Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

02/05/2011

London colors

C'est vrai que j'ai toujours dit New York, New York... C'est vrai que London, ok, oui, why not mais en week end.

C'est vrai.

Mais maintenant il serait faux, entièrement faux, de continuer à prétendre que je n'y vivrais pas volontiers. Totally faux.

Et même, soyons honnête jusqu'au bout, j'y vivrais bien tout le temps. En partant, de temps en temps, sometimes, for a while, à New York. Bah oui, quand même... Et puis, un truc en plus : Fifille a décidé d'y vivre, quand elle sera grande. Premièrement parce qu'elle s'imagine déjà aller prendre un verre au pub avec ses copines en sortant du bureau et qu'elle trouve ça over cool (elle est bien ma fille, je trouve, pas vous ?). Deuxièmement parce qu'elle a adoré marcher pendant des heures et découvrir la ville. Troisièmement parce qu'elle a découvert les scones et les noddles bars. Quatrièmement parce qu'elle trouve que Will est un beau mec / prince et que l'époque se prêtait bien à ce genre de fantasmes, vu qu'on ne voyait que lui et Kate, à tous les coins de vitrine / publicités / corners...

 

Un peu de photos, donc, en vrac et au hasard...  et rien d'autre que ça, juste pour le plaisir... (sais pas si mon montage marchera, donc montage ET photos)

 

P1010507.JPG

P1010506.JPG

P1010508.JPG

 

P1010530.JPG

P1010527.JPG

P1010525.JPG

P1010540.JPG

 

P1010537.JPG

P1010547.JPG

P1010567.JPG

 

P1010647.JPG

 

P1010651.JPG

P1010568.JPG

P1010737.JPG

P1010569.JPG

P1010673.jpg

P1010590.jpg

P1010582.JPG

 

P1010586.jpg

P1010592.jpg

P1010593.jpg

P1010624.jpg

 

P1010594.jpg

P1010596.jpg

P1010598.JPG

P1010608.JPG

P1010614.jpg

P1010607.JPG

P1010618.JPG

P1010611.jpg

P1010621.JPG

P1010605.JPG

P1010627.JPG

P1010635.JPG

P1010678.JPG

P1010682.JPG

P1010685.jpg

P1010686.jpg

P1010690.JPG

P1010693.JPG

P1010695.JPG

P1010694.jpg

P1010697.JPG

P1010700.JPG

P1010698.jpg

P1010701.JPG

P1010702.JPG

P1010710.jpg

P1010712.JPG

P1010717.jpg

P1010716.JPG

P1010720.JPG

P1010722.JPG

P1010725.jpgP1010727.JPG

P1010728.JPG

P1010706.JPG

P1010565.jpg

P1010739.jpg

P1010731.JPG

P1010732.jpg

P1010748.jpg

P1010755.JPG

06:20 Publié dans Bric à blog | Lien permanent | Commentaires (38) | |  Facebook

18/04/2011

En vrac et au hasard...

Pour du bric à blog, vous allez en avoir du bric et du brac et du blog en vrac, ici. Quoi de neuf sous le soleil ? Bah rien de neuf, en fait. Les petites emmerdes et le grosses joies de tous les jours qui viennent grignoter les journées, salir ou embellir le quotidien, selon les minutes.

 

Déjà, la grosse, très grosse emmerde, voire la sublimissime emmerde, celle qui vous pourrit de chez pourrit le quotidien : ma connexion wifi at-home est morte. Morte de chez morte, je n'en aurais pas parlé ici (après tout y'a pas mort d'homme et on survit finalement assez bien) si les choses ne prenaient une dimension quasi ubuesque : une box qui petit à petit montre des signes de faiblesse, qui finit par expirer. Bon, ce sont des choses qui arrivent. Un coup de fil au fournisseur, quelques quarts d'heure d'attente et ouf on se voit proposer un dépannage à domicile. Quelques jours plus tard le dépannage est effectué, on bondit de joie devant sa box toute neuve toute rapide toute belle au débit encore plus rapide que Hussein Bolt lui-même. Vous sautez de joie, faites le tour du net comme Hussein drapé dans sa cape, ça va tellement vite que vous avez l'impression d'avoir découvert la roue, mais où viviez vous bordel ? Ah oui, en banlieue, c'est vrai. Deux petits tours et puis s'en vont, donc, et flop, la box meurt avant même d'avoir passé le cap du 4 fois relais. Sans préavis ni faire-part. Appel au fournisseur, les quarts d'heure ne sont plus des quarts d'heure mais des heures (si si). Au final on vous répond qu'une clef 3G sera mise à votre disposition chez tous les revendeurs.

 

Mais les revendeurs chez qui vous vous rendez n'en ont plus, de clef 3G de prêt. Tous. C'est à dire 6 points de vente dans lesquels vous vous rendez, oubliant de compter les kilomètres, ceux où vous envoyez vos proches, les munissant de vos coordonnées, sms, confirmations de prêts etc. Même les points de vente parisiens, hein, vous savez qu'en banlieue ce n'est pas toujours pareil. Mais non, la clef 3G de prêt promise, vous n'en voyez pas la couleur. Du coup vous vous la payez, cette clef 3G. Avec son extension, ses prolongations, ses prorogations, à vos risques et périls bancaires.

 

Ouaip, des emmerdes. Mais bon, ce n'est que des histoires de connexion et rien d'autre. Ce n'est pas comme si le fil de votre vie était conditionné à votre connexion, hein ? Alors on fait avec. On rage, mais on fait avec.

