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25/01/2008

LA VERITABLE HISTOIRE DE MON PERE – NICOLAS CAUCHY

d242c9a585c525331c192e3b253ba530.jpgVous êtes un homme de 50 ans, vous gagnez beaucoup d’argent.

Vous êtes respecté par votre entourage et vous consacrez votre vie à votre réussite professionnelle.

Vous êtes divorcé, remarié, vous avez deux filles.

Votre première fille a 15 ans, vos n’éprouvez rien pour elle ; ni haine, ni amour, elle vous indiffère. Elle vous aime, mais vous lui tournez le dos.

Votre femme vous aime. Vous la trompez.

Un beau jour, vous ouvrez les yeux et vous apercevez que vous aimez votre deuxième fille, qui a 4 ans.

Cet amour vous submerge tant que vous la tuez et prenez la fuite au volant d’une Porsche volée en emportant son cadavre…

**

C’est un premier roman singulier et saisissant que nous offre là Nicolas Cauchy.

Saisissant par son sujet : un homme à qui tout réussit perd soudain les pédales et tue sa fille par amour. Il prend la fuite et ce voyage sera l’occasion de revenir sur sa vie, consacrée à la réussite, dénuée de sentiments, sa vie égocentrique qui a consumé toute sensation, toute émotion en lui. Il vit dans une urgence mécanique, aveugle à tout ceux qui l’entourent et surtout à sa fille aînée, trop laide, trop grosse, trop insignifiante.

Saisissant par son style : clinique, glaciale, mécanique, la plume de Nicolas Cauchy déroule cette histoire comme un road movie, effroyable, nauséeux, stupéfiant.

Pas de sympathie pour ce héros qui n’en est surtout pas un, non, mais un intérêt certain, une sorte de fascination pour ce tremblement de vie qui anéantit tout ce que cet homme a construit.

Des mots simples et un style dépouillé vont remonter le cheminement de cet homme, comme un compte à rebours vers l’irréparable, l’odieux, l’inexplicable. Une vie qui se fracasse brutalement, une fuite désespérée. 

**

Vous êtes une lectrice passionnée. Vous avez avalé le roman de Nicolas Cauchy en une seule bouchée, quasiment sans mâcher. Vous êtes barbouillée. Il vous laisse dans la bouche un goût amer et pourtant vous n’avez pas un seul instant pensé à recracher. Au contraire vous l’avez avalé goulûment.

Pour digérer et faire passer la migraine qu’il a provoqué vous prenez un comprimé. Vous êtes sonnée mais vous avez envie de le relire, là, maintenant, pour essayer de comprendre, parce tout au fond de vous, vous savez que l’amour peut être mortel.

Merci à Caro[line] pour le prêt, son avis ici.

 

Les avis de Anne, Fashion, Flo, Holly, Laure, Lily, Stéphanie, Tamara, Thom

08:45 Publié dans *Litterature Française* | Lien permanent | Commentaires (20) | |  Facebook

24/01/2008

PETITS ARRANGEMENTS AVEC L’INFAME – PATRICIA PARRY

ddd5d0d91f29b635719db79631cdf519.jpgPrenez :

-                   -  un psychiatre divorcé, plein de charme, roulant en Porche

-                    - une ex-femme très belle, psychiatre également,

-                    - une députée extrémiste et médiatique

-                    - un jeune homme hanté par des rêves aussi incompréhensibles qu’effroyables

-                    - une jeune fille égorgée dans l’appartement familial

 

Ajoutez y trois morts mystérieuses survenues 250 ans auparavant, une histoire d’amour en ayant découlé, un philosophe du siècle des Lumières.

 

Saupoudrez le tout d’une pincée d’extrémisme religieux, arrosez de déchaînement médiatique, portez lentement à ébullition  et vous obtiendrez un polar corsé, bien serré qui vous tiendra en haleine et vous ôtera toute velléité de dormir pendant quelques heures.

