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30/03/2011

Aller chercher demain - Denise Chalem, Mise en scène Didier Long, Petit Théâtre de Paris

allerchercherdemain.jpgCertains auteurs de théâtre peuvent nous marquer avec une pièce vue, un soir, en Provence. Une pièce toute en justesse et émotion, qui conserve sans jamais tomber un équilibre fragile entre gravité, émotion et humour. Paris 7ème, mes plus belles vacances, de et avec Denise Chalem, découverte l'année dernière à Grignan, m'avait donné envie de mieux connaître l'auteur et ses pièces.

 

Cette année, Denise Chalem revient à Paris avec une nouvelle pièce « Aller chercher demain », au Petit Théâtre de Paris, avec Michel Aumont, Nanou Garcia, Philippe Uchan et Denise Chalem, donc.

 

 

Denise Chalem interprète avec beaucoup de justesse Nicole, infirmière en chef qui travaille de nuit dans un service de soins palliatifs. Nicole vit avec son père (Michel Aumont), un vieux juif émigré de Pologne qui voit sa vie s'écouler, sans sortir, avec pour seul compagnon, quand Nicole n'est pas là, son canari, confident de ses blagues juives et de ses états d'âme. Nicole court, toujours pressée, toujours stressée, refuse de s'engager auprès de son ami Adrien (Philippe Uchan) et soutient moralement sa collègue et amie Patricia (Nanou Garcia). Sa relation avec son père est faite de fou-rires, d'engueulades, de non-dits et de franches explications, selon les jours et les humeurs.

 

Une pièce toute en justesse, encore, qui me confirme décidément que Denise Chalem est un auteur à suivre. Elle est d'ailleurs nominée avec "Aller chercher demain" pour le Molière 2011 du Meilleur auteur francophone vivant. Les dialogues ciselés oscillent sans cesse entre gravité et légèreté : on sourit, on rit, on s'émeut tant les thèmes (fin de vie, euthanasie, solitude, peur de d'engager ou relations de couple) sont abordés avec finesse et sans surcharge inutile. Entre l'appartement de Charles et l'hôpital (une mise en scène ingénieuse passe de l'un à l'autre grâce à des panneaux coulissants sans jamais perdre en rythme et efficacité), ces quatre personnages évoluent entre confidences, chamailleries, moments de tendresse ou de détresse. Michel Aumont donne à son personnage toute la profondeur et l'humanité nécessaires en dosant à la perfection la palette d'émotions de son personnage. Une mention particulière également à Nanou Garcia (nominée, pour ce rôle, pour le Molière 2011 du meilleur second rôle féminin), toujours juste.

 

Bref, une pièce à la fois légère et émouvante qui mérite qu'on s'y arrête.

 

L'avis de Fashion, qui a aimé tout autant que moi. 

 

 

Aller Chercher Demain
, de Denise Chalem.


Mise en scène : Dider Long


Avec : Michel Aumont, Denise Chalem, Nanou Garcia et Philippe Uchan


Jusqu’au 1er mai 2011 du mardi au samedi à 21h, samedi 18h, dimanche 15h30 Durée 1h30

Places de 10 à 39,50 €

Petit Théâtre de Paris
 15, rue Blanche
75 009 Paris
 01 48 74 25 37


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03/02/2011

Entre ciel et chair, encore...

 

Il y a quelques mois, je vous parlais du spectacle joué par Christelle Willemez, Entre ciel et chair, que j'avais vu une première fois en lecture privée.

Je ne vais pas redire tout le bien que je pense de ce texte, de l'interprétation de Christelle Willemez, bien que mon avis soit toujours aussi enthousiaste et sincère.

Donc, rapidement, sachez que « Entre ciel et chair » se joue actuellement au Lucernaire, du mardi au samedi à 18h30, et ce jusqu'au 26 mars.


J'ai eu le plaisir d'y retourner, accompagnée de Fashion, et de voir Entre ciel et chair joué, et non pas lu. Ce fut, comme la première fois, un réel enchantement. Christelle Willemez sublime Héloïse, son interprétation est toute en nuances et subtilité : la comédienne semble marcher à pas feutrés sur un fil ténu, celui d'un interprétation toute en justesse où langueur, passion, douleur sont dits dans un équilibre parfait entre passion et retenue. C'est Birgit Yew qui l'accompagnait et ses notes accompagnent parfaitement le texte ciselé de Chistiane Singer.

 

Bref, je n'en (re)dirai pas plus, si ce n'est qu'il faut y aller, que dis-je y courir.

 

 

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Entre ciel et chair

D'après Une passion de Chistiane Singer, Mise en scène Clara Ballatore

Avec Christelle Willemez, accompagnée de Michel Thouseau (contrebasse) ou Birgit Yew (violoncelle)

Le Lucernaire

53 rue Notre Dame des Champs, Paris 6


 

10/11/2010

Le repas des fauves – Vahé Katcha. Adaptation et mise en scène Julien Sibre

LeRepasdesFauves2.jpgTiens, on va faire un jeu. Histoire d’agrémenter un diner un peu terne et par la même occasion ce blog tout aussi terne ces derniers temps.