 

Le souci, c'est que tout ça tombe pile au moment où vous avez pris une décision. La décision de virer de votre vie un truc qui vous encombre depuis quelques années. Un truc que vous trimballez, que vous supportez, que vous aimez d'amour autant que vous haïssez d'amour. Un truc qui fait partie de vous, genre meilleur ennemi ou ami juré, sans qui vous ne pouvez vivre tout en ayant envie de le plaquer depuis bien longtemps.

 

Ce truc avec lequel vous vivez, ce truc qui vous identifie parmi vos amis depuis longtemps, eux qui ne comprennent pas ce que vous pouvez lui trouver (et ils ont bien raison), ce truc qui fait que vous êtes vous et ce même si vous vous détestez pour ça. Donc, ce truc, vous avez décidé de le virer de votre vie. De vous en débarrasser. Alors qu'après 2h30 d'attente au téléphone parce que votre fournisseur d'accès vous fait poireauter (et 2H30, c'est presque une durée moyenne, hein, vous avez aussi bien pu patienter 1h30 que 3h, hein, de toute façon vous gardez tous les relevés, et ça va saigner), vous n'avez qu'une envie, c'est de replonger dans ce putain de truc.

 

 

Ouaip, vous n'avez qu'une envie, c'est d'en fumer une. D'en griller une. Putain. Une clope, merde.

 

Mais non. Parce que dans les petites emmerdes et le grosses joies du quotidien, y'a les emmerdes, les connexions qui disparaissent, les coups de fils qui tombent dans le vide, les bouquins qui vous tombent tous des mains en ce moment, mais y'a aussi les grosses joies.

 

Ces clopes qui vous avez balancées. C'est dur, elles vous obsèdent parfois, mais vous tenez. Ces fleurs que vous voyez éclore dans votre jardin. Ces matches que votre enfant dispute en riant, en pleurant, en s'amusant, en gagnant ou en perdant, là n'est pas l'intérêt. Ces fou-rires que vous dissimulez tant bien que mal devant l'ivrogne qui vient foutre le bazar dans le piano bar où vous vous connectez tous les matins (autant joindre l'agréable aux emmerdes, hein ? Et puis faut bien bosser un peu quand même). Cette formation de clown vous vous avez entamée, qui vous fait peur autant qu'elle vous transporte. Ce mariage d'une copine qui avait tellement envie d'en porter une, elle aussi, de robe ivoire. Ces discussions alcoolisées entre copines, discussions hautement sexuelles intellectuelles, avec des barmen compréhensifs, des cocktails qui chantent et des rires qui fusent. Ces moments fous sains où vous vous dites tant pis, plus d'internet, vive la vie et basta, on n'en mourra pas pour autant. La preuve, vous allez partir en vacances et vous ne savez même pas si votre hôtel est équipé du wifi. De toute façon, vous n'emporterez pas votre ordi. Ni vos clopes. Ni votre nez rouge. Juste votre mec et votre fille.

 

Et c'est encore mieux.

 

 

London calling. See you, baby.

 

 

ps : paraît que là-bas, y'a le wifi à tous les coins de rue, en plus. Saletés de brittons.

 

photo3.jpg

 


07:04 Publié dans Bric à blog | Lien permanent | Commentaires (24) | |  Facebook

05/04/2011

La révolution ? J'ai testé !

La révolution du livre. from Marcel on Vimeo.

 

 

Vous êtes nombreux à avoir vu la campagne pub (sympathiquement parodique) du nouveau format que lancent les éditions Seuil / Point le 14 avril prochain : Point Deux (.2). A l'heure du débat pour ou contre le livre numérique, c'est un format plus petit (8x12cm) que le livre de poche existant et une lecture « verticale » qui vient s'ajouter à l'offre pléthorique du marché du livre (ce format existe déjà aux Pays-Bas, en Espagne (Librinos) au Royaume Uni ou aux Etats Unis).

Curieuse, j'ai testé ce nouveau format et me suis donc empressée de lire « La cinquième femme » de Henning Mankell (j'en parlerai plus tard mais j'ai beaucoup aimé, tiens:)

P1010488.jpg

 

 

Eh bien il n'est pas mal du tout ce format... il faut s'habituer à la lecture verticale au départ, ce qui prend en gros trois ou quatre pages. Les romans sont imprimés sur papier bible, un papier très fin mais, s'il y a effectivement une légère transparence, elle n'est, comme pour les Pléiade, absolument pas gênante. La taille des caractères est lisible (taille 8 il me semble, j'ai réussi à lire sans lunettes, ce qui est rare :)

 

 

P1010502.jpg

 

De même, on s'habitue rapidement à tourner les pages très fines (après avoir quelquefois tourné plusieurs pages à la fois, certes) ; leur nombre est par ailleurs imprimé perpendiculairement au texte sur la marge gauche, pour éviter toute confusion avec ledit texte, marges qui sont d'ailleurs plutôt réduites (sus aux annotations, mais est-ce un problème ?!). Le nombre de pages fera sourire (998 pour La cinquième femme, contre 580 en format poche « normal » : logique pour un format réduit (rassurez vous, petits fainéants du fond de la classe, il se lit tout aussi vite :)

 

La couverture rigide et la reliure cousue (et non pas collée comme un livre de poche normal) assurent la solidité du livre qui a survécu à quelques séjours intempestifs dans mon sac à main sans s'abimer, se déchirer ni se corner. Il peut également rentrer dans une petite pochette (et si je remplaçais le contenu actuel de ma pochette (mes clopes) par un livre, ce ne serait pas plus malin ?).

P1010495.jpg

 

 

Voilà, que dire de plus, au final ? J'ai beaucoup aimé ce format qui prend évidemment bien moins de place qu'un livre de poche habituel : très léger, facile à glisser dans une poche, dans une valise, il fera le bonheur des lecteurs, d'autant que les éditions Seuil / Point ont tenu à proposer un objet à la fois pratique et très qualitatif (papier, couverture et reliure sont beaucoup plus agréables qu'un livre de poche)... On en arrive naturellement donc au point noir de cette nouvelle collection : le prix.

