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18/11/2009

DANS LES LIMBES – JACK O’CONNELL

Dans les limbes, dans un état incertain, vague, flou, un état dont les contours resteront nébuleux et jamais définis, voilà l’état connell.jpgdans lequel je termine le roman de Jack O’Connell. Avec pourtant la certitude, la conviction profonde d’avoir lu là un roman que je relirais et relirais sans aucun doute.

 

Parce que sous l’apparence, l’appellation « Thriller » se cache autre chose que le simple roman à suspens plus ou moins saupoudré de fantastique qu’évoque la quatrième de couverture.

 

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16/11/2009

L’ENFER DES REVES – THEODORE ROSZAK

Deirdre est une Guetteuse. Elle a la possibilité de s’introduire dans le rêve des gens, d’écouter, de voir, d’entendre, mais aussi, roszak.jpget surtout, de manipuler leurs rêves. Traumatisée par la mort violente de ses enfants et de son mari, Deirdre officie désormais auprès du docteur Devane, dans sa clinque de psychiatrie. A la fois patiente et soignante, elle pénètre dans les rêves des patients, manipule les esprits et les inconscients. Sa prochaine mission consistera à aider Sœur Constancia, une religieuse pressentie pour le Prix Nobel de la Paix. Constancia refuse les phases de sommeil qui la terrorisent de plus en plus. Deirdre va découvrir que la clinique Devane n’est pas uniquement un centre de soins médicaux, mais au cœur d’une entreprise gouvernementale peu recommandable. Et qu’elle n’est pas la seule Guetteuse. D’autres Guetteurs, moins bien intentionnés, vont croiser son chemin.

 

 

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13/11/2009

HUNGER GAMES – SUZANNE COLLINS

Vous vous souvenez du film « Le prix du danger » de Yves Boisset, il y a quelques longues années, où des candidats pouvaient participer à un jeu hungergames.jpgtélévisé de type téléréalité dans lequel les candidats devaient tout simplement s’entretuer et le vainqueur gagnait une somme très substantielle ? Ici, nous sommes un peu dans ce jeu là, sauf que nous sommes en Amérique du Nord dans un futur plus ou moins lointain, que les candidats sont tirés au sort, ne peuvent se soustraire au jeu et qu’ils sont âgés de 12 à 18 ans.

 

Katniss a seize ans quand le nom de sa petite sœur Prim est tiré au sort. Prim a 12 ans, c’est sa première Moisson (tirage au sort donc, et participation potentielle). Katniss est habituée au braconnage (le pouvoir du Capitole, ou gouvernement, affame volontairement ses citoyens pour mieux les soumettre à son régime totalitaire), elle a l’habitude d’aller chasser en forêt, est plutôt futée et débrouillarde avec un arc et des flèches. Comme la loi l’y autorise, elle se porte volontaire en remplacement de Prim et prend la route pour l’Arène, où sa prestation face à vingt trois autres Tributs (deux candidats garçon / fille pour chacun des douze districts du pays) sera filmée vingt-quatre heures sur vingt-quatre.

 

Vingt-quatre candidats, un seul survivant. A coté de ça, Koh Lanta ressemble à une animation à l’orgue de barbarie pour maison de retraite…

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12/11/2009

SIX HEURES PLUS TARD – DONALD HARSTAD

C’est officiel, mes amis, je passerai mes prochaines vacances dans l’Iowa. En plus, en amérindien, Iowa veut dire « Beau pays ». harstad.jpgSi si. J’ai envie d’y aller. D’y aller pour rencontrer Carl Houseman, le shérif adjoint du comté de Nation (ceci dit je n’ai rien trouvé sur Nation sur le site touristique de l’Iowa, ni sur la ville de Maitland, mais bon…).

 

Mmmmm. Ceci dit, l’Iowa c’est loin. Et puis c'est un peu perdu perdu au fond de la pampa aussi...Alors j’irai d’abord à Londres, puisque c’est à Londres que se déroule la nouvelle enquête de Carl Houseman, shérif adjoint du comté de Nation, Iowa, donc.

