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19/01/2009

MEURTRES EN BLEU MARINE – C.J. BOX

Au début du roman, nous faisons la connaissance d’Annie et son frère William. Elevés par leur mère célibataire, Monica, ils meurtrebleumarine.jpgdécident d’aller à la pêche après l’école et