 

Ce volume de la collection vaut 13 euros (annoncé à 12,35 sur un site de vente en ligne), contre 8 euros environ dans la collection poche Points. Ce prix est certes justifié par la grande qualité de réalisation de l'objet et par son aspect très qualitatif, mais ne rebutera-t-il pas certains acheteurs ? L'avenir le dira.

 

 

Point Deux

A paraître le 14 avril : 

Extrêmement fort et incroyablement près de Jonathan Safran Foer
Tout est sous contrôle de Hugh Laurie
Ce cher Dexter de Jeff Lindsay
La Route de Cormac McCarthy
Chronique de la haine ordinaire de Pierre Desproges
Le Poète de Michael Connelly
Des Vents Contraires d'Olivier Adam
La Cinquième Femme de Henning Mankell
Le Sens du Bonheur de Krishnamurti

 

07:10 Publié dans Bric à blog | Lien permanent | Commentaires (38) | |  Facebook

30/12/2010

Tu veux ma photo ?

Il parait que l’année se termine, mais je ne l’ai pas vue passer. Question d’âge disait mon arrière grand-mère qui savait de quoi elle parlait puisqu'à 102 ans elle prétendait qu'elle avait 72 ans, la coquette, en dégustant un petit verre de muscat. Plus l’on vieillit donc, moins on voit le temps passer. Mouais. Pas pour dire mais je ne suis pas assez vieille pour les bilans de fin de vie, donc le mien sera fait de bric et de blog, un fatras foutoir un peu foutraque, un peu fourre-tout et pas trop touffu. Du moins j'espère.

 

Que s’est-il donc passé dans la vie de ce blog pendant un an ? Pas grand-chose. Des livres, des chroniques, je ne vois pas quoi ajouter d’autre, de toute façon un blog ne sert à rien, dans l’absolu, hein ? Je vous épargne aussi le bilan chiffré, je trouve ça inintéressant au possible. Ou alors faut qu’il fasse rire (et là, je ne saurais pas faire).

 

Si je devais tenter de recouvrer un minimum de mémoire et me forcer à revenir en arrière (ce que je déteste par-dessus tout), j’essaierais de mettre en exergue les points forts de ce blog, les billets que j'ai aimé écrire, les challenges (là c'est vite vu, zéro + zéro égalent double zéro et fier de l'être), les visiteurs (pauvres âmes errantes sur l'internet de l'univers intergalactique arrivés ici par hasard, je vous salue bien bas. Poor lonesome cowboys of universally intergalactical (?) worldwide web, please tell Jack to come back home, and que ça saute, please). Le problème c’est que ça deviendrait vite désespérément ennuyeux (pas qu'il revienne mais que je parle chiffres, bon sang faites un effort pour suivre, ici bas).

 

Donc, je disais et non je ne suis pas sénile, autant parler des blogs que j’ai notés cette année (enfin, dans les dernières semaines, parce que je ne prends pas de notes sur un petit carnet dès qu’un truc m’interpelle, autant briser une légende tout de suite, je ne suis pas une bloggueuse qui traîne derrière elle un joli petit carnet rose sur lequel elle note tout plein de titres et de liens. Nada. Je considère que si ma mémoire retient quelque chose, c’est que ça en vaut la peine, sinon tant pis).

 

Je vais citer donc quelques blogs qui m’ont plu ou séduite.

 

Allons y Alonzo, comme dirait l’Autre.

 

 

Tout d’abord un blog / site dédié au théâtre, à la littérature et aux BD, Rhinoceros. J’aime beaucoup. 

 

Là, un blog un peu lecture, un peu chroniques, que je trouve très bien écrit : Je suis venue te lire. 

 

Ici, les Pesctaculaires, que je connais depuis quelques mois. En fait depuis quasiment ses débuts. J’ai eu l’occasion de rencontrer ses deux rédactrices cette année, Plastie et Alexiane. Des filles bien pour un blog bien. Ca fait plaisir. 

 

Et pour finir Les plumes d’Audrey, que je suis depuis quelques mois maintenant et qui me plaît bien.

 

Il y a eu aussi quelques requêtes drolatiques qui ont amené sur mon blog. Je vous épargne les sempiternelles et banales requêtes à connotation sexuelle, pornographique, zoophile etc, mais quelques unes ont retenu mon attention. Je vous les cite de mémoire : 

 

« Amanda Meyre comédienne : où  ? » : la réponse est simple, cher internaute curieux : si vous voulez savoir, vous m’envoyez un mail privé, mon adresse est située là, regardez bien, dans la colonne de droite, tout en haut. Peut-être vous répondrai-je. Ou pas. Si je sépare vie privée et vie bloguesque, ce n’est pas pour rien. En fait ça dépend de vous. Si vous avez un énorme bouquet de roses blanches à m’offrir à la fin, peut-être que je vous dirais ça.

 

« Librairie Amanda Meyre » : désolée je ne suis pas libraire !

 

« Amanda Meyre auteur » : non plus !

 

"Amanda rédactrice" : ça dépend ça dépasse ?

 

"photo Amanda Meyre" : nue ou habillée ?

 

 "blog amanda meurt" : pourquoi tant de haine ?

 

« Amanda Meyre sympa ? » : a priori pas pour l'internaute précédent !

 

 

Je ne sais pas trop quoi rajouter. Sachez que Perette a embouti sa voiture zéro fois mais amélioré l’homogénéité des rayures sur ses portières en y apportant une ou deux touches supplémentaires du plus bel effet. Qu’elle a fichu à la poubelle moult papiers importants que sa mémoire n’avait pas daigné retenir. Dont une fiche de paie. Et un dossier scolaire.

