin d’elle et de leurs futurs enfants.

 

En guise de solidité, Emma était servie. Charles avait en effet la stabilité d'une bernique jalousement arrimée à une carrière qui ne décollerait jamais faute d’ambition, tout autant attachée à ses sacrées saintes cuites entre mollusques pardon, collègues.

 

Un beau matin, ou plutôt un matin brumeux, sale et moche comme le sont tous les matins normands, Emma alluma son ordinateur. Mais aussitôt l’engin illuminé, une sorte d'éclair zébra l’écran et l'ordinateur expira dans un râle épuisé. Emma fustigea le ciel, la terre et l'air et le feu aussi, et se demanda comment elle allait pouvoir faire pour se procurer le tome 127 des aventures de Janet Evanovitch, qu'elle voulait absolument lire depuis que certaines bloggueuses en avaient rédigé une critique d'un enthousiasme fort contagieux.

 

- Si les livres ne vont pas à toi, va à eux ! se dit Emma, dans un sursaut  de volonté.

 

Elle courut s'habiller et s'empara des clefs de sa voiture et se rendit, légère et court vêtue, à Rouen où elle se dirigea vers une librairie dont elle avait régulièrement repéré les vitrines appétissantes.

 

Tout n'était que culture, calme et volupté dans ce lieu vénérable. Ici, les vieux romans dégageaient une délicieuse odeur de cuir fané et de pages jaunies. Là, les poches éclatant d'un blanc immaculé ornaient un mur tout aussi neigeux. A coté, les nouveautés se battaient pour obtenir les faveurs des clients. Plus loin, les polars exhalaient le crime, le sang, les bruits des armes et l'angoissante fascination pour un serial killer qui viendrait hanter les nuits blanches de ses lecteurs.

 

Perdue, presque ivre d'une telle quantité d'ouvrages, Emma avisa un homme, seul, qui parcourait d'un oeil attentif un roman contemporain.

 

L'homme était grand et solidement bâti. Le soleil, à travers la vitrine, semblait sculpter ses mèches blondes dans un désordre attendrissant. Vêtu d'un jean qui moulait des cuisses fermes et d'une chemise aussi bleue que ses yeux, l'homme était le seul autre occupant de la librairie.

 

- Le libraire, se dit Emma, qui le salua timidement et lui demanda s'il pouvait l'aider à choisir un titre.

 

-          Que lisez vous, habituellement ? Ses yeux étaient d'un bleu éblouissant, aussi bleu que la mer de Chine qu'Emma n'avait jamais vue mais souvent imaginée dans ses rêves les plus fous. Son sourire découvrit une rangée de dents blanches parfaitement alignées. Il y a avait dans son regard une profondeur, un océan hypnotisant dans lequel Emma aurait volontiers plongé, nagé jusqu’à plus soif. Jusqu'à s'y noyer, lovée dans ce regard qu'Emma ne voulait plus quitter.

 

 

Emma rougit profondément et tenta de se reprendre. Mais que lui arrivait-il ? Comment cet homme pouvait-il la mettre dans un tel état, elle, la jeune femme pragmatique et raisonnable ? Décidément il fallait qu’elle arrête de lire des sornettes, se sermonna-t-elle.

 

-          Tout, mais surtout des romans d'aventure, des romans qui font rêver et me permettent de m'échapper un peu.

-          Vous aimez la littérature anglo-saxonne ?

-          Oui, beaucoup, répondit Emma. J'aime beaucoup Stéphanie Plum, par exemple. Je sais, ce n’est pas de la grande littérature, mais je passe toujours un bon moment avec cette héroïne. Emma regretta aussitôt ses paroles. Mais que lui arrivait-il, bon sang ? N'aurait-elle pas dû évoquer un autre auteur ? Hemingway, par exemple ? On y parle bien de mer, de pêche et d'océan, non ? Emma se fustigea. Elle allait passer pour une écervelée.

 

 

L'homme sourit. Il avait l'air amusé, mais pas moqueur. Il la conduisit vers le rayon anglo-saxon et lui proposa quelques titres.

 

-           Ce n’est pas Evanovitch, mais il y a du rêve, de l’amour, de la passion. Des déchirements, des deuils, un amour fou entre deux êtres que tout sépare… Et pourtant, ces deux là, au premier regard, sont tombés irrémédiablement amoureux. Lisez le. Et revenez m’en parler. … J'en serais heureux, lui dit il en la regardant longuement.

