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« Helena Rubinstein, la femme qui inventa la beauté – Michèle Fitoussi | Page d'accueil | Le Horla, Maupassant, Lu par Michaël Lonsdale »

22/11/2010

Perette entend siffler le train

Comme vous le savez, Perette a la joie (ahem) de vivre en banlieue, banlieue bucolique s’il en est.

 

L’autre jour, donc, Perette avait rendez vous dans Paris et devait pour ce faire prendre le RER, source toujours inépuisable de plaisirs démodés.

 

Perette, donc, se rendit dans la ville desservie la plus proche (ville que nous appellerons ici Point A) afin d’honorer son rendez-vous, évidemment à l’autre bout de Paris (ville qui logiquement, s’appellera Point B). L’autre bout de Paris, donc, mais aussi de la banlieue, du monde, de l’univers et surtout du périmètre habituel de pérégrinations de Perette. L’Est de Paris. Déjà, Perette aurait dû se méfier.


 

Perette, donc, se rendit à la ville et  courut à la gare, cheveux au vent et talons hauts cliquetants. Le RER lui passa sous le nez, elle acheta donc un magazine qu’elle feuilleta distraitement en s’installant sur le quai, noyée dans la cohue mais dissociée du bruit.

 

Quinze minutes plus tard un autre RER arriva et Perette s’installa, le nez toujours plongé dans son magazine.

 

Pour s’apercevoir, à la faveur d’une rêverie inopinée, que ce RER était en fait un train.

 

Un train qui, visiblement, n'allait pas vers Paris.

 

Un train dans lequel Perette n’avait rien à faire.

 

Perette, ayant difficilement trouvé une place pour se garer, était entrée dans la gare par une entrée latérale et avait pris la voie de gauche machinalement. Sauf que la voie de gauche, en passant par l’avant, devenait logiquement la voie de droite. Et que Paris est sur votre gauche quand vous arrivez par l'arrière, et sur votre droite quand vous arrivez par l'avant. Logique. Quand on y pense.

Perette demanda à la dame assise en face d’elle où allait ce train. La dame lui confirma malheureusement ce qu’elle savait déjà. Le train n’était pas un RER, il allait dans l’autre sens, pas du tout à Paris. Il allait de l’autre coté du bout du monde. Aux antipodes. Au pôle nord. En bref dans une autre banlieue. Mais pas à Paris.

 

Très aimable, la dame, habituée sans doute aux errances franciliennes, se voulut rassurante et donna à Perette le nom du prochain arrêt.  

Perette pesta, râla, invectiva le dieu des étourdies. Remercia la dame qui lui précisa même les prochains horaires des prochaines stations des prochaines banlieues des prochaines galaxies. Au cas où Perette se perdrait à nouveau.

 

Sachant que dans ces lointaines contrées l’assiduité des trains n’est en rien équivalente à celle des métros, Perette  comprit alors que son assiduité personnelle n’aurait rien à envier à celle de ces trains et que son rendez-vous risquait bien de l’attendre, le prochain train la ramenant au Point A  (à partir du point C où elle débarquerait bientôt) étant annoncé 25 minutes plus tard.

 

Enfin débarquée sur le quai dépeuplé du Point C, Perette appela son amie pour lui raconter sa mésaventure et surtout reporter l’entrevue. Perette papotait, Perette discutait, Perette attendait, puis Perrette raccrocha en entendant siffler le train.

 

 

Le train qui, dans la brume, s’avançait vers elle, tel le train de Méliès en gare de La Ciotat.

 

Sauf qu’à La Ciotat, il fait beau. Et là, Perette gelait.

Mais, Perette, forte à l’idée de rentrer un jour prochain chez elle, trépignait presque de plaisir et de soulagement.

 

Ceci dit, au bout d’un court instant, Perette avisa que le train, bizarrement, semblait vouloir s’arrêter sur la voie… opposée.

 

L’autre voie. 

Celle d’en face. 

L’autre, quoi.   

Pas celle sur laquelle on reste en papotant, plongée dans une conversation téléphonique, oubliant qu'il faut changer de voie si l’on veut repartir dans l’autre sens. Logique. Quand on y pense.

 

Perette courut.

 

Perette fonça, longeant le quai et s’élançant sur les escaliers qui mènent au pont qui lui-même mène aux autres escaliers qui eux mêmes mènent au quai.

 

Mais Perette n’est pas Marie Jo P. Perette porte des talons hauts. Perette ne court jamais si ce n’est après le temps ou ses clefs de voiture. Perette s’octroie plusieurs fois par jour une pause cigarette.