Imaginez que vous recevez quelques amis à dîner pour l’anniversaire de votre femme. Cinq amis qui ont chacun leur personnalité, leurs qualités, leurs défauts. Vous croyez les connaître, vous les aimez bien et savourez à l’avance cette soirée entre amis. Parce qu’en ces temps de deuxième guerre mondiale et d'occupation, restrictions et privations obligent, il faut bien conjurer le sort et rire un peu. Tout le monde est arrivé : Jean-Paul le docteur dévoué, Vincent le maître de philosophie un peu dandy, Pierre l’aveugle de guerre, André le filou un peu roublard un peu collabo mais qui vous apporte pas mal de gourmandises introuvables, Françoise, la veuve de guerre aux convictions résistantes bien arrêtées. Vous, vous êtes libraire et aimez Sophie votre jeune épouse qui fête donc ses 28 printemps.

 

La soirée commence bien, les langues se délient, les rires fusent, on savoure le Dom Pérignon dégoté par André, Sophie est ravie des paires de bas que les hommes lui ont offertes, vous vous offrez une parenthèse de gaîté sans penser au lendemain.

 

Et puis voilà, des coups de feu éclatent dans la nuit, vous vous précipitez tous aux fenêtres et comprenez que deux soldats allemands viennent d’être tués par un résistant. Peur, angoisse, vous espérez que la soirée pourra continuer calmement mais c’est sans compter sur le commandant Kaubach qui fait irruption et vous annonce que ses hommes seront vengés d’ici deux heures. Vengés par l’arrestation de deux otages par appartement. Vengés parce que vous êtes en temps de guerre et que voilà, c’est comme ça, deux hommes assassinés égalent deux otages. Mais Kaubach, dans sa grande mansuétude, a décidé de vous faire un cadeau : vous êtes 7 personnes dans l’appartement, il ne lui en faut que 2. Et c’est à vous de décider. Vous avez deux heures pour ça. Choisissez entre vous ceux qui se sacrifieront.

 

Pas mal comme soirée, non ? Ca vaut mieux que toutes les parties de backgammon ou de bridge du monde, non ?

Le repas d’anniversaire peut commencer. Ah non, ce n’est plus un repas d’anniversaire. C’est devenu un repas de fauves. Parce qu’à partir de ce moment, les masques vont tomber, les langues se délier, et les véritables natures se révéler. Tout, plutôt que de mourir. Tout, pourvu qu’on sauve sa peau.

 

Un résumé un peu long, je le reconnais, mais qui me permet de dresser le tableau de cette excellente pièce jouée au théâtre Michel. Adaptée de la pièce de Vahé Katcha (pièce qui fut également une nouvelle écrite par le même Vahé Katcha) et du film qu’en a tiré Christian-Jaque en 1964, Le repas des fauves met en scène la jalousie, la petitesse et la mesquinerie d’un groupe d’amis. Quand les masques tombent, quand la peur de mourir pulvérise l’amitié, la lâcheté prend le dessus et met à jour les faiblesses humaines.

 

 Tous ces amis vont entamer une partie où chacun cherche à sauver sa peau. Le vernis s’écaille et révèle les personnalités. André, le collabo, est prêt à tous les saluts hitlériens pour s’en sortir, à toutes les dénonciations (« Mais vous pourriez vivre avec un cadavre sur la conscience ? Franchement, je préfère vivre avec un cadavre sur la conscience qu’être moi-même un cadavre sur la conscience d’un autre. ») ("Et vous, vous n’êtes pas nazi ? Je préfère être un nazi vivant qu’un français mort ! »). Les autres, du médecin au libraire, vont tout imaginer pour s’en sortir, quitte à sacrifier leurs amis.

 

Un texte ciselé aux répliques qui giflent et une mise en scène réussie qui tient le spectateur en haleine. Le jeu des comédiens est excellent, tous maitrisent parfaitement leurs émotions. Impossible d’en retenir un ou une en particulier, j’ai aimé Caroline Victoria dans le rôle de Sophie, toute en candeur et innocence, Cyril Aubin excellent dans le rôle du docteur (« Non, je devrais être le dernier à le dire : supprimer un médecin, ce serait un crime contre l’humanité ») ou Oivier Bouana dans le rôle de Victor qui peu à peu va s’effondrer et révéler toute sa faiblesse et sa terreur. Je n’en cite que trois mais tous sont parfaitement dirigés et font évoluer leurs personnages à la perfection du début à la fin. Ni trop, ni trop peu, leur jeu est minutieusement dosé et tout en finesse.

