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12/11/2009

SIX HEURES PLUS TARD – DONALD HARSTAD

C’est officiel, mes amis, je passerai mes prochaines vacances dans l’Iowa. En plus, en amérindien, Iowa veut dire « Beau pays ». harstad.jpgSi si. J’ai envie d’y aller. D’y aller pour rencontrer Carl Houseman, le shérif adjoint du comté de Nation (ceci dit je n’ai rien trouvé sur Nation sur le site touristique de l’Iowa, ni sur la ville de Maitland, mais bon…).

 

Mmmmm. Ceci dit, l’Iowa c’est loin. Et puis c'est un peu perdu perdu au fond de la pampa aussi...Alors j’irai d’abord à Londres, puisque c’est à Londres que se déroule la nouvelle enquête de Carl Houseman, shérif adjoint du comté de Nation, Iowa, donc.

 

SI Carl est envoyé à Londres c'est parce qu'une jeune fille de Maitland, Emma Schiller, a disparu. Etudiante dans la capitale anglaise, Emma ne donne aucune nouvelle depuis plusieurs jours. Ses colocataires, Vicky et Jane (la fille de Carl) sont inquiètes. Carl est envoyé sur place pour observer, assister éventuellement la police britannique, bien qu’il n’aura sur place aucune autorité légale. Et se retrouve mêlé à une sombre histoire de terrorisme islamique, espionnage, histoires de mœurs, journalisme à sensation…

 

Ce que je trouve vraiment intéressant, dans ces enquêtes de Carl Houseman, c’est que nous sommes loin d’un thriller à suspens implacablement tissé*, loin des méchants patibulaires et intelligents, loin des standards des enquêtes habituelles de certains romans policiers ou d'espionnage. Ici, Carl Houseman et New Scotland Yard sont aux trousses d’une espèce de groupement idéaliste islamique, farouchement convaincus et prêts à tout, y compris à se faire sauter, certes, mais, comment dire… très naïfs. Donc manipulés par des plus méchants encore.

 

Question suspens, c’est pareil : alors que nous saurons très vite ce qu’il advient d’Emma Schiller, Donald Harstad réussit à nous river à son intrigue. Ce qui importe, ce n’est plus le sort d’Emma, mais la façon dont Houseman va réussir à mener son enquête, traquer les ravisseurs (qui ont des airs de Pieds Nickelés façon Dalton), et remonter la piste d’un réseau de terrorisme prêt à passer à l’action le jour où le Président Bush est en visite à Buckingham.

 

On commence le roman donc, on se régale à suivre Houseman, toujours aussi placide et terre à terre, un peu plus touché quand même parce que cette fois sa fille Jane est embarquée bien malgré elle dans cette histoire, on aime toujours autant les personnages secondaires savamment travaillés(la journaliste prête à tout pour un scoop, bienvenue au pays des tabloïds !, les agents du MI5 anglais, le professeur roublard, vicelard et pas très malin, au final, et aussi, et surtout, les jeunes apprentis terroristes très bêtes, et donc tout autant dangereux), on apprécie toujours autant le style direct et les dialogues, le tout va droit au but et on se retrouve, six heures plus tard, le roman refermé et le sourire aux lèvres.

 

 

* d'ailleurs, Ys m'a fait noter par la suite une coquille / incohérence qui m'avait totalement échapé (et que son oeil averti a immédiatement remarqué) absorbée que j'étais par le récit.

Cuné, Ys, et Cathulu sont conquises aussi. Un charter pour l'Iowa, girls ?!

 

 

Six heures plus tard, Donald Harstad

Le cherche midi, Novembre 2009, 343 pages

02/11/2009

L'EXPERT – TREVANIAN

Ce qui est agaçant, quand on commence une série en lisant le deuxième volume, c'est qu'il faut faire preuve d'imagination pour trevanian.jpgse représenter les épisodes précédents et s'accommoder des rappels de l'auteur sur le passé de son ou ses personnages. Ici, dans ce deuxième volet des aventures de Jonathan Hemlock, alpiniste renommé, amateur et critique d'art, homme de charme et d'esprit, nous apprenons dès le début que Jonathan, non seulement content d'être un expert éclairé dans son domaine (Jonathan a l'œil absolu, il repère un faux d' un seul coup d'œil) est aussi, et surtout, un ancien tueur, ex-employé du CII (cellule de contre assassinat américaine). Jonathan a pris du recul et s'est retiré des affaires depuis son dernier contrat. Il se consacre à ses conférences et expertises d'art et le voilà à Londres où un homme est assassiné, empalé, dans le beffroi de l'église St Martin in the Fields. Peu de temps après, Jonathan est contacté par une organisation secrète, organisation similaire au CII américain, qui lui demande de reprendre du service.

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