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17/01/2010

QUATRE JOURS AVANT NOËL – DONALD HARSTAD

Pour sûr, quand on vit dans un coin perdu de l'Iowa, on n'a pas à craindre toutes les Terribles Menaces qui pèsent sur les grandes métropoles. harstad.jpgL'Iowa est relativement pépère à coté de New-York, Paris ou Londres, et Carl Houseman, notre inspecteur favori du Comté de Nation, Iowa donc, se sent bien loin d'Al-Qaïda et autres peurs du millénaire...

 

Vraiment ?

 

En fait, il se pourrait bien que, cette fois-ci, la menace soit différente : un meurtre, ou plutôt une exécution en bonne et due forme (un jeune homme est littéralement exécuté dans ce petit comté si tranquille, sous les yeux d'un fermier), suivie quelques jours plus tard par la mort par intoxication d'un jeune immigré. Intoxication qui pourrait bien être le prélude à une contamination à bien plus grande échelle. Une usine de conditionnement de viande, des produits hautement toxiques, des cibles a priori religieuses, l'implication des cartels de drogue, des terroristes, des immigrés clandestins qui disparaissent par dizaine... Carl Houseman fraie avec le grand banditisme, cette fois-ci….

 

Encore une fois du bonheur. Ca devient lassant à la fin, non ?

 

Non.

 

On retrouve la placidité de Carl Houseman, qui pourrait toucher au flegme si le bonhomme n'était pas si précis, sûr, stoïque et efficace. L’homme, loin des clichés du flic ténébreux ou alcoolique, est juste un flic simple, sain, marié et heureux en ménage, un quinca normal, fort de son expérience et à qui on ne la raconte pas. Le récit, qui alterne les chapitres du début d’enquête et ceux quelques heures plus tard où nos amis sont acculés dans une grange sous le feu de terroristes, dans l'attente d'être secourus par le FBI, est habilement tendu, tout se répond point par point et la tension monte au fil des pages. Plus de vampires, plus d'apprentis terroristes au pays des rosbifs, mais toujours le même ton, la même façon qu'a Houseman de disséquer, expliquer, déduire, raisonner qui nous le rend si attachant et vraiment aimable, les mêmes détails sur la machine judiciaire américaine, détaillés mais jamais lassants, les mêmes personnages que nous apprenons à connaître et apprécier, ici tout se joue en quelques jours et les 400 pages de dévorent à toute allure.

 

Lassant ? Non, toujours pas.

 

 

 

 

Quatre jours avant Noël, Donald Harstad

Points Policier, novembre  2009, 402 pages

 

Les avis de Polar Noir, de Kathel, de Cuné.