 

Des projections video viennent également s’ajouter à la pièce par moment, et c’est sans doute là le seul bémol que je mettrai car je ne pense pas qu’elles soient nécessaires pour intensifier la tension ou illustrer les situations (notamment la toute première qui projette des défilés allemands (nous savons à quelle époque nous sommes, inutile de le souligner, ou celles qui figurent l’assassinat des soldats allemands sous forme d'animations) ou celles du bombardement. Seule la dernière m’a énormément plu et clôture la pièce sur une note douce amère que j’ai particulièrement appréciée.

 

Une comédie dramatique, donc, qui n’oublie pas de rire : des rires amers parfois, cruels aussi, parce qu’elle révèle des sentiments et attitudes tellement humaines. Parce que personne ne peut promettre de ne pas réagir pareillement, au final.

 

Très bon, donc. Vous venez dîner à la maison ?!

 

rf1.jpg

 

 

Le repas des fauves

Adaptation et mise en scène Julien Sibre, compagnie Minus et Cortex

Théâtre Michel

38 rue des Mathurins Paris 9

01 42 65 35 02

Jusqu’en janvier 2011

 

Le site de la compagnie (avec la bande annonce)

 

13/07/2010

De la lecture... Festival de Correspondance de Grignan

Grignan affiche.jpgIl y a le théâtre, ses pièces, ses mises en scènes ; magiques, drôles, émouvantes ou passionnées.

 

Il y a les lectures, ces pièces ou textes dits, simplement, avec le seul support de la voix, des mots qui s'envolent vers le spectateur et viennent susurrer à son oreille.

 

Il y a la correspondance, ces lettres où l’on se confie, où l’on aime, où l’on espère.... ces lettres parfois relues et conservées...

 

 

 

 

Le Festival de Correspondance de Grignan a été créé en 1996, à l'occasion du tricentenaire de la mort dejaune 023.jpg Madame de Sévigné. A quelques encablures d'Avignon, il accueille chaque année des artistes qui viennent ici célébrer l'art épistolaire et faire (re)découvrir les correspondances aussi variées que celles Madame de Sévigné, Paul Eluard, Rodin et Claudel, Virginia Woolf, Helen Hanff, Tchekov, Francis Scott et Zelda FItzgerald, Heloïse et Abelard, Proust, en passant par Rosselini, Truffaut, Jean Renoir, Frederico Fellini... et bien d'autres.

 

 

Direction Grignan, donc, un samedi ensoleillé, avec quelques autres bloggueurs pour découvrir le Festival, dédié cette année à la Correspondance Théâtrale... L'occasion pour moi de faire de bien belles rencontres...

 

Pour commencer, une rencontre avec Jacques Weber auteur. Jacques Weber qui vient de publier son premier récit « Des petits coins de Paradis ». Jacques Weber lit quelques extraits, parle de ce livre écrit peu après le décès d’un proche. Accompagner les derniers pas de cet ami l’a ramené à ses propres premiers pas au théâtre… les souvenirs sont remontés et les mots se sont écoulés.

 

Elégance du verbe et du personnage qui marie truculence et séduction, charisme et finesse des propos, tantôt oeil de velours ou oeil de canaille, Jacques Weber est un orateur et comédien à part, un monstre qui ne se veut surtout pas sacré, un monstre pudique qui parle du théâtre avec passion et enthousiasme,  fier d'être resté un amateur dans le sens premier du terme, c'est à dire un homme qui aime, avant tout, jouer, et partager.

Comme il le dit avec justesse, le comédien ne peut jouer que dans la joie et le plaisir d'être sur scène. Sans joie, le comédien fait son travail... et ne joue plus. Propos que je partage entièrement, bien sûr.....

 

 

Première partie de soirée, une lecture mise en espace de la pièce de Denise Chalem « Paris septième, mes plus belles vacances» (Prix Durance – Beaumarchais SACD du Festival 2009), en plein air dans la Collégiale de Grignan. Beau spectacle et belle pièce, une patiente et son infirmier y nouent une relation initialement tendue qui deviendra tendre et amicale avec le temps. Les mots font mouche, tantôt drôles, tantôt émouvants ou mélancoliques. On se parle, on s'y écrit, on s'y engueule, on s'y confie... une très jolie pièce dont le texte nous a été offert… théâtreux théâtreuses, je peux le faire voyager (à condition qu’il revienne, hein !) (@ Leiloona ça te dit ?)…

 

 

Deuxième partie de soirée et excellent moment, une lecture réalisée à partir d’extraits de la correspondance de Ionesco et de sa conférence sur le théâtre (catalogue de la BNF), librement adaptés par Gérald Stehr et Didier Goupil. Les deux lecteurs, Dominique Pinon et Jean-Paul Bordes (Bordes est tout bonnement excellent, sa prestation m’a bluffée) nous ont offert là un moment parfait, toujours en plein air, avec chants des cigales et petites lucioles en prime :) Un pur moment de bonheur, qui nous a étonnement séduits.