 

En fait je n’ai pas grand-chose à dire pour ce bilan. Ce n’est pas mon truc. Si, que j’ai oublié en septembre l’anniversaire de ce blog qui a donc eu trois ans sans qu’on lui souffle ses bougies, le pauvre ? Il devrait être content d’être encore là et cesser de se plaindre, tiens J Pour le consoler, je lui ai fait un cadeau. Un animal de compagnie. Un animal qui nous apporte plein de fous rires et beaucoup de sujets de conversation. Qui restent privés.

 

t1.gif

 

Sur ce bonne année, tiens !

06:13 Publié dans Bric à blog | Lien permanent | Commentaires (50) | |  Facebook

03/12/2010

Le vendredi après jeudi c’est citation quand même

coup_coeur_elle_02.jpgOn ne va pas se la jouer faussement modeste à la « mais nooon je ne mérite rien oubliez moi je vous en supplie pour vivre heureux vivons cachés » (je le pourrais, en fait, je le voudrais, même) mais bon, soyons honnête un quart de seconde :

 

Si j’ai été surprise en entendant mon nom hier j’ai été quand même vachement touchée.

 

Zut, « vachement » ça ne fait pas littéraire. Ca craint, je suis une blogueuse « Livres », faut que je fasse des efforts, là.

 

Hum… Ah, ça y est : J’ai été extrêmement émue.

 

Nan, finalement ce n’est pas du tout moi, ça.

 

Donc j’ai été vachement touchée.

 

Ok.

 

Mais ça ne change en rien mes habitudes de blog et surtout de lecture. On est flattée le temps d’une une soirée et puis on rentre, on se couche avec un bon bouquin et basta. Le reste, c’est rigolo. Même si je suis contente d’avoir un APN rien que pour moi, hein.

 

Ensuite c’est juste un prix, non ? Ce n’est pas un Cesar, pas un Oscar, le Nobel encore moins. Fashion l’a eu l’an dernier, une autre l’aura l’an prochain.

 

Moi plutôt qu’une autre ou une autre plutôt que moi, sincèrement, pour moi c’était pareil (je me dis quand même a posteriori que j’aurais pu mieux m’habiller) (ce que j’écris mal ce matin, ils vont finir par regretter leur choix, chez Elle). Donc c’était pareil (même si les mots adorables de deux personnes du magazine, une fois que nous sommes parties faire des photos dans une salle à part, m’ont vraiment touchée et laissée sans voix ; ils valent d’ailleurs à eux seuls 1000 fois plus que le prix, l’APN et le bouquet réunis).

 

Bref, on ne va pas en faire un fromage, de tout ça. C’est juste un prix, une reconnaissance qui flatte l’ego pendant au moins un quart de seconde et basta.

 

Ensuite, il y a l’autre. Celui qui fera polémique. Le prix des internautes.

 

Comment ?

 

Un petit blog de lecture qui n’a même pas 2500 visites par jour a gagné le prix des internautes ?

 

Quoi ?

 

NOOOONNN ???

 

Incredibeule. Impossible. Ils jouent à quoi chez Elle ? Comment ont-ils pu faire ça ? Merde quoi. Un petit blog de lecture ? Un tout petit de chez tout petit riquiqui qu’a même pas 176845,3 visiteurs uniques par mois ?

 

Ben oui.

 

Effectivement c’est surprenant. Même moi je suis tombée des nues après avoir crié de surprise ET de joie. Parce que c’est ma copine, Caro, qui l’a eu. Mais même Caro est tombée des nues.

 

Pourquoi elle a gagné, Caro ?

 

Ben, on n’en sait rien.

 

On n’en sait rien mais on se dit que, vues les fraudes constatées, il y a dû y avoir : concertation ? remodelage des votes après soustraction des votes fictifs survenus 597 fois le même jour ? Je n’en ai aucune idée et dans l’absolu je m’en moque comme d’une guigne.

 

Je conçois parfaitement que d’autres blogueuses soient déçues. D’autres blogueuses qui comptabilisent à elles seules en un seul jour le nombre de visiteurs réunis de 47 blogs de lecture. D’autres blogueuses à très très forte audience, pour qui les gens ont voté massivement. Moi aussi d’ailleurs, tiens. Parce que je les lis régulièrement et pour certaines religieusement depuis longtemps.

 

Effectivement, dans l’absolu, ce n’est pas normal. Pas compréhensible. Pas juste. J’aurais sans doute les boules si j’étais à leur place, je suppose.

 

Mais je jette mon gant à la gueule figure du premier qui jette la pierre à Caro. C’est pas elle qui a choisi, c’est Elle (wouach, progrès en écriture, finalement, ils ne vont pas m’envoyer l’huissier pour me reprendre mon APN, ouf) (si ?).

 

Caro, elle a fait campagne, en sachant pertinemment et depuis le début que, puisqu’un seul blog sur 110 gagnerait, elle n’avait aucune chance. Et elle ne voulait pas gagner pour ne pas provoquer d’aigreurs d’estomacs.

 

Donc elle a fait campagne. Une campagne drôlement rigolote, drôlement décalée, drôlement dérisoire. Une campagne qui frôlait parfois le n’importe quoi (nan mais franchement, tu crois, ma Caro, que Hugh Jackman a voté pour toi ? (oh purée, on me dit dans l’oreillette que oui, il t’adore)).