 

Emma sentit un immense trouble l’envahir. Ses yeux ne pouvaient quitter ceux du libraire. Elle avait l’impression d’un voile venait de les envelopper, un voile en dehors duquel plus rien n’avait d’importance. Son cœur battait la chamade, ses mains tremblaient, ses jambes allaient s’affaisser quand soudain un autre client surgit. La réalité vint les heurter de plein fouet et la bulle dans laquelle Emma et le libraire semblaient enfermés éclata violemment.

 

Emma se ressaisit, pris le livre qu'elle paya rapidement. Elle salua le libraire et quitta l'endroit, sentant dans son dos le regard lourd du commerçant.

 

Sur le chemin du retour, Emma songea au beau libraire. Quand elle songeait au regard insipide et bovin de Charles, elle se demandait comment elle pourrait, un jour de plus, survivre à ce mariage stupide et fielleux sans avaler de l'arsenic pour en finir une fois pour toutes.

 

Quand Emma atteignit enfin Noville Charles n'était pas encore rentré aussi Emma put s'immerger aussitôt dans le roman que lui avait conseillé le libraire.

 

Ce n'est que quelques heures plus tard qu'elle s'éveilla, la tête encore pleine de rêves, de bals, de déchirement et de héros. Mais cette fois, ce n'étaient pas uniquement les personnages du roman qui avaient hanté son sommeil. Parmi les images éthérées de soldats confédérés et de moustachus ténébreux la silhouette du libraire était venue se faufiler. Le sourire ravageur de l'homme de lettres avait éclipsé le charme du héros. Son oeil vif, les mains fines et élégantes avaient supplanté le reste. Emma décida de retourner dès le lendemain à la librairie. Folle qu'elle était, pensa-t-elle. Mais tant pis, son instinct lui dictait de retourner le voir.

 

Le lendemain, Emma enfila sa robe la plus seyante et se rendit à la librairie mais trouva porte close.

 

Aussi désoeuvrée qu'une lectrice compulsive en panne de lecture, Emma erra dans les rues de la ville. Sa jupe blanche tournoyait autour de ses jambes finement galbées. Les sandales à talons vertigineusement hauts la faisaient souffrir, mais Emma ne sentait rien. Elle venait d'apercevoir le libraire, assis à une terrasse de café, un roman à la main.

 

Emma s'approcha timidement. Le libraire, levant les yeux, la reconnut et lui sourit.

 

-          Bonjour !

-          Oui, répondit Emma en rougissant.

-          Asseyez vous !

 

Emma commanda un café et attendit, timidement, que l'homme se présente enfin.

 

-          Je m'appelle Rodolphe.

-          Emma.

 

L'homme ne put s'empêcher de sourire.

 

-          Rodolphe, Emma, la Normandie... Vous êtes mariée ? demanda-t-il en fixant l'alliance d'Emma.

 

 

Emma se morigéna intérieurement d'avoir gardé ce sinistre anneau.

 

-          Non. Je suis veuve, lâcha-t-elle, en regrettant aussitôt ce mensonge aussi immature que dangereux (mais l'image de cette héroïne deux fois veuve, dansant toute en noir dans un bal d’Atlanta s'était immédiatement imposée à son esprit.. peut-être parce que Rodolphe commence par un R ?)

 

-          Désolé, répondit Rodolphe.

-          Ce n'est rien. Cela fait quelque temps, déjà.

-          J'allais faire un mauvais jeu de mots et vous demander si votre mari s'appelait Charles. Désolé.

 

Emma blêmit. Que répondre à ça ? Comment dire que oui, son mari s'appelait bien Charles, mais qu'il était n’était pas mort ? Tout s'embrouillait dans sa tête. Emma pensa à Charles, la veille, avachi devant un film de Luc Besson.

 

-          Mon mari s'appelait Léon.

 

Rodolphe la fixa d'un air interdit.

 

-          Léon ?

-          Heu oui.. c'est un prénom vieillot, vous ne trouvez pas ?

-          Non, pas vieillot, mais disons que... les hasards… enfin, non. Bon, passons. Vous avez lu le roman que vous avez acheté hier ?

 

 

Emma remercia le sort de lui permettre de changer de sujet.

 

-          Oui, j’en ai lu plus de la moitié ! J’aime beaucoup ! Quelle histoire ! Quelle plume ! Quel triste mariage !

-          Lequel ? demanda Rodolphe.

-          Celui avec Charles !

-          Mais il a duré deux mois !

-          AH, heu.. oui, répondit Emma en rougissant et se maudissant ce lapsus. Oui, il a à peine duré, mais...

-          Peu importe, répondit Rodolphe après un coup d'oeil à sa montre. Je suis content qu'il vous ait plu. Revenez me voir, quand vous en aurez l'occasion ! Je dois filer, je rouvre d'ici un quart d'heure.