 

 

Un Festival de grande qualité, donc, où les mots et l'écrit ont la part belle... Partout, dans le village, des animations ponctuent l’événement : marché du livre qui fait honneur aux ouvrages anciens (et pas qu'aux Correspondances),  calligraphes, artisans créateurs de carnets, stylos et plumes, exposition sur la magie des costumes, et surtout, des chambres d'écritures disséminées un peu partout dans le village : une table, une plume, des enveloppes.... chacun peut s'asseoir, penser à un être cher (ou pas !) et lui écrire. On laisse l'enveloppe dans un panier, elle sera postée ensuite par l'organisation du Festival. L'idée est excellente et beaucoup s'asseyent pour prendre la plume à leur tour, ... A l'heure des mails, textos, twitters et autres réseaux sociaux, c'est le plaisir d’une correspondance « à l'ancienne » que l’on retrouve un court instant (dit celle qui a écrit trois lettres et s'est empressée de le raconter sur FB)… Très belle initiative qui rencontre un franc succès ;)

 

 

Festival animé essentiellement par des bénévoles passionnés, festival à taille humaine où l'on croise dans les rues du village les artistes que l'on a écoutés peu auparavant, que l'on retrouve assis juste à coté de vous au spectacle suivant (damned, j’ai cru défaillir en retrouvant Weber juste devant moi… et évidemment l’homme est abordable, discute bien volontiers, toujours aussi simple et sympathique)... ce Festival de Grignan possède une âme et une atmosphère qui lui sont vraiment propres.

 

Toute l’activité de Grignan est concentrée  autour de l’événement et tous se jaune 092.jpgmettent au diapason de l’écrit : le restaurant « le Clair de la Plume », par exemple, aux portes du village, propose ses cartes... insérées au milieu de livres anciens. C'est tout bête quand on y pense, mais cela ajoute un charme surprenant à ce délicieux restaurant  où nous sommes régalés.

 

L'hôtel Le Moulin de Valaurie, aux portes de Grignan, est un petit havre de tranquillité, idyllique à souhait (le bonheur d'aller faire quelques brasses à 6 heures, le matin, seule alors que le soleil ne brûle pas encore....)....

 

 

 

Bref, ce fut une week end plein de charme et de sourires. Ceux qui me connaissent savent mon amour du théâtre et des lectures à Haute Voix que je pratique régulièrement... Un week end plein de charme, donc, à refaire sans aucun doute ;)

 

Je remercie par ailleurs la marque Durance, partenaire très actif et très impliqué du Festival grâce à son dirigeant passionné de lettres et de théâtre, qui nous a invités pour ce week end réussi de bout en bout (j’ai découvert la bougie senteur Cuir & Iris qui exhale un exquis parfum de bibliothèque...:).

 

Merci également à l'association Pierres et Roses  Anciennes de Grignan, et notamment Jean Luchet et sa femme Geneviève qui nous ont fait visiter Grignan en partageant leur passion pour sa sauvegarde et la protection des multiples rosiers qui le fleurissent. Ces deux passionnés marient histoire et botanique pour offrir une visite chaleureuse et instructive à leurs hôtes. 

 

Merci  à Alexandra, La fille qui fait des bulles ( Alexandra, des petites bulles de joie et d'humanité éclatent dans ton sillage, grâce à tes attentions, ta gentillesse, ta disponibilité, ton obsession de nous protéger des insolations, les bouteilles d'eau que tu nous forçais à boire, bref, je suis heureuse de t'avoir rencontrée :) merci à Nicolas pour son sourire et sa bonne humeur contagieuse, à Charles qui m'a supporté et accompagné à toutes les lectures, même les plus caniculaires,  ainsi qu'à Plastie, Frieda l'Ecuyère, Viinz et Guillaume, les autre bloggueurs invités que j'ai découverts à cette occasion, pour leur accueil et leur gentillesse.

 

 

Et pour parfaire ma réputation de quiche en matière de photos, voici un aperçu, en vrac, de ce que nous avons vécu (il n'y a pas de photo des lectures car je me suis contentée d'écouter et de me laisser aller aux plaisirs des mots)......

 

(cliquer sur la photo)

02/05/2010

Entre ciel et chair, Christine Singer, Christelle Willemez, Clara Ballatore

Je vais vous parler d’un spectacle qui a été créé au Festival d’Avignon en 2004 d’après le texte « Une passion » de Christiane affiche entre ciel et chair.jpgSinger et qui se joue actuellement à Paris.

 

Une passion, c’est l’histoire d’Héloïse et Abelard. Héloïse est âgée, à la fin de sa vie elle revient sur la passion qui a régit sa vie, celle qui a bouleversé son destin et a fait d’elle une moniale respectée. L’histoire d’Héloïse et Abelard, nous la connaissons tous, ces deux amants unis par une force incroyable, soudés dans la douleur, la souffrance et l’impossibilité de vivre leur amour. Abelard fut châtré, Héloïse se fit moniale pour vivre à ses cotés.