 

Caro, elle s’est amusée comme une folle et elle nous a amusés comme des folles / fous. Caro ne s’est jamais prise au sérieux. Est-ce ça qui a plu ? Qui a fait que beaucoup de gens ont voté pour elle ? Que la rédaction a fini par choisir un blog qui avait tourné tout ça en plaisanterie bon enfant sans y croire une seule seconde ? Est-ce que sa modestie réelle et sincère a convaincu en perçant sous ses billets tellement fun, tellement décalés et, au final, tellement humbles ? Aucune idée.

 

Je n’aime pas les appels aux vote, je trouve ça... limite indécent (je ne jette aucune pierre, hein, c’est juste que non, pour moi ce n’est pas faisable de se mettre en avant comme ça, surtout quand d’autres sont en « compétition ». Parce que ça transforme le tout, justement, en compétition). J’ai vu des campagnes assidues, insistantes, qui devenaient pesantes à force d’être narcissiques, à force de ne jamais dire « et votez pour les autres aussi ! » ou alors du bout des lèvres, pour se donner bonne figure. Des campagnes qui montraient bien que leurs auteurs y croyaient dur comme fer, y mettaient beaucoup de « personnel » et si peu d’humilité. Mais bon, chacun fait comme il le sent, et ce qu’a fait Caro, je l’ai trouvé vraiment drôle, vraiment désintéressée, vraiment modeste.

 

Voilà, c’est dit.

 

 

Maintenant, si vous voulez des détails sur la soirée, je n’ai pas grand-chose à dire si ce n’est que j’ai aimé parce que l’ambiance était sympa, parce que les autre blogueuses avaient l’air cool, qu’elles ne stressaient visiblement pas, que beaucoup prenaient tout ça visiblement avec sérénité et sans esprit de compétition (peut-être suis-je naïve ?), que la suite ELLE Décoration est belle sauf le couloir qui donne le tournis, que la chambre JP Gaultier où nous avons fait une séance photo (devinez pour qui il a fallu que le photographe abaisse ses réflecteurs de lumière pour les mettre à la taille de la blogueuse ?!) est kitsch et fun à souhait. Les autres résultats sont .

 

Sur ce, puisque le jeudi c’est citation et que cet extrait lu hier soir après la soirée m’a beaucoup fait rire (au second degré, hein, que les féministes ne me lapident pas immédiatement s’il vous plait), on va finir par une petite citation  parce qu’après tout Chiffonnette rules for ever :

 

 

« Je spéculais sur mon pouvoir de séduction. Il était loin d’être nul, je venais de le vérifier. Mais je n’avais pas besoin d’une compagne d’infortune. J’en voulais une qui me serait utile, et que j’échangerais contre une autre, plus utile encore. Je n’aime pas vraiment les femmes ni même l’idée que je leur plais. C’est fatiguant, une femme. Comme un chien. Il faut la sortir plusieurs fois par semaine, lui donner des gâteries, lui caresser la tête en lui jurant fidélité, la lester d’une portée de marmots et, quand les choses tournent mal, la tenir en laisse pour l’empêcher de lever la patte à tous les coins de rue. Je ne suis pas l’homme de la situation. Je veux vivre pour moi. C’est assez bien, comme programme. »

 

 

Un peu d’humour, s’il vous plait, pour apprécier cet extrait de « L’homme que vous aimerez haïr » (nom approprié !) de Joséphine Dedet. J’en parlerai prochainement. Je n’ai pas encore terminé le livre, mais j’aime beaucoup le haïr, cet homme.

 

Et merci si vous avez eu le courage de lire ce bien trop long billet.

15:42 Publié dans Bric à blog | Lien permanent | Commentaires (53) | |  Facebook

13/07/2010

De la lecture... Festival de Correspondance de Grignan

Grignan affiche.jpgIl y a le théâtre, ses pièces, ses mises en scènes ; magiques, drôles, émouvantes ou passionnées.

 

Il y a les lectures, ces pièces ou textes dits, simplement, avec le seul support de la voix, des mots qui s'envolent vers le spectateur et viennent susurrer à son oreille.

 

Il y a la correspondance, ces lettres où l’on se confie, où l’on aime, où l’on espère.... ces lettres parfois relues et conservées...

 

 

 

 

Le Festival de Correspondance de Grignan a été créé en 1996, à l'occasion du tricentenaire de la mort dejaune 023.jpg Madame de Sévigné. A quelques encablures d'Avignon, il accueille chaque année des artistes qui viennent ici célébrer l'art épistolaire et faire (re)découvrir les correspondances aussi variées que celles Madame de Sévigné, Paul Eluard, Rodin et Claudel, Virginia Woolf, Helen Hanff, Tchekov, Francis Scott et Zelda FItzgerald, Heloïse et Abelard, Proust, en passant par Rosselini, Truffaut, Jean Renoir, Frederico Fellini... et bien d'autres.

 

 

Direction Grignan, donc, un samedi ensoleillé, avec quelques autres bloggueurs pour découvrir le Festival, dédié cette année à la Correspondance Théâtrale... L'occasion pour moi de faire de bien belles rencontres...

 

Pour commencer, une rencontre avec Jacques Weber auteur. Jacques Weber qui vient de publier son premier récit « Des petits coins de Paradis ». Jacques Weber lit quelques extraits, parle de ce livre écrit peu après le décès d’un proche. Accompagner les derniers pas de cet ami l’a ramené à ses propres premiers pas au théâtre… les souvenirs sont remontés et les mots se sont écoulés.

 

Elégance du verbe et du personnage qui marie truculence et séduction, charisme et finesse des propos, tantôt oeil de velours ou oeil de canaille, Jacques Weber est un orateur et comédien à part, un monstre qui ne se veut surtout pas sacré, un monstre pudique qui parle du théâtre avec passion et enthousiasme,  fier d'être resté un amateur dans le sens premier du terme, c'est à dire un homme qui aime, avant tout, jouer, et partager.