 

Après les Brûleurs de temps dans « L’ombre de Monfort », Patricia Parry revient ici avec un deuxième roman particulièrement réussi qui, je n’en doute pas, la fera entrer dans la cour des grandes auteures de romans policiers.

 

Dans « Petits arrangements avec l’infâme », elle utilise une affaire qui a mis en émoi le XVIIIème siècle : l’Affaire Callas, encore enseignée aux collégiens toulousains, dont Voltaire s'inspira pour écrire le Traité sur la Tolérance.

 

En la faisant habilement et contre toute attente resurgir au XXIème siècle, Patricia Parry imbrique judicieusement passé et présent qui se rejoignent dans un polar extrêmement bien ficelé, une intrigue captivante dont les fils se dénouent lentement et laissent leur poison se distiller au fil des pages jusqu’à un dénouement totalement inattendu.

 

Ce deuxième roman est encore plus abouti que le précédent, plus maîtrisé, plus pénétrant encore. Le style s’est affiné, aiguisé pour mieux maintenir le lecteur en haleine, lui offrir un héros plein de charme, un suspens obsédant et une intrigue moderne et palpitante.

 

Je ne doute pas que nous retrouverons bientôt le professeur Le Tellier, dont je vais attendre les prochaines aventures avec fébrilité et impatience!

 

 

L'avis de Stéphanie, qui, les grands esprits se rencontrant, fait son billet aujourd'hui-même!

 

L’avis de Fashion

 

Le blog de Patricia Parry

23/01/2008

LES CANDIDATS – YUN SUN LIMET

84db407d93f18c4314d717a4e683e832.jpgJ’ai lu « Les candidats » à sa sortie, en 2004. Je l'ai relu deux fois depuis. Loin de moi ici l’idée de faire du neuf avec du vieux, mais ce roman fait partie de mes « for ever books » et depuis longtemps je pense à partager ici les émotions qui m’ont submergée à sa lecture.

Jean et Marie sont orphelins. Leurs parents se sont brutalement tués dans un accident. Ils avaient confié à leur notaire leurs dernières volontés : Jean et Marie seraient recueillis et élevés par leurs amis Anne et Patrick. Si ceux-ci, pour une quelconque raison, ne pouvaient assumer cette responsabilité, Valérie et Alain auraient cette charge. Ou Laure et Philippe, ou enfin Gisèle et Frédéric.

Submergée est un mot trop faible ceci dit. Sa lecture m’a dévastée.

Yun Sun Limet écrit très simplement, sans décorum inutile, mais sa plume vous écorche le cœur en touchant la plus intime, la plus effroyable des questions : que deviendront vos enfants si vous disparaissez ? Qui les élèvera ? Que deviendront-ils ?

C’est un très beau récit à plusieurs voix, celles de ces couples qui se voient chargés d’élever Jean et Marie, les enfants de leurs amis, les enfants qu’ils aiment. Chacun son tour, l’un d’eux va prendre la parole pour évoquer leur amis disparus, leurs enfants, et les répercussions qu’un tel héritage pourra avoir sur sa vie.

Imaginez qu’une telle responsabilité vous incombe : la première réponse serait « oui, évidemment », mais recueillir les enfants d’amis disparus, alors qu’on n’a pas encore fait son deuil, peut faire basculer l’édifice parfois fragile sur lequel est bâti la vie d’un couple.

Désarmés, démunis, les « candidats » essayent d’honorer la confiance de leurs amis, mais ce poids inattendu, ce cadeau inestimable est une déflagration dans leur vie.

Douleur, peur, culpabilité, honte, devoir de mémoire : l’amour sincère qu’ils portent aux deux enfants peut-il suffire à annihiler les bouleversements provoqués ?

C’est une roman débordant d’émotions, délicatement décrites, celles de ces quatre couples, celle d’une grand-mère, d’une tante, et pour finir, le dernier récit, celui de Marie, quelques années plus tard.