 

Dans le spectacle « Entre ciel et chair », le texte de Christiane Singer est dit par la comédienne Christelle Willemez, accompagnée par Michel Thousseau à la contrebasse ou Birgit Yew au violoncelle, en alternance. Avec une voix basse, rauque, la comédienne incarne Héloïse. Elle raconte son amour naissant, la passion jeune et insouciante entre les deux amants, la peur, la peine, la douleur, la violence des sentiments et leur inéluctabilité. Christelle Willemez est tour à tour passionnée, languide, épuisée, les émotions transpirent et viennent envahir le spectateur. Son jeu est à la fois sobre et fort, Héloïse imprègne chacun de ses mots, c’est une vie de passion, de souffrance, d’attente qui vient s’échouer aux pieds du spectateur. Les intervalles de la contrebasse viennent tempérer, adoucir ou mettre en exergue les sentiments, apaiser la douleur.

 

Entre ciel et chair propose un texte parfaitement écrit soutenu et mis en clarté par une comédienne des plus talentueuses. Christine Willemez illumine son personnage, elle le transcende et réussit à devenir Héloïse sans aucune surcharge, dans un équilibre fragile que jamais elle ne met en péril. Son interprétation est d’une grâce incroyable, chaque mot nous fait frémir alors qu’elle ne bouge pas ou à peine. On frémit, on retient son souffle, c’est juste un magnifique moment de théâtre comme je les aime.

 

A Paris, à l’Aire Flaguière dans le 15ème arrondissement, Christine Willemez dit le texte en limitant ses mouvements à l’extrême. Elle propose également des lectures privées (à partir de 20 personnes), où elle lit le texte, toujours accompagnée d’un musicien (c’est d’ailleurs ainsi que j’ai eu la chance de la voir).

 

 

 

Entre ciel et chair, texte de Christine Singer, Mise en scène Clara Ballatore, avec Christelle Willemez.

REPRISE au Théâtre de L'Aire FAlguière Paris 15° du 29 AVRIL au 13 JUIN : JEUDI à 20h45 et DIMANCHE à 17H30. Durée 1h05.

Réservations au 01 56 58 02 32

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15/04/2010

Mais en dehors du théâtre, est-il une vie ? Gaston Baty

Le théâtre est une nourriture aussi indispensable à la vie que le pain et le vin… Le théâtre est donc, au premier chef, un service public. Tout comme le gaz, l’eau, l’électricité.

Jean Villar

 

Le théâtre, c’est la vie. Ses moments d’ennui en moins.

Alfred Hitchkock

 

Le théâtre, c’est la générosité, le cinéma, c’est l’avarice. La caméra vient nous chercher, il faut tout garder. Le théâtre est le véritable espace d’expression du comédien.

George Cukor

 

Le théâtre, ça m’éclate.

Amanda Meyre

 

Pass theatre.jpgPff, encore du théâtre…

 

Je relaie une info en passant… Au cas où ou vous auriez envie d’aller au théâtre… Parce que y’a que ça de vrai les amis…

 

Telerama lance le Pass Telerama Théâtre du 3 au 9 mai prochains…

 

Comme pour le Festival Cinéma ou le Week end Musées, le système est le même : les amateurs pourront découper dans le numéro des 21 et 28 avril prochains le Pass valable pour deux personnes et payer 10 euros la place (quand on voit le prix de certaines places…).

 

Une centaine de théâtre participent à l’opération à Paris comme en Province :

 

Comédie Française, Théâtre du Rond Point, Montfort Théâtre, Manufacture des Abbesses, la Colline… Théâtre de Sartrouville, Théâtre de l’Ouest Parisien, Théâtre Michel Galabru,… La commune,  Théâtre National de Strasbourg, et d’autres en Aquitaine, Bourgogne, Bretagne, Midi Pyrénées, Haute Normandie…

 

Tout le programme et les informations seront en ligne sur le site de Telerama à partir du 20 avril (www.telerama.fr/theatre). (et, au vu du programme, sachez que certaines pièces sont alléchantes au possible (même que, pour l’une d’elles, je regrette (un peu) d’avoir déjà réservé, payé et reçu mes places au prix fort.. mais c’est la vie …)

 

Pour vous donner une idée : L’illusion comique de Corneille (Comédie Française), La seule certitude que j’ai c’est d’être dans le doute, Desproges (Comédie française), Les 39 marches (Théâtre La Bruyère), Songe d’une nuit d’été (Paris 13) Dieu (Woody Allen, Paris 18) , La dame de chez Maxim (Feydeau, Boulogne Billancourt) , Les nuits polaires (Jørn Riel, Basse Normandie) Festival International du nouveau Cirque (Alsace), Premier amour (Beckett, Marseille)… Des auteurs et des styles très variés, tous les amateurs de théâtre y trouveront sans doute leur compte, et les autres aussi… Ainsi que les enfants car plusieurs spectacles jeune public sont programmés…

 

 

Sur ce, bon spectacle ;)

