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21/02/2010

LES AMOURS DE LOLA – AMANDA EYRE WARD

« J’ai presque oublié qui je voulais devenir. »

 

Ce sont des jeunes femmes qui sont au centre des douze nouvelles du recueil* d’Amanda Eyre Ward : des jeunes femmes américaines, plus ou moins trentenaires, blanches, toutes au seuil de la maternité : l’une refuse de procréer par peur d’une amours loca.jpgattaque chimique sur les Etats Unis (« Dois-je avoir peur ? »), l’autre vient de perdre son bébé (« Les étoiles brillent au Texas), une autre tente désespérément d’être enceinte (« Shakespeare.com »). Le ton d’Amanda Eyre Ward est juste, elle raconte simplement le quotidien de ces jeunes américaines en proie au doute, qui ont peur de s’engager, que ce soit dans l’amour ou la maternité. J'ai trouvé les six premières nouvelles  moins réussies que les six dernières, elles m’ont moins touchée (avec une exception pour la nouvelle « Sur le lac Messalonksee », où Lizzy, jeune ballerine, renonce à sa carrière pour se consacrer à son enfant : rêves brisés volontairement mais frustration certaine et impuissance de son mari à la rendre heureuse).

 

L’histoire de Lola, elle, nous est racontée à travers six autres nouvelles, toutes  saisissant une brève période de sa vie : du mariage de son petit ami avec Miss Montana, d’un aparté sur les parents de Lola (« Nan et Claude », émouvante et très juste), au mariage de Lola, sa vie d’expatriée en Arabie Saoudite, sa maternité, enfin, et son retour aux Etats-Unis. C’est à travers ces nouvelles là, ces instantannés esquissés avec finesse, que je retrouve avec plaisir la plume sincère et toujours juste d’Amanda Eyre Ward. En capturant des brefs moments d’intimité, en soulevant quelques pans de vie, Amanda Eyre Ward réussit à livrer tous les doutes, les interrogations lancinantes ou les regrets qui hantent l’esprit de ces jeunes femmes.

 

Quelle est l’importance des rêves d’enfances, comment se réaliser, comment ne pas devenir ce dont on a peur, comment ne pas renoncer à ses rêves ou à soi-même ? Avec des nouvelles elliptiques qui éclairent quelques tranches de vie pour les replonger dans l'anonymat d'une vie qui s'écoule, Amanda Eyre Ward trace le portrait de femmes ordinaires et universelles, des femmes qui doutent, qui hésitent, renoncent pour mieux revenir, plus tard, à leurs désirs. Ou pas.

 

 

 

* Je trouve que les titres tant français qu'originaux (Love stories in this little town) sont peu évocateurs de l'intérieur du recueil. L'éditeur français aurait hésité, d'après mon libraire, avec "Les incertitudes de Lola". Pas mieux, à mon avis.

 

 

 

Les amours de Loloa, Amanda Eyre Ward

Buchet Chastel, février 2010, 178 pages

02/10/2009

LAIT NOIR – ELIF SHAFAK

J'avais décidé de ne pas lire le dernier livre d'Elif Shafak. Même si j'avais aimé « La bâtarde d'Istanbul » et moins « Bonbon Palace », quand j'ai lu que Elif Shafak publiait un livre dans lequel elle racontait sa dépression postnatale, je me suis immédiatement détournée : allaitement, dépression…les histoires nombrilistes dans lesquelles un écrivain tourne autour de sa propre personne ont le don de m'agacer. Pourtant ici ou là, je lisais du bien de Lait Noir. Mes réticences commençaient à lait noir.jpgs'effilocher. Le doute à pointer son nez, la curiosité à me titiller. Et puis le billet de Sylvie m'a convaincue d'aller voir par moi-même de quoi il en retournait exactement.

 

Que Sylvie en soit remerciée, donc !

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10/09/2009

LOVING FRANCK – NANCY HORAN

Au début du vingtième siècle, Franck Lloyd Wright est un architecte renommé et précurseur. Marié, père de six enfants, il lovingfranck.jpgconstruit pour Edwin et Mamah Cheney une maison à Chicago. Franck et Mamah entament une liaison et finiront par s’enfuir ensemble en Europe.

 

 

Loving Franck est une fiction historique (Nancy Horan a d’ailleurs remporté le prix Fenimore Cooper de la meilleure Fiction Historique pour ce premier roman).

 

Si le nom de Frank Lloyd Wright vous dit quelque chose, c’est sans doute grâce à sa réalisation la plus célèbre, le musée Guggenheim à New York. Mais avant de construire ce musée pour Solomon Guggenheim, Franck Lloyd Wright, fut un précurseur partisan d’une architecte en harmonie avec la nature (maisons des prairies). Et défraya la chronique en abandonnant son foyer pour fuir avec Mamah Chenay.

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