Comme il le dit avec justesse, le comédien ne peut jouer que dans la joie et le plaisir d'être sur scène. Sans joie, le comédien fait son travail... et ne joue plus. Propos que je partage entièrement, bien sûr.....

 

 

Première partie de soirée, une lecture mise en espace de la pièce de Denise Chalem « Paris septième, mes plus belles vacances» (Prix Durance – Beaumarchais SACD du Festival 2009), en plein air dans la Collégiale de Grignan. Beau spectacle et belle pièce, une patiente et son infirmier y nouent une relation initialement tendue qui deviendra tendre et amicale avec le temps. Les mots font mouche, tantôt drôles, tantôt émouvants ou mélancoliques. On se parle, on s'y écrit, on s'y engueule, on s'y confie... une très jolie pièce dont le texte nous a été offert… théâtreux théâtreuses, je peux le faire voyager (à condition qu’il revienne, hein !) (@ Leiloona ça te dit ?)…

 

 

Deuxième partie de soirée et excellent moment, une lecture réalisée à partir d’extraits de la correspondance de Ionesco et de sa conférence sur le théâtre (catalogue de la BNF), librement adaptés par Gérald Stehr et Didier Goupil. Les deux lecteurs, Dominique Pinon et Jean-Paul Bordes (Bordes est tout bonnement excellent, sa prestation m’a bluffée) nous ont offert là un moment parfait, toujours en plein air, avec chants des cigales et petites lucioles en prime :) Un pur moment de bonheur, qui nous a étonnement séduits.

 

 

Un Festival de grande qualité, donc, où les mots et l'écrit ont la part belle... Partout, dans le village, des animations ponctuent l’événement : marché du livre qui fait honneur aux ouvrages anciens (et pas qu'aux Correspondances),  calligraphes, artisans créateurs de carnets, stylos et plumes, exposition sur la magie des costumes, et surtout, des chambres d'écritures disséminées un peu partout dans le village : une table, une plume, des enveloppes.... chacun peut s'asseoir, penser à un être cher (ou pas !) et lui écrire. On laisse l'enveloppe dans un panier, elle sera postée ensuite par l'organisation du Festival. L'idée est excellente et beaucoup s'asseyent pour prendre la plume à leur tour, ... A l'heure des mails, textos, twitters et autres réseaux sociaux, c'est le plaisir d’une correspondance « à l'ancienne » que l’on retrouve un court instant (dit celle qui a écrit trois lettres et s'est empressée de le raconter sur FB)… Très belle initiative qui rencontre un franc succès ;)

 

 

Festival animé essentiellement par des bénévoles passionnés, festival à taille humaine où l'on croise dans les rues du village les artistes que l'on a écoutés peu auparavant, que l'on retrouve assis juste à coté de vous au spectacle suivant (damned, j’ai cru défaillir en retrouvant Weber juste devant moi… et évidemment l’homme est abordable, discute bien volontiers, toujours aussi simple et sympathique)... ce Festival de Grignan possède une âme et une atmosphère qui lui sont vraiment propres.

 

Toute l’activité de Grignan est concentrée  autour de l’événement et tous se jaune 092.jpgmettent au diapason de l’écrit : le restaurant « le Clair de la Plume », par exemple, aux portes du village, propose ses cartes... insérées au milieu de livres anciens. C'est tout bête quand on y pense, mais cela ajoute un charme surprenant à ce délicieux restaurant  où nous sommes régalés.

 

L'hôtel Le Moulin de Valaurie, aux portes de Grignan, est un petit havre de tranquillité, idyllique à souhait (le bonheur d'aller faire quelques brasses à 6 heures, le matin, seule alors que le soleil ne brûle pas encore....)....

 

 

 

Bref, ce fut une week end plein de charme et de sourires. Ceux qui me connaissent savent mon amour du théâtre et des lectures à Haute Voix que je pratique régulièrement... Un week end plein de charme, donc, à refaire sans aucun doute ;)

 

Je remercie par ailleurs la marque Durance, partenaire très actif et très impliqué du Festival grâce à son dirigeant passionné de lettres et de théâtre, qui nous a invités pour ce week end réussi de bout en bout (j’ai découvert la bougie senteur Cuir & Iris qui exhale un exquis parfum de bibliothèque...:).

 

Merci également à l'association Pierres et Roses  Anciennes de Grignan, et notamment Jean Luchet et sa femme Geneviève qui nous ont fait visiter Grignan en partageant leur passion pour sa sauvegarde et la protection des multiples rosiers qui le fleurissent. Ces deux passionnés marient histoire et botanique pour offrir une visite chaleureuse et instructive à leurs hôtes. 

 

Merci  à Alexandra, La fille qui fait des bulles ( Alexandra, des petites bulles de joie et d'humanité éclatent dans ton sillage, grâce à tes attentions, ta gentillesse, ta disponibilité, ton obsession de nous protéger des insolations, les bouteilles d'eau que tu nous forçais à boire, bref, je suis heureuse de t'avoir rencontrée :) merci à Nicolas pour son sourire et sa bonne humeur contagieuse, à Charles qui m'a supporté et accompagné à toutes les lectures, même les plus caniculaires,  ainsi qu'à Plastie, Frieda l'Ecuyère, Viinz et Guillaume, les autre bloggueurs invités que j'ai découverts à cette occasion, pour leur accueil et leur gentillesse.

 

 

Et pour parfaire ma réputation de quiche en matière de photos, voici un aperçu, en vrac, de ce que nous avons vécu (il n'y a pas de photo des lectures car je me suis contentée d'écouter et de me laisser aller aux plaisirs des mots)......