06:22 Publié dans *Au théâtre ce soir* | Lien permanent | Commentaires (15) | Tags : theatre, pass telerama theatre | |  Facebook

01/03/2010

LE PAQUET – PHILIPE CLAUDEL

C’est un homme seul qui entre en scène. Il traîne derrière lui paquet. Qu’il y a-t-il dans ce paquet ? On n’en sait rien quand l’homme surgit. Un corps peut-être, comme sa forme le porte à croire ? L’homme entame alors un long monologue, mélopée de paquet stock.jpgsouvenirs, de déclarations contradictoires, de réflexions sur son passé. Etait-il un homme d’affaires affairé ? Un garagiste qui a épousé la plus belle femme du quartier ? Un autodidacte qui a réussi comme employé de banque ? On ne sait pas trop. Les souvenirs s’égrènent, « Je ne suis pas seul. Ne croyez pas ça. Non, non, j’ai beaucoup d’amis ». L’homme raconte : sa popularité, son aura qui attirent l’amitié et les honneurs, les privilèges, les protections, dans la vie comme à l’armée. On ne sait si l’homme ment ou s’il a perdu tout ce qu’il possédait et se souvient seulement du temps béni de sa popularité, du temps béni où il avait des amis, un entourage, des proches.

 

Au fil de ce long monologue, le ton change, l’homme évoque sa femme : « Elle s’est approchée de moi. J’ai senti son parfum, musc et citron, légère fragrance boisée, notes de chèvrefeuille, sa chevelure m’a frôlé le visage et elle m’a dit : Milles excuses je voudrais valider. Ce furent ses premiers mots. ». L’ ‘homme change de ton, de sujet, d’humeur. Il triture sans cesse son paquet, le tient, le serre, l’ignore. Tourne autour.

 

On ne sait pas ce qu’il contient, on se contente d’imaginer, de supposer, en se laissant bercer par le récit décousu de cet homme étrange.

 

Etrange, oui.

 

C’est bien le mot qui me vient à l’esprit pour qualifier cette pièce. La plume de Philippe Claudel oscille entre poésie et sombre réalisme. D’un coté certains passages sont très justes et vont montrer du doigt la futilité de la société, nous plonger dans un réalisme triste et mélancolique (« Ma femme aimait beaucoup les supermarchés. Nous y allions environ tous les samedis. Je pense que c’est l’ambiance qui lui plaisait, les lumières, les belles musiques diffusées dans les haut-parleurs d’une remarquable qualité stéréophonique, les sourires des hôtesses de caisse, la prestance des vigiles, souvent de superbes Africains à la peau d’ébène et aux dents d’ivoire, sanglés dans d’élégants costumes croisés en viscose, et qui portaient , par nostalgie sans doute, des cravates ornées de palmiers et de régimes de bananes »), d’une autre coté, d’autres réflexions de l’homme m’ont semblé faciles, attendues, regroupant de grandes généralités sans originalité (« Nous mourrons de trop posséder. Nous possédons trop. Trop d’argent. Trop de choses ». « Nous sommes vraiment un très petit pays dirigé par un tout petit homme. Nous méritons d’être devenus ce que nous sommes devenus. C'est-à-dire rien. Rien du tout. Un peuple fatigué et arrogant. Oublieux. Sans reconnaissance. »).

 

En fait, je crois qu’il manque à cette pièce l’étincelle qui accrochera le lecteur, un scintillement discret mais bien présent, caché sous le monologue de cet homme, que j’ai attendu en vain tout au long de ma lecture. Le discours de l’homme est volontairement incohérent, décousu, mais il s’arrête sans avoir donné beaucoup de réponses ni terminé par un coup de théâtre une révélation ou une réflexion quelconque chez moi.

 

Je reste sur ma faim, et j’espère que la pièce, qui est jouée à Paris en ce moment avec Gérard Jugnot, donnera aux spectateurs qui la verront plus de plaisir ou d’émotions. C’est un bon rôle pour un comédien, comme peuvent l’être les monologues, et Gérard Jugnot y est employé... non pas en contre-emploi, comme je l’ai lu ici et là. Jouer un personnage triste quand on est habitué des rôles comiques est souvent attendu et quelque part un virage logique. Le clown se transforme en clown triste et le tour est joué, les spectateurs ébahis. Beaucoup de comédiens l’ont fait, de Coluche à Jacques Villeret, ils étaient certes très bons, mais le truc est connu maintenant et devient une facilité pour les comédiens dits comiques voulant acquérir une crédibilité plus "sérieuse". Jugnot joue certainement très bien, mais, à mon humble (et très humble) avis, il pourrait jouer un personnage méchant, cynique, épouvantablement détestable : là, ce serait vraiment du contre-emploi et une vraie performance. Ceci dit, je n'ai pas vu la pièce, il y est peut-être (et probablement, du moins d'après certaines critiques lues) très bon. Ce ne sont ici que des réflexions que je me fais.