Un livre que l’on referme en chancelant.

 

Les candidats – Yun Sun Limet - Points - 235p

L’avis de Yansor (Tatiana de Rosnay)

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17/01/2008

EXISTE EN CIEL – CHRISTINE SPADACCINI

885f9c373f11cc7626e98da868ac4157.jpgChristine Spadaccini est passée ici la semaine dernière, suite à ma conversation avec Clarabel. Intriguée, curieuse je me suis rendue sur son blog.

 

Belle lecture, beaux billets ; Existe en ciel ? Aussitôt aperçu, aussitôt recherché, je trouve son livre chez l’ami amazon et le commande illico, en me disant que, bloggueuse ou pas, talent ou pas, ma critique serait de toute façon objective. Et elle le sera.

 

Nous voilà donc plongés dans un petit recueil de nouvelles. 13 nouvelles exactement.

 

Au tout début, c’est joli, mignon, pas mal.

Ouais, elle écrit bien, la Kiki , mais est-ce assez pour terminer le recueil sans se lasser ? Elle a l’air bien gentil, la Mémé Noska de la première nouvelle, mais bon, les bons-sentiments-la-jolie-nostalgie-la-photo-qui-me-rappelle-ma-mémé et tout et tout, pas de quoi en faire un roman, quand même ! Va peut-être falloir passer à la vitesse supérieure, si elle veut pas que je classe le bouquin dans les « à terminer un jour ou l’autre ».

 

Et puis vlan. Voilà t-y pas qu’elle te fiche une claque, la Kiki  ? Qu’elle t’envoie bouler dans une purée de sale histoire qui te retourne le cœur, qui te chamboule les tripes et t’arrache presque des larmes !

 

Me serais-je trompée ? Les phrases qui se marrent, les jeux de jolis mots, les sourires coquins cacheraient ils un truc bien plus profond ? Pas besoin de gratter pour trouver la noirceur des personnages, les douleurs, les blessures, les successions d’événements banals qui transforment des pans de vie en pannes de vie, pas besoin de gratter, non.

 

La Kiki , au détour d’une phrase, elle te file un putain de revers à chaque fois, la vache, que t’en reviens pas !

 

V’là-t-y pas qu’elle te dégoute de la crème catalane ad vitam aeternam tout en te ligotant d’un ton badin, tout en t’emberlificotant dans un melting pot d’humour, de tendresse, avec ses mots espiègles, ses mots-mélange, ses mots-couteaux !

 

V’là-t-y pas qu’elle te balance une « élection pestilentielle » où la « star is borgne », qu’elle te fait croire que les ânes du village ont bu la lune, ouais, t'as bien lu, à ta santé, va ! Même que tu feras plus l’amour devant un miroir sans penser à Ruth, même qu’avant de foutre le feu au paillasson t’y réfléchiras à deux fois !

 

On s'y perd un peu, on s'y retrouve, on fait un pause pour souffler parce que ça arrache, puis on y retourne, encore tout retourné.

 

Parce qu’en dessous des mots se cachent des trésors de réflexions, des extraits d’humanité salement inhumaine, et qu'en dessous de ces extraits d'humanité salement inhumaine il y a justement une grande humanité. Celle de Kiki.

 

D'ailleurs Kiki, tu m’énerves ! J’ai des choses à faire, moi, cet après-midi ! Pourquoi je l’ai commencé ton bouquin ? Pourquoi tu m’as chopée-même-que-je-veux-plus-m’arrêter-maintenant ? Ras le bol des écrivains kidnappeurs !

 

Bon, pour te faire pardonner, je veux bien que tu m’offres « Aïe love you », ton premier roman. Oh et puis non, ne me l’offre pas, j’irai l’acheter, ça te fera des droits d’auteurs ! Parce que tu le vaux bien !

 

Existe en ciel, Christine Spadaccini – Editions [MiC-MaC], 170 p

Clarabel est aussi maso que moi (mais bien plus polie quand elle écrit) !