 

Perette courut ou plutôt claudiquât, franchit enfin le pont, arriva sur le quai…

 

Pour voir le train repartir dans un rugissement sadique autant que sarcastique. Le saligaud.

 

Perette était au désespoir. Elle songea même à se jeter sous les roues du prochain quand il passerait.

 

Dans 25 minutes, donc.

 

Sachant qu’une jeune femme a en général deux choix devant elle en cas de désespoir, ie le suicide ou l’appel à une amie, Perette rappela son amie dans le but évident de se faire plaindre.

 

Son amie s’esclaffa.

La garce. 

Enfin, au bout de 25 minutes qui lui semblèrent des heures, Perette put monter dans le bon train, ie celui qui la ramènerait à son point de départ sans même passer par les cases chance et encore moins Saint Lazare.

 

Elle s’installa, épuisée, pour se rendre compte que le type en face d’elle la regardait fixement en se passant la langue sur les lèvres. L’enfoiré.

 

Perette regretta de ne pas être armée. Changea de place.

 

Enfin, au bout d’un moment, Perette put descendre, récupérer sa voiture, rebrousser chemin et retrouver son foyer, un café au lait et se lancer dans un exercice improvisé : 

 

Sachant que le point A est éloigné de Paris de 25 kilomètres, qu’un RER avance à une vitesse moyenne de 90 km / heure, combien de temps aurait dû mettre Perette pour se rendre à Paris ?

 

Sachant également que le point C est éloigné du point A de 16,1 kilomètres, que le temps d’attente entre chaque train est estimé à 25 minutes, et que le temps de franchissement d’un pont est estimé à 3 minutes.

 

Sachant le temps de franchissement d’un point doit être pondéré en fonction de la hauteur des talons (8 cm) et de la vigueur des poumons (mauvaise).

 

 

Combien de temps Perette a mis pour effectuer un trajet Point - Point A ?

 

Vous avez 15 mn.

 

 

 

06:00 Publié dans Brune dehors blonde dedans | Lien permanent | Commentaires (41) | |  Facebook

Commentaires

Justement je me disais que j'aimerais bien retrouver Perette mais je ne vais pas commencer la journée en triturant mes pauvres neurones, je préfère, et de loin, actionner mes zygomatiques, merci Perette!:)

Écrit par : cathulu | 22/11/2010

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Pauvre Perette :-)) Pour la consoler, j'ai confié hier le roman de Richard Price à son amie moqueuse. Donc si Perette retrouve le chemin de la capitale, elle sera récompensée de Price ;-P

Écrit par : Stephie | 22/11/2010

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Elle charrie, Perette. Déjà qu'elle nous demande de compatir, elle voudrait en plus nous faire bosser ? :))

Écrit par : Cuné | 22/11/2010

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Mon Dieu j'ai autant ri en te lisant qu'en t'écoutant vendredi. I'm a bitch but I love you. :-))

Écrit par : l'amie moqueuse | 22/11/2010

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Perette est irrésistible, et toutes ses étourderies viennent d'une erreur première : apparemment, Perette escomptait prendre le RER sans livre dans son sac (puisque tu es allée acheter une revue pour patienter). Si tu avais eu le kit de survie de base (un téléphone + un livre), rien ne serait arrivé.
(bon, ou pas, après tout, on ne peut pas savoir)

Écrit par : erzébeth | 22/11/2010

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J'ai bien rigolé et c'est raconté avec talent! ;p

Écrit par : Sabbio | 22/11/2010

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Perette, je t'aime. Quand je te lis, je me sens moins seule! :-D

Écrit par : chiffonnette | 22/11/2010

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Chouette, le retour de Perette ... et quel retour en beauté ;) J'en ris encore !!!

Écrit par : Joelle | 22/11/2010

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Erzébeth m'a coupé l'herbe sous le pied : je m'étonne que tu n'aies pas emporté un bouquin à lire pendant ton périple, même si tu l'envisageais plus court ! (et ne me dis pas que tu n'avais pas pris de livre pour être plus attentive à ce qui t'entourait ;) !)