 

Pour ma part, je n’irai pas voir cette pièce là. J’attendrais un autre rôle et une autre pièce. Dans l’intervalle, je relirais avec plaisir « Le rapport de Brodeck » ou reverrais avec joie « Il y a longtemps que je t’aime », de Philippe Claudel, que je préfère pour l'instant en tant qu'auteur ou réalisateur.

 

 

 

 

Le paquet, Philippe Claudel

Théâtre Stock, janvier 2010, 87 pages

 

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Le Paquet », mise en scène Philippe Claudel, avec Gérard Jugnot, Petit Théâtre de Paris ,mar-sam 21h, dim 15h, 15 Rue Blanche, Paris 9e, m° Trinité, 30 euros.

10/02/2010

LES TEMPS DIFFICILES - EDOUARD BOURDET

La famille Antonin-Faure est issue de la grande bourgeoisie de province, à la tête d’une entreprise familiale florissante qui assure bourdet.jpgle train de vie (très confortable) de la famille depuis des générations. Mais après la crise de 1929, la situation devient périlleuse et les banques et associés commencent à donner des signes de désengagement. Pour éviter la ruine et ne pas perdre le contrôle de l’entreprise, Jérôme Antonin-Faure, à la tête de l’établissement familial, reprend contact avec son frère Marcel à qui il offre de revenir au sein du Conseil d’Administration. Marcel, qui a quitté sa famille des années auparavant pour épouser une comédienne et vivre plus modestement à Bois-Colombes, a besoin d’argent : poussé par sa femme, il va donc s’installer chez Madame Antonin-Faure avec sa femme et ses enfants. Mais la crise perdure et la faillite devient inévitable.

 

Parc chance, Bob Laroche, fils de Mélanie et voisin des Antonin-Faure, tombe amoureux de la jeune Anne-Marie, fille de Marcel. La famille Laroche est extrêmement riche, une alliance Antonin-Faure / Laroche redonnera confiance aux banquiers et sauvera la famille de la ruine. Anne-Marie, fascinée par l’argent des Laroche, accepte l’arrangement et épouse Bob, malgré sa déficience mentale due aux nombreux mariages consanguins de sa famille.

 

L’argent arrivera-t-il à sauver la famille de la ruine ? Ces grands bourgeois veulent à tout prix maintenir leur train de vie, sauver les apparences, quel qu’en soit le prix à payer.

 

Une tragi-comédie cynique et sarcastique qui fustige la grande bourgeoisie farouchement agrippée à ses avantages et fermement décidée à ne pas sombrer dans la ruine. Certains sont aveugles et ne peuvent imaginer que l’argent cesse subitement "d'être là, comme il l'a toujours été", s’imaginant au dessus de route contingence matérielle et naturellement protégés, d’autres complotent avec calcul et vanité. 

 

Hypocrisie, lâchetés, veuleries ne sont jamais loin des sourires et des convenances soigneusement affichées. Jusqu’à la sœur Lucy, fille handicapée de Madame Antonin-Faure, que l’on cache soigneusement dans un coin de la maison familiale. L’argent fait-il le bonheur ? Quand tout s’écroule et que la ruine devient inévitable, seuls certains sauront tomber avec panache et dignité, d’autres choisiront un autre miroir aux alouettes (le cinéma) allant de perdre dans d’autres mirages.

 

Une belle pièce, à lire autant qu’à voir, écrite par l’auteur de Fric Frac, qui fut administrateur de la Comédie Française entre 1936 et 1940.

 

 

Les temps difficiles, Edouard Bourdet

L’avant scène théâtre, 220 pages, octobre 2004

04/04/2008

DELIRIUM – LE CIRQUE DU SOLEIL

Le cirque du soleil a été créé à Montréal en 1984 par une jeune troupe de saltimbanques.

Depuis, plusieurs spectacles ont été créés, la renommée de la troupe est installée, reconnue dans le monde entier pour la qualité de ses spectacles, le niveau des artistes, les décors, les musiciens etc. Pour chaque spectacle, un directeur artistique, un metteur en scène, des compositeurs créent tout spécialement une atmosphère, une scénographie qui seront étonnantes. N'allez pas y chercher un spectacle de cirque traditionnel, vous ne le trouverez pas. Ici, point d'animaux, de clowns ou de Monsieur Loyal. Vous y trouverez en revanche des artistes hors pair, des chanteurs, des danseurs, des musiciens, des costumes et maquillages stupéfiants et surtout un univers totalement onirique.

Mardi, Délirium, le spectacle musical du Cirque du Soleil était à Paris.183126619.jpg

Encore une fois, ce fut un grand moment de bonheur. Près de 40 artistes sont sur scène et embarquent les spectateurs dans un délire de musique, rêve, acrobaties, images en 3 dimensions danse, chants qui sont époustouflants. Percussions, mélange d'electro-pop et de musiques tribales, le tout est très rythmé sans jamais lasser.