Le blog de Christine Spadaccini (Kiki)

ps : en plus elle me rend vulgaire, la Kiki, j'avais jamais dit autant de gros mots !!! Désolée (en fait, non, mais bon...)

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15/01/2008

A QUOI REVENT LES LOUPS – YASMINA KHADRA

c3e470181cc7b671c41435b6a724f339.jpgNafa Walid est jeune, beau et rêve de faire du cinéma. Mais une belle gueule ne suffit pas à décrocher la lune et les étoiles, quand on est né dans la casbah d’Alger, qu’on est pauvre et sans relations. Nafa accepte donc de devenir chauffeur de maître dans une famille de riches notables algérois. Il faut bien manger, il faut bien gagner sa vie quand on est issu d’une famille honnête et croyante.

 

Ca, de l’argent, il va en gagner, Nafa ! Mais il découvre aussi un monde corrompu, pourri, vicié, rongé. Ses économies augmentent au fur et à mesure que sa dignité s’émiette. Fierté ? Courage ? Amour propre ? Nafa met tout cela de coté et s’efforce d’oublier ses principes (« Il est des ensorcellements qu’aucun exorciste ne saurait conjurer, quand on a frémi sous leur envoûtement, on ne peut plus s’en passer… Maintenant que j’avais une vue sur le paradis des autres, je m’évertuais à en croquer les périphéries, me contenant d’une miette par ci, d’une éclaboussure par là, persuadé que l’odeur de la fortune, quand bien même elle me passerait sous le nez, valait tous les folklores des bas-quartiers. »), Nafa est prêt à tout pour s’en sortir.

 

Seulement voilà : Nafa est prêt à tout, sauf à supporter un meurtre, une boucherie, la mort inutile d’une gamine, overdosée stupidement par le fils de la famille.

 

Nafa quitte son travail et erre à travers la casbah. Là commence sa lente et inéluctable descente aux enfers. Nafa est une proie facile pour les islamistes qui attirent facilement les exclus, les paumés, les abîmés de la vie.

 

De prêche en discours, de circonstances anodines en événements plus cruels, Nafa Walid intègre petit à petit les forces du GIA. Lui, l’honnête jeune homme qui rêvait des feux de la rampe va découvrir d’autres feux, les feux éructant de haine, les feux de la violence et de la barbarie, les feux cruels et aveugles dans les yeux des imans, des émirs, des guerriers rebelles face au gouvernement algérois (« Pour la première fois de sa vie, il se découvrait, prenait enfin conscience de son envergure, de son importance, de son utilité en tant que personne, en tant qu’être. Il existait enfin. Il comptait. »).

 

Yasmina Khadra écrit ici une livre éminemment politique. Il dénonce l’islamisme intégriste, l’embrigadement à coups de discours pleins d’empathie, de condescendance, de sympathie, l’enrôlement et la formation des futurs guerriers. Le style est simple, efficace, direct, mais il vous arrache les tripes. C’est presque fascinant, ce long voyage de Nafa vers l’absolutisme, vers le fanatisme le plus cruel, le plus aveugle.

 

Les loups ne rêvent plus. Ils survivent. Quitte à s’entretuer. L’âme et la conscience ont laissé la place à la bestialité. Hommes, femmes, tous guerriers voués à la cause, tous renient leurs propres familles comme une écharde vérolée que l’on arrache d’un seul coup.

 

Un roman qui ne laisse aucune porte de sortie, un roman dur, mais terriblement lucide et objectif.

A quoi rêvent les loups. Yasmina Khadra. Pocket. 274 p.