Écrit par : Brize | 22/11/2010

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J'adore... En tout cas, te lire, a ensoleillé ma journée... La scène prend si bien forme, on te voit, là, pauvre Perette, perdue dans cette immensité :0)

Écrit par : L'or des chambres | 22/11/2010

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En lisant ton billet, je me demandais d'où vient ce plaisir quasi jouissif de rire du malheur des autres...
(c'est clair que depuis toutes ces années, elle a morflé Marie-Jo PERETTE ;o) )

Écrit par : In Cold Blog | 22/11/2010

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Je ne vous connaissais pas Perette, enchanté de vous rencontrer.
Je vous connais maintenant et j'ai bien ri et puis de mon coin enneigé pas encore neigeux vous m'avez rappelé mon enfance, adolescence et adultescence.
Aah! courir après un train qui vous démarre sous le nez, quelle plaisir, quelle joie. Ici, il n'y a presque pas de train de banlieue et on ne connait pas ces amusements colériques.
Je me souviens avoir, un jour, décidé que plus jamais je ne me précipiterai pas pour l'attraper ce wagon impoli et insouciant. Ainsi fut-il ! et moi, qui était déjà souvent en retard, que pensez-vous qu'il se passât ? Vous pouvez remplacer souvent par toujours.
PS: Banlieue ouest ? hein? Ah St Lazare et ses hots dogs et ses jolies gares désuètes, Rueil, Bécon-Les-Bruyères, et Nanterre surtout Nanterre.

Écrit par : Le Papou | 22/11/2010

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J'ai cliqué sur "la garce" pas bien de balancer les copines.
Cela faisait longtemps que Perrette n'avait pas fait des siennes, tiens!
Quand on habite (comme moi) des provinces siiii reculées voire coins paumés et qu'on monte à la capitale, on vérifie 20 fois si on est au bon endroit et on évite les ennuis (juste un conseil). C'est dans l'habituel qu'on se fie trop aux trains et autres.
En tout cas, joli billet, au moins on en a profité! Merci!

Écrit par : keisha | 22/11/2010

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J'ai cliqué sur "la garce" pas bien de balancer les copines.
Cela faisait longtemps que Perrette n'avait pas fait des siennes, tiens!
Quand on habite (comme moi) des provinces siiii reculées voire coins paumés et qu'on monte à la capitale, on vérifie 20 fois si on est au bon endroit et on évite les ennuis (juste un conseil). C'est dans l'habituel qu'on se fie trop aux trains et autres.
En tout cas, joli billet, au moins on en a profité! Merci!

Écrit par : keisha | 22/11/2010

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Quand ch'rai grand, jamais jamais jamai, ô grand JAMAIS, j'voudrais être Perette !

Écrit par : LVE | 22/11/2010

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@ cathulu : merci :)
@ stephie : génial, tu es super !
@ cuné : hé hé :)
@ l'amie mmoqueuse : you're the bitch I love too :)
@ erzie : je dois être honnête... j'avais un livre. Un gros. Eu la flemme de le sortir et de m'y plonger, préféré un magazine futile :))
@ sabbio ! merci :)
@ chiffonnette : on ferait une belle paire, sur un quai de gare :)
@ joelle : ravie de te faire rire :)

Écrit par : amanda | 22/11/2010

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@ brize : comme je l'ai dit à Erzie : j'ai été flemmarde...
@ l'or des chambres : merci beaucoup :)
@ le papou : merci, c'est très gentil :)) St lazare, oui, et banlieue ouest, plus loin que Rueil du coté de St Germain...:))
@ Keisha : je t'en prie et merci à toi :) et le soir même, c'est dans "l'habituel" que je me fiai à ma connaissance quasi séculaire de l'étroitesse d'un parking du théâtre... et l'éraflai consiencieusement avec ma voiture...:)
@ LVE : ah bah tu rateras plein de choses, tiens !

Écrit par : amanda | 22/11/2010

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Perette est peut-être étourdie, mais au moins, elle m'a mise d'excellente humeur et en bonus je me sens du coup moins seule: à chaque fois que je fais l'effort femme fatale = talon de plus de 2cm, je loupe mon train, j'arrive au boulot en retard après avoir couru comme une girafe, rouge et transpirante. Au final, quotient glamour zéro.

Écrit par : zarline | 22/11/2010

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mouarf... tu m'as fait rire, j'en ai réveillé le chat (qui ne te remercie pas!) pauvre Perette!

Écrit par : choupynette | 22/11/2010

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Perette, tu me fais mourir de rire mais aussi de soulagement (ouf, je ne suis pas toute seule) puisque cette histoire m'est arrivé un certain nombre de fois (que mon égo refuse de dévoiler)... ah les joies de vivre dans cette si champêtre banlieue parisienne :)

Écrit par : Kikine | 22/11/2010

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J'ai toujours dit que le RER était compliqué. Ca me rassure si même les gens du cru ont aussi du mal :-D

Écrit par : Manu | 22/11/2010

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Quelle étourdie cette Perette...mais c'est pour notre plus grand plaisir (bon, ok, c'est pas beau de profiter du "malheur" des autres, mais là c'est irrésistible!)