Rodolphe jeta négligemment quelques pièces sur la table et s'en alla d'un pas allègre, non sans la gratifier d’un dernier sourire ravageur.

 

 

Emma se haïssait d'avoir aussi lamentablement échoué à parler de ce chef d'oeuvre. Que n'était elle une bloggueuse littéraire pour parler avec autant de talent de ses lectures !

 

 

 

 à suivre...

06:00 Publié dans Rédac du mois | Lien permanent | Commentaires (40) | |  Facebook

Commentaires

Je ne glousse même plus, je caquète :)))
C'est bien trop écrit pour être du Harlequin, ch'te ferais dire, malgré tes tentatives de noyer les références, les moqueries et les allusions dans un magma de clichés forts réjouissants.
Raaaa, vivement la suite !!!!!!!!

Écrit par : Cuné | 08/08/2010

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Quel début en fanfare! un feuilleton bovaryen! Vivement la suite!

Écrit par : mango | 08/08/2010

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Ca y est, je suis déjà accro ! Vivement la suite :-)

Écrit par : Manu | 08/08/2010

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Ffffou! J'adore la traductrice français/moldave...(fashion va aimer)
Un harlequin littéraire, j'adore! Littéraire et bien écrit pour un harlequin, les phrases sont plus courtes chez eux...
Je suis déjà accro!

Écrit par : keisha | 08/08/2010

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Trop bien, j'espère que tu ne vas pas nous faire patienter trop longtemps pour la suite....

Écrit par : Sandrine(SD49) | 08/08/2010

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J'adore ! C'est truffé de clins d'oeil de toute sorte, bravo !!!! Ah c'est quand la suite ?!!

Écrit par : Stephie | 08/08/2010

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Diable ! Quel détournement ! :-D (et vivement la suite)

Écrit par : Laurence | 08/08/2010

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vite la suite... je meurs d'impatience...
bises

Écrit par : mazel | 08/08/2010

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Bravo!!! Je n'ai jamais lu de Harlequin mais je pense que ton texte est bien au délà du style roman à l'eau de rose!!
J'ai beaucoup aimé lire cette histoire! Encore!

Écrit par : Romanza | 08/08/2010

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La suite, la suite et ...l'adressse d'une librairie où trouver un aussi joli spécimen de libraire!:))

Écrit par : cathulu | 08/08/2010

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Pauvre Flaubert, j'adore!

Écrit par : zorane | 08/08/2010

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excellent ! la suite, vite ! ;)

Écrit par : niki | 08/08/2010

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J'attends la suite...un harlequin qui parle de livres...trop bon !

Écrit par : BelleSahi | 08/08/2010

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Excellentissime. Je le redis ici. :-))

Écrit par : fashion | 08/08/2010

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Super début!!! Merci pour la rigolade :-)

Écrit par : katell | 08/08/2010

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J'adore ! Mais je suis d'accord avec Cuné : c'est trop bien écrit pour un harlequin. Mais je me répète : j'adore !! :-) Bravo et vivement la suite !

Écrit par : emeraude | 08/08/2010

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"Sa peau avait la teinte d'une pêche à peine éclose..." Waw, énorme. Excellent !
Mais tu es cruelle avec la Normandie. Voyons, Harlequin place ses héros dans des cadres enchanteurs, Venise, les Caraïbes, Seattle... Allez, fais nous rêver !

Écrit par : Nataka | 08/08/2010

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@ toutes : merci beaucoup :) je ris aussi en me relisant (quel ego :)) La suite est programmée pendant mes vacances.

@ cathulu : si un jour je connais une telle librairie sache que je ne partagerai pas l'adresse ;)

@ zorane : ah...mais Flaubert est un de mes auteurs favoris, tu sais !

@ nataka : oses tu sous-entendre que la Normandie n'est pas aussi enchanteresse que Venise, les Caraïbes ou Seattle ? Je précise que si Madame Bovary s'était passé en Bielorussie, Autant en emportent les livres se serait passé en Bielorussie, ou en Namibie, ou dans le Loir et Cher, ou dans les Yvelines, tiens, même;) En réalité, je précise que j'aime beaucoup la Normandie, même quand il y pleut, c'est dire.

Écrit par : amanda | 08/08/2010

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Mais tu vas finir par me les faire aimer, les Harlequin !
Vivement la suite !

Écrit par : papillon | 08/08/2010

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Bon, c'est le fou rire matinal, ça!!! J'ai de la visite (Pimpi) et je ris toute seule devant les pêches à peine écloses et la passe de Emma et Charles!!! Tu es un génie!!