Un homme rêve. Il est suspendu à un ballon, tantôt debout, tantôt couché, tantôt accroché par les pieds. Parfois le ballon l’engloutit. Il vole au dessus d’une scène immense où se produisent les artistes : chanteurs, musiciens, danseurs, acrobates…1039481557.jpg

Et on part. On part dès les premières secondes dans ce délire, dans ce voyage onirique, mélange de cultures, d’éléments, de sensations.

 

1881807163.jpgDes projections géantes, des artistes qui surgissent on ne sait d’où, qui s’envolent, qui rentrent sous terre, des acrobates incroyables. Tout est réglé au millimètre, tout est parfaitement effectué. 1194682805.jpgLes projections de vagues engloutissent un chanteur qui semble être emporté, une jeune chanteuse est allongée tandis que l'ombre d'une vieille femme est projetée. Réalité ? Projection de nos esprits ? L'effet est subjuguant.

 

Allégorie du temps qui passe, du monde virtuel qui nous absorbe, on se régale, on est hypnotisé par les images, les chants, les mimes…

 

Le final est chanté sur la mélodie du spectacle Allegria, quelle beauté !

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Je suis fan. Fan absolue depuis que j’ai découvert le Cirque du Soleil. Saltimbanco m’avait transportée, Allegria remplie de joie, La Nouba enchantée, Délirium m’aura bluffée.

 Le Cirque du Soleil, c'est pour moi la quintessence des arts du spectacle.

Il faut faire un reproche ? Un seul. Le prix des places est très élevé. Il faut le reconnaître. J'estime en avoir pour mon argent, mais cela reste très onéreux. C'est la seule raison pour laquelle je ne vais pas voir deux ou trois fois le même spectacle...

Voici deux liens (qui j'espère marcheront!) vers un condensé de Délirium...
http://fr.youtube.com/watch?v=V-NMBVI15oE&feature=related

http://www.dailymotion.com/video/xka9e_promo-delirium-cir...

 Ici un extrait d'Alegria :

http://www.gdp.fr/alegria/

Et bien sûr le site du Cirque du Soleil, sur lequel vous pourrez visionner d'autres extraits...

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05/03/2008

Je m’voyais déjà….

1544644675.jpgLa passion qui anime une troupe de théâtre amateur lui sert de moteur.

C’est là le carburant essentiel, primordial, vital qui lui permet d’avancer, de jouer, de partager l’amour du théâtre, l’amour du jeu, l’amour du public aussi.

Sans passion, la troupe s’éteint, s’étiole et finit par mourir.

La flamme des Comédiens de la Tour brûle intensément depuis près de 40 ans.

70 comédiens, metteurs en scène, régisseurs, décorateurs, costumiers, sérieux mais pas sévères, doués mais pas narcissiques, s’efforcent chaque saison de proposer leurs créations au public des Yvelines.

L’an dernier, une partie des comédiens a monté « Le père Noël est une ordure » de Balasko & Co. Je ne vais pas la présenter, tout le monde la connaît. Plus de 1000 spectateurs sont venus rire avec l’équipe du PNO, comme on les appelle entre nous.

Une troupe amateur joue bénévolement. Une troupe amateur ne fait que partager son plaisir et le seul gain de l’équipe consiste à amasser quelques grappes de bonheur, recevoir avec gratitude et humilité les sourires, les étincelles de joie dans le regard des spectateurs, les mercis. L’intégralité de ses recettes va à l’association « Théâtre et Culture ». Et pour recueillir ces cadeaux, elle donne et surtout elle se donne. Elle donne son temps, sa joie, son travail et ses difficultés parfois car nous avons tous des professions, des familles, qui réclament aussi notre attention.

Le plus grand cadeau que l’on puisse recevoir en échange est la reconnaissance du public.

Aussi, quand un théâtre parisien a contacté le « chef de projet » du PNO pour lui proposer de jouer à Paris, non loin du Théâtre du Splendid, ce fut l’effervescence. La joie, les rires, la peur aussi. Mails échangés avec fébrilité, droits à proroger, organisation à mettre en place, quelques SMS dans la nuit, turbulences de nos petits cerveaux, répétitions supplémentaires, décors à adapter…

Et voilà :

Le père Noël est une ordure, de Balasko & Co, joué par les Comédiens de la Tour , sera proposé au :

Théâtre de l’Archipel,

17 bd de Strasbourg

75010 Paris

Les samedis 15 (annulé) , 22, 29 mars et 5 avril à 21 :30.

Venez nombreux, ou pensez à l’équipe, ou parlez en, ou soutenez nous en pensée…

Réservations au 01 48 00 04 20 ou sur cityvox.com ou billetreduc.com

 

PS : pour ceux qui s’interrogent, je ne fais pas partie de la distribution mais je ferais les voix off un soir ou deux…

PS bis : une énoooorme pensée à Céline, Karine, Valentin, Clément, Julien, Olivier, sans oublier Laurent et BIEN SUR : Philippe (You know that I LOVE YOU Philippe ??)

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