Écrit par : lancellau | 22/11/2010

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Oui, bon, tu cumules. Mais c'est parce que tu fais tout d'un coup et après tu es tranquille un bon moment, non? C'est une méthode au moins aussi efficace que celle dite de l'étourderie petite, mais permanente.

Et sinon, samedi j'ai pu constater qu'il n'était pas nécessaire de faire des pauses cigarettes pour avoir les poumons en feu après trois mètres, et que dans une ville inconnue il pouvait être utile de partir en avance pour la gare, sous prétexte de devoir prendre un taxi - pour rejoindre la deuxième gare. Oui mais le taxi c'est chic.

Écrit par : Mo | 22/11/2010

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Je suis ravie de retrouver Perette, mais elle, la pauvre doit en avoir soupé de ces trains qui ne partent jamais du bon quai et ne vont jamais au bon endroit ! Je compatis... d'autant plus que c'est typiquement le genre de choses que je suis capable de faire (enfin de ne pas faire !) !

Écrit par : bladelor | 23/11/2010

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Longtemps mdr!

Écrit par : Ori | 23/11/2010

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@ zarline : en fait 8 cm est mon minimum quasi quotidien, mais sans courir :)
@ choupynette : présente toutes mes excuses à ton chat !
@ kikine : :))
@ manu : non, le RER n'est pas compliqué, c'est moi qui suis gourde :)
@ lancellau : c'est ça moque toi !
@ mo : je cumule aussi des petites choses que je ne raconte pas... tu t'es trompée de gare ?!
@ ori : ;))
@ bladelor : :))

Écrit par : amanda | 24/11/2010

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Je te trouve bien injuste avec ton amie qui a du te supporter près d'une heure au téléphone. ;-)

Écrit par : Caroline | 24/11/2010

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@ caro : la prochaine fois, je t'appelle toi :)

Écrit par : amanda | 24/11/2010

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Ah non, ça j'avais fait en Allemagne. On avait un changement à la Gare Du TGV, on est donc allé directement là-bas, parce que la navette, eh ben on l'a ratée...

Écrit par : Mo | 24/11/2010

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Oh my god! Je viens de lire cette aventure de Perette et je suis morte de rire. Pauvre fille. Et j'imagine très bien la dite copine à peine capable de parler tant elle riait. (Bon, j'aurais probablement fait pareil, hein...) Un jour, je te raconterai comment je me suis ramassée à 400 km de mon lieu de rendez-vous. Et si tu es gentille, je te dirai peut-être que moi, je conduisais, en plus ;) Même pas l'excuse des trains qui ne sont pas du bon côté.

Écrit par : Karine:) | 25/11/2010

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Mouarf ! J'avais loupé cet épisode, à défaut de train ! :P

Écrit par : Leiloona | 26/11/2010

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@ mo : ;))))))))))))))))
@ karine : ladite copine riait beaucoup, oui, et il y avait de quoi rire :) et oui, j'espère bien que tu me (nous) raconteras ton histoire de 400km de ton RV :)
@ leinonna : :))

Écrit par : amanda | 26/11/2010

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mouaaahaaaahhh ! j'adore Perette mais je n'essaierai même pas de résoudre le problème mathématiques (j'avoue, je n'ai même pas essayé de lire l'énoncé ! (on a toutes nos défauts après tout!))

Écrit par : emeraude | 27/11/2010

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Ouarf ! Morte de rire,j'imagine trop la scène !!!

Écrit par : liliba | 28/11/2010

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@ emeraude : tss..:)
@ liliba : moqueuse :)

Écrit par : amanda | 29/11/2010

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Bah ma jolie, voilà une sacrée aventure! J'espère que ça ne lui arrive pas trop souvent de se tromper Perrette parce qu'en ce moment il neige...

Écrit par : La Plume et la Page | 02/12/2010

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@ la plume et la page : :)) ça dépend, mais parfois c'est moins "grave":)

Écrit par : amanda | 03/12/2010

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j'aurais été très énervée à la place de Perette :)
bon heureusement, je connais trop mon arrêt de RER pour faire cette erreur depuis celui-ci (et j'ai la chance qu'il amène au pire, une station plus loin)

Écrit par : Stéphanie | 05/12/2010

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@ stephanie : ;)))

Écrit par : amanda | 05/12/2010

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J'adore ces épisodes de la vie de Perette, elle nous fait bien rire :) Et alors, elle l'a retenté ce voyage ?

Écrit par : Mona | 21/12/2010

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@ mona : merci :) et oui, retenté, évidemment, plusieurs fois par semaine, avec succès, thanks God !

Écrit par : amanda | 22/12/2010

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