« Une centaine de femmes, banderoles en l’air, s’agglutinaient sur l’esplanade, sous le regard ironique des badauds. Nabil fonça sur la foule, coudoya, brutalisa pour se frayer un passage. A ses tempes, une voix ululait : Le succube. Te désobéir ? Cette garce a osé faire fi de ton autorité ? Il fendit le groupe de femmes comme un brise-glace, chercha, chercha. Un moment il s’imagina muni d’un lance-flammes en train d’immoler cette bande de garces, ces sorcières… Putes ! Putes ! Il renversa une dame, bouscula des infirmières, sarcla autour de lui, provoquant un début de panique. Au détour d’un groupe de manifestantes, il la vit. Hanane était là, debout devant lui, moulée dans cette jupe qu’il détestait. Elle le regardait venir… Il plongea la main dans son kamis. Son poing se referma autour du couteau… salope, salope… frappa sous le sein, là où se terrait l’âme perverse, ensuite dans le flan, puis dans le ventre.

Le jour s’éteignit. Hanane ne le percevait pas. Elle errait déjà à travers un tourbillon embrumé, glacial et sans écho…La place basculait dans un fleuve de ténèbres. Hanane coulait comme un pavé dans la mare… Mourir ? Avait elle seulement vécu, baisé une lèvre aimée, frémi sous une caresse aimante ? Dans un ultime soubresaut, elle se retourna vers l’hier imprenable tel un leurre. Maudit hier : l’école, l’université n’auront servi à rien. La cuirasse des diplômes n’empêchera pas la lame fratricide de crever le rêve comme un abcès.

Une vierge venait de s’éteindre, pareille à un cierge dans une chambre mortuaire, comme s’éteignent les jours à l’heure où se crucifie le soleil aux portes de la nuit. »

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11/01/2008

REVE D’AMOUR – LAURENCE TARDIEU

b0924a3177c5eea2392153cd2d8e7f50.jpgAlice avait cinq ans quand elle a perdu sa mère. Elle n’a aucun souvenir, juste une vague image, une silhouette floue, une ombre bleue. Son père a brûlé toutes les photos. Son père ne lui a même pas dit que sa mère était morte. Alice l’a attendue, attendue, sans jamais poser de question à son père. Ils ont continué à vivre, dans le silence, sans parler, ni d’eux, ni d’elle. Alice a bien fini par comprendre que sa mère était morte. Mais elle n’a rien dit.

 

Alice a trente ans quand son père meurt à son tour. Ils ne se seront jamais parlé, ou à peine, de temps en temps, en faisant semblant de s’écouter, en s'aimant silencieusement, comme si les mots pouvaient briser ce lien ténu, fragile qui subsistait malgré l'absence. Mais au moment de mourir, il lui lâche, dans un souffle, que sa mère a aimé un autre homme, Emmanuel Basini, un peintre.

 

Alice décide de trouver cet homme. A travers lui, elle espère trouver sa mère. Savoir qui cette femme était. Comment elle était. Quelle était sa vie. Parce que si son père n'en a jamais parlé, peut-être que lui, l'autre, pourra le faire ?

 

Après le deuil de l’enfant, que Laurence Tardieu a magnifiquement évoqué dans « Puisque rien ne dure », voici le roman du deuil des parents. La question n’est plus de survivre à l’enfant, mais de continuer à vivre sans parents. Ou de vivre tout court sans parent. Sans mémoire, sans image à laquelle se raccrocher, sans souvenir dans lequel on peut se blottir, se réfugier, sans référence pour se construire.

 

La beauté des phrases est toujours là, délicate, légère, douce, tellement émouvante. Peut-être un peu trop d’interrogations ? Trop de paragraphes composés uniquement de courtes questions, qui se succèdent, se prolongent, s’ajoutent les unes aux autres, sans fin ? C’est là le seul bémol que je mettrai à cette lecture, qui m’a moins touchée, dévastée, que « Puisque rien ne dure ». Question d’identification sans doute.

 

Mais je reste convaincue que Laurence Tardieu est une auteure douée, dont les mots, les phrases ont le don d’emmener ses lecteurs dans un très beau voyage, souvent douloureux mais toujours bouleversant.

 

L’avis de Laure.

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