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29/10/2009

BREVES ENFANCES – SYLVIE BOURGEOIS

Voilà trente-quatre nouvelles qui nous sont racontées par des enfants. Des enfants grandis trop tôt, des enfants abîmés, sbourgeois.gifétonnés, qui observent les adultes et ce monde si bizarre où maman est en prison, papa embrasse la voisine ou la boulangère est morte d’avoir voulu tuer son bébé dans son ventre.

 

Effet mitigé, pour l’ensemble du recueil : si les premières nouvelles recèlent de vrais moments d’innocence et reflètent ces moments fragiles où la candeur commence à céder face à la réalité (Mon papa est curé, Prison, Daniel), l’ensemble est touchant, certes, par moment, mais m’a paru un peu redondant et répétitif. Est-ce dû au fait que certains personnages reviennent dans plusieurs nouvelles, mais avec finalement très peu d’évolution ? (Je pense notamment à « Sylvette » qui revient plusieurs fois, où une petite fille est déchirée depuis le divorce de ses parents : dans les trois histoires, nous avons à faire à une mère détestant la nouvelle femme de son père et essayant d’influencer sa fille).

 

Un recueil pas désagréable, mais qui ne m’aura pas suffisamment touchée.

 

Vous pourrez lire une des nouvelles (« Basquiat ») sur le blog de Sylvie Bourgeois.

 

 

 

Brèves enfances, Sylvie Bourgeois

Au diable vauvert, 236 pages, octobre 2009

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