 

(cliquer sur la photo)

14/06/2010

Pourquoi,

Parce que c’est drôle, décomplexé, joyeux, facétieux, badin, espiègle, piquant, malicieux, et taquin,

 

Parce que je suis une adepte du haussement de sourcil et du frémissement,

 

Parce que j’aime aussi l’enthousiasme et l’exubérance,

 

Parce que j’en ai envie,

 

Parce que c’est ainsi.

 

Charte.jpg

 

 

06:00 Publié dans Bric à blog | Lien permanent | Commentaires (10) | |  Facebook

19/05/2010

Du pain, du Saint Julien, un bouquin

C'est quoi un blog de lecture ?

 

Un blog, c'est une part de plaisir. Et ça ne devrait être que ça. Uniquement ça.

 

Plaisir de lire et de partager autour de cette passion / loisir / passe-temps / désir / besoin /nécessité, rayez la mention inutile en fonction de vos motivations.

 

Il y a des milliers de lecteurs. Un même livre peut avoir plusieurs lecteurs. Ceux qui l'aimeront d'amour, ceux qui y chercheront (et y trouveront, ou pas) une réponse, une façon différente de penser, un éclairage sur tel ou tel fait, telle ou telle société, ceux qu’il fera bailler aux corneilles, ceux qui auront envie de le balancer rageusement à travers la pièce, ceux qui se diront mouais-bof...

 

Chacun de ces lecteurs a le droit inaltérable de penser ce qu'il pense. Et a donc le droit de le dire. De le dire à sa façon, comme il le veut.

 

Personne n'a le droit de fustiger untel ou une telle parce qu'il n'a rien compris, parce qu'il est niais, n'a pas fait les études nécessaires ou n'a pas le « bagage » utile.

 

Les livres me font rêver, réfléchir, frémir, agir, aimer, désirer, haïr. Les livres m’ouvrent d’autres portes. Ils me font voyager, ils me font penser différemment, me font m'interroger. Les livres m’ont davantage enrichie, formée, transformée que tout ce que la vie a pu m’apporter jusqu’à présent. Même si je ne suis pas une vieille fille qui n’a que les livres dans sa vie, pour reprendre certains clichés malséants. J’ai plein d’autres choses, une famille, un mec, un enfant, des amis, une formation, une profession, des activités, mais les livres, c’est justement tout le reste.

 

Les livres m’ont ouvert des portes que je n’aurais jamais osé ou même pensé à franchir. Les livres ont fait de moi ce que je suis, c'est-à-dire quelqu’un de différent, quelqu’un qui pioche en eux de quoi se nourrir, s’abreuver. De quoi grandir, de quoi ETRE ce que je suis.

 

Et je crois que même à quatre-vingts ans, si je suis encore de ce monde et pas totalement presbyte ni aveugle, ils continueront à me faire grandir. Grandir dans ma tête et dans le regard que je porte sur les autres, le monde, la vie, et sur moi, aussi.

 

On grandit avec la vie, les événements, les malheurs et les joies, on grandit, heureusement, on mûrît, mais les livres apportent un petit quelque chose en plus. Ce petit quelque chose qui justement ne fait pas partie de notre univers, ce qui nous permet de capter l’insaisissable, le lointain, l’éphémère, qui grâce aux livres viennent s’échouer à nos pieds. Ce qui nous est offert et qu’il suffit de saisir goulûment, de humer, de palper, de sentir, pour se l’approprier et le faire sien. S’en imprégner pour en faire un élément de soi. Un élément du socle sur lequel on se construit indéfiniment.

 

Voyage, histoire, rêve, autre mode de pensée, ouverture au monde : chacun va puiser ce dont il a envie ou besoin. Chacun captera ce que son être, sa personnalité, voudra prendre et s’approprier.

 

Je lis pour moi. Egoïstement, avec l’avidité de celle qui va se nourrir des mots qu’un autre lui aura murmuré à l’oreille. Avec urgence, avec gourmandise, avec l’humilité de celle qui sait avoir encore tant à apprendre, je me nourris des mots des autres.

 

Et tout aussi égoïstement, je blogue un peu pour moi. Pour transcrire ce que J'AI ressenti, aimé ou détesté. Pour transmettre ce que J'EN ai retiré. Pour partager, pour donner... MA lecture. Contradictoire, sans aucun doute. 

 

Bloguer, c’est donner une petite part de soi. En se livrant, en livrant son ressenti, on livre forcément une partie de soi. On livre sa vision et donc un peu de ce qu’on est.

 

Il m'est arrivé d'avoir mal, d'être attristée, quand un autre bloggueur a démoli un livre que j'ai aimé. Parce que ces sentiments, ces impressions, que j’avais partagées, étaient les miennes. Elles reflétaient ce que j'avais ressenti profondément, presque viscéralement, avec sincérité et humilité.

 

Il m'est arrivé aussi de ne pas comprendre ce qu'un autre blogueur avait pu trouver de bien ou d'intéressant, à un roman que pour ma part j'avais trouvé totalement inutile, voire navrant dans certains cas.  Mais c'est ainsi. J’ai parfois eu mal au cœur de dire « du mal » d’un roman, alors qu’une amie avait écrit l’avoir aimé, dévoré. Mais jamais je n’ai considéré comme stupide quelqu’un qui aime ce que je n’aime pas. Je respecte trop ce rapport à la lecture, cette intimité, cette fusion. Je ne dirais jamais que, puisque je n’ai pas aimé un livre, les autres doivent aussi passer leur chemin, l’éviter. Au contraire. Au contraire.

 

Je n'ai en aucun cas le monopole du goût ni la science infuse. Je ne détiens aucune vérité. Je ne supporte pas que l’on fustige ceux qui pensent différemment. Je ne supporte pas que l’on se croie au dessus des autres. Je ne supporte pas que l’on fasse sciemment de la peine en arrosant ce que l’on considère comme la plèbe d’un mépris nauséabond.