Écrit par : Karine:) | 08/08/2010

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Haaaa, mais moi je suis jalouse d' Emma ! Personnellement le beurre normand alourdit la mienne de silhouette ! ;)) Bravo, très sympa à lire ! A quand la suite ?

Écrit par : Noukette | 08/08/2010

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C'est super ! J'ai adoré, la suite ! la suite ! la suite !

Écrit par : patacaisse | 08/08/2010

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Vivement la suite !!!

Écrit par : Caro[line] | 08/08/2010

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"Légère et court vêtue", on dirait les aventures de Perrine! Attention, attention, ta couverture craque, Harlequine, on va te reconnaître! ;)

Écrit par : Kiki | 08/08/2010

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Moi aussi j'ai adoré! Vivement la suite!!!
Et tu as mis la barre haute! Va falloir assurer maintenant! ;o)))

Écrit par : Martine | 08/08/2010

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@ kikine : Perette ! Pas Perrine ! (ah mais non, il ne faut rien voir de personnel là-dedans :)
@ noukette : bienvenue ici :)

@ les filles : la suite est programmée cette semaine:)

Écrit par : amanda | 08/08/2010

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La suite!!!!
Je rêve d'une pièce montée aux allures de gréément en pleine tempête, de comices agricoles et d'amours clandestines entre des boîtes d'arsenic!!!

Écrit par : Lili Galipette | 08/08/2010

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@ lili galipette : hum... rien de tout ça, en fait...mais "amours clandestines entre les..." là, tu y es presque...:)

Écrit par : amanda | 08/08/2010

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Trop bien, trop drôle...attention, tu as peut-être une carrière devant toi car moi aussi je veux lire la suite..depuis le temps que je dis qu'il faut que je lise un harlequin ...pour voir...tu me combles!! J'adore les multiples références, les clins d'oeil (à la blogosphère par exemple) et puis surtout: la traductrice moldave / le regard bovin de charles / le beurre normand /... Bravo!!! et bonnes vacances en Provence (veinarde)

Écrit par : lancellau | 08/08/2010

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Perette, bien sûr! J'ai les neurones qui font la crème, moi! ;) Bonnes vacances!

Écrit par : Kiki | 09/08/2010

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Belle réécriture ! :D
J'attends la suite ! ;)

Écrit par : Leiloona | 09/08/2010

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Je n'arrive que tardivement mais j'adore !! Tu as une belle écriture ;o). Très bonne idée que de revisiter Emma Bovary, très bonne idée tout court, je lis la suite...

Écrit par : antigone | 12/08/2010

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Trop génial ! Dommage que les vrais Harlequin ne soient pas aussi drôles et bourrés d'humour... Je file lire la suite, et je glousse sur la dernière phrase !!!

Écrit par : liliba | 15/08/2010

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Naaaan mais je voulais dire, mets la Normandie en valeur ! C'est très bien la Normandie ! Ca vaut sûrement Seattle, et même Portland, Pittsburgh et Poughkeepsie. Enfin je suppose, je connais surtout la Basse-Normandie, peut-être que Rouen c'est vraiment la zone... ;-)

Écrit par : Nataka | 17/08/2010

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Aaaaaaaaaaaaaaaahhhhh MDR. J'attendais que les épisodes soient tous publiés pour lire (+ d'avoir un peu de temps) et je ne suis pas déçue.
Que de fines allusions :))
Allez je cours lire la suite....

Écrit par : uncoindeblog | 17/08/2010

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J'adore !!! Je te laisse, je file lire la suite...

Écrit par : L'or des chambres | 17/08/2010

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Karine m'avait allechée pendant ma visite, maintenant que je suis rentrée de vacances, je fais le tour des blogs...
Mais c'est trop génial, ce que tu écris!! :)
Le titre du roman conseillé par le libraire, c'est quoiiiiiiiiiiiii? :)

Écrit par : Pimpi | 17/08/2010

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@ pimpi : bah c'est Autant en emporte le vent ! (même si j'ai fait un erreur : quand Scarlett va au bal d'Atlanta avec Mélanie, elle n'est veuve que de CHarles Hamilton, elle n'a pas encore épousé Franck Kennedy)

Écrit par : amanda | 18/08/2010

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Ah bah voilà, je ne l'ai pas lu encore!!!
Karine :) va sûrement m'en vouloir de ne pas avoir reconnu, du coup!

Écrit par : Pimpi | 18/08/2010

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Je découvre seulement maintenant cette perle ! C'est excellent ! Je ne vais pas l'avaler d'une traite, tiens, je vais le lire sur quelques jours, pour faire durer le plaisir. Bravo en tout cas !

Écrit par : Melanie B | 30/08/2010

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