 

SI Carl est envoyé à Londres c'est parce qu'une jeune fille de Maitland, Emma Schiller, a disparu. Etudiante dans la capitale anglaise, Emma ne donne aucune nouvelle depuis plusieurs jours. Ses colocataires, Vicky et Jane (la fille de Carl) sont inquiètes. Carl est envoyé sur place pour observer, assister éventuellement la police britannique, bien qu’il n’aura sur place aucune autorité légale. Et se retrouve mêlé à une sombre histoire de terrorisme islamique, espionnage, histoires de mœurs, journalisme à sensation…

 

Ce que je trouve vraiment intéressant, dans ces enquêtes de Carl Houseman, c’est que nous sommes loin d’un thriller à suspens implacablement tissé*, loin des méchants patibulaires et intelligents, loin des standards des enquêtes habituelles de certains romans policiers ou d'espionnage. Ici, Carl Houseman et New Scotland Yard sont aux trousses d’une espèce de groupement idéaliste islamique, farouchement convaincus et prêts à tout, y compris à se faire sauter, certes, mais, comment dire… très naïfs. Donc manipulés par des plus méchants encore.

 

Question suspens, c’est pareil : alors que nous saurons très vite ce qu’il advient d’Emma Schiller, Donald Harstad réussit à nous river à son intrigue. Ce qui importe, ce n’est plus le sort d’Emma, mais la façon dont Houseman va réussir à mener son enquête, traquer les ravisseurs (qui ont des airs de Pieds Nickelés façon Dalton), et remonter la piste d’un réseau de terrorisme prêt à passer à l’action le jour où le Président Bush est en visite à Buckingham.

 

On commence le roman donc, on se régale à suivre Houseman, toujours aussi placide et terre à terre, un peu plus touché quand même parce que cette fois sa fille Jane est embarquée bien malgré elle dans cette histoire, on aime toujours autant les personnages secondaires savamment travaillés(la journaliste prête à tout pour un scoop, bienvenue au pays des tabloïds !, les agents du MI5 anglais, le professeur roublard, vicelard et pas très malin, au final, et aussi, et surtout, les jeunes apprentis terroristes très bêtes, et donc tout autant dangereux), on apprécie toujours autant le style direct et les dialogues, le tout va droit au but et on se retrouve, six heures plus tard, le roman refermé et le sourire aux lèvres.

 

 

* d'ailleurs, Ys m'a fait noter par la suite une coquille / incohérence qui m'avait totalement échapé (et que son oeil averti a immédiatement remarqué) absorbée que j'étais par le récit.

Cuné, Ys, et Cathulu sont conquises aussi. Un charter pour l'Iowa, girls ?!

 

 

Six heures plus tard, Donald Harstad

Le cherche midi, Novembre 2009, 343 pages

05/11/2009

Et que le vaste monde poursuive sa course folle – Colum McCann

« Et que le vaste monde poursuive sa course folle vers d’infinis changements ». C’est au poème d’Alfred  Lord Tennyson que mccan.jpgColum McCann emprunte le très beau titre de son roman. Joli titre pour un roman que j’ai trouvé agréable à lire, quoiqu’un peu irrégulier.

 

Au pied du World Trade Centre, des hommes et des femmes marchent ou courent, chacun dans son quotidien, seuls au milieu des autres. Ils se croisent, s’effleurent, ne se regardent pas. Des silhouettes hagardes, plongées dans la course de la vie. Et puis lui, en haut, celui qu’un remarque, puis un autre, et encore un autre… Celui qui vole entre les tours, celui qui défie l’apesanteur, le funambule, l’ange qui flotte dans le ciel. D’un coup la ville s’arrête, les regards se tournent vers ce seul point infinitésimal dans le ciel… les trajectoires se figent et tous semblent communier autour d’un seul point : l’homme qui défie le ciel.

 

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10:35 Publié dans *Litterature Anglo-saxonne* | Lien permanent | Commentaires (14) | Tags : new york, solitude, détresse | |  Facebook

02/11/2009

L'EXPERT – TREVANIAN

Ce qui est agaçant, quand on commence une série en lisant le deuxième volume, c'est qu'il faut faire preuve d'imagination pour trevanian.jpgse représenter les épisodes précédents et s'accommoder des rappels de l'auteur sur le passé de son ou ses personnages. Ici, dans ce deuxième volet des aventures de Jonathan Hemlock, alpiniste renommé, amateur et critique d'art, homme de charme et d'esprit, nous apprenons dès le début que Jonathan, non seulement content d'être un expert éclairé dans son domaine (Jonathan a l'œil absolu, il repère un faux d' un seul coup d'œil) est aussi, et surtout, un ancien tueur, ex-employé du CII (cellule de contre assassinat américaine). Jonathan a pris du recul et s'est retiré des affaires depuis son dernier contrat. Il se consacre à ses conférences et expertises d'art et le voilà à Londres où un homme est assassiné, empalé, dans le beffroi de l'église St Martin in the Fields. Peu de temps après, Jonathan est contacté par une organisation secrète, organisation similaire au CII américain, qui lui demande de reprendre du service.

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