 

Il y a ceux qui aiment un livre pour son atmosphère,

Ceux qui l’aiment pour son histoire,

Ceux qui l’aiment pour son style,

Ceux qui l’aiment pour ses personnages.

Et pour un nombre incalculable d’autres raisons.

 

Et chacun de ceux là a droit de dire son enthousiasme à sa façon : en hurlant, en criant, en souriant ou en gloussant puisque c’est parfois ce qui fait bondir les biens pensants.

 

Je ne glousse pas souvent, je suis trop réservée pour ça et je ne saurais pas le faire avec talent (sauf si c’est pour un certain pêcheur du Maine, mais là n’est pas la question).(« sauf si » c’est pour glousser, par pour « avec talent », hein, (relisez si vous voulez)) Je ne glousse pas souvent mais je souris toujours avec plaisir quand je vois l’enthousiasme généreux de ceux qui osent le faire.

 

Ils ont le droit inaliénable, de le faire. Et nul n’a le droit de les juger pour ça.

 

C’est petit, c’est mesquin.

 

C’est refléter un esprit pétri par une morgue affligeante. C’est faire preuve d’arrogance malséante et d’amertume fielleuse.

 

S’octroyer le monopole de la bonne façon de parler des livres !

 

Ben voyons !

 

Est-ce que je m’interdis de parler du Saint Julien dans les dîners, moi ? Non, je dis ce que j’en pense, c'est-à-dire que je déguste avec bonheur sans chercher à expliquer pourquoi j’aime son parfum de mûres et de fraise, son amplitude gouleyante, sa caresse sur mon palais, la pureté de sa robe. Je me ressers en clamant que j’aime ce vin au-delà de tous les autres*.

 

Quand un blog ne me plait pas, je n’y vais pas. Je ne sais pas de quoi il parle et je m’en fiche. Point. Parfois, même, ça ne m’empêche pas d’apprécier la personne qui le tient. C’est juste que nous sommes et pensons différemment, que nous aimons des livres différents. Je ne la juge pas pour autant. J’aimerais tant que certains en fassent de même, au lieu de gloser, de se gausser, d’épier et de médire.

 

Enfin bref, comme disait l’autre, « quant au mois de mars, je le dis sans aucune arrière pensée politique, ça m’étonnerait qu’il passe l’hiver ».

 

 

 

 

 

* avec modération, rassurez vous, je préfère savourer lentement mais sûrement. Et on ne s’en offre pas à tous les dîners, dommage. Ceci dit, si quelqu’un veut m’offrir un Ducru-Beaucaillou ou un Branaire Ducru…

02/04/2010

Salon du livre 2010

Autant le dire tout de suite, je n’aime pas les salons. Trop de monde, de sueur, de chaleur, de piétinement, peu de conseils… j’ai de plus une sainte horreur de faire la queue plus de quelques minutes pour une dédicace (dans la mesure où j'ai vraiment envie d'une dédicace) et je préfère de toute façon soutenir mon libraire. Et puis essayez de discuter avec un auteur quand 20 personnes attendent derrière vous...

 

Bref, du coup, si ce n’est pour voir les copines, je préfère m’y rendre en semaine, quand les allées sont moins envahies et l’air plus respirable.

 

Mardi donc, je me suis rendue au salon. J’ai retrouvé Aifelle le temps d’un trajet en métro puis nous nous sommes séparées pour errer au grès de nos envies et intérêts, en nous promettant de nous retrouver plus tard.

 

L'avantage du jour de semaine, c'est que les allées sont peu encombrées. Enfin, c'est sans compter les enfants et ados. Ici, un conteur happe une ribambelle de bambins jaune 020.jpgattentifs, là des gamines débattent sur Tara Duncan ou Stephanie Meyer pour les plus âgées sous l’œil attentif de leurs enseignantes. Je dois dire que voir des scolaires envahir les stands de L’école des Loisirs ou Gallimard Jeunesse fait plaisir à voir. Même si, en voulant honorer les commandes faites par fifille, j’ai du presque battre des coudes pour accéder au graal et ai failli disparaître sous des presque plus grands que moi... (la prochaine fois je m'habille en dame et me force à mettre des talons très hauts...;).

 

Des d’jeuns, donc, qui semblaient ravis d’être là, feuilletaient, lisaient, échangeaient, achetaient… On dit que les jeunes ne lisent plus ? A priori, pas ceux que j’ai croisés hier…

 

 

 

Lire la suite

06:04 Publié dans Bric à blog | Lien permanent | Commentaires (37) | |  Facebook

30/03/2010

Celle qui savait dessiner...

Un petit billet pour faire un peu de publicité pour le tout nouveau blog de la jolie Marjo…

Marjolaine a quinze ans, elle est en première et hésite encore quant au chemin qu’elle prendra plus tard. Assurer et continuer sur sa lancée scientifique ou faire réellement ce qu’elle aime et… devenir illustratrice.

 

Toujours est-il que Marjo a du talent, qu’en plus elle est sympa, et qu’en plus je l’aime bien.

 

Une jolie dresseuse d’ourson (si si, elle dresse les oursons (enfin, au théâtre !) (car, en plus, elle fait du théâtre, et c’est comme ça que nous nous sommes connues)), dont j’ai envie de parler aujourd’hui.

 

Des portraits, des BD… un peu de poésie, de la fraîcheur et pas mal de maturité…

 

C’est ici que ça se passe : Blog de Marjolaine, Rêves dessinés.

 

 

 

Je t’embrasse, ti’te belle-sœur !

Griselda

08:33 Publié dans Bric à blog | Lien permanent | Commentaires (6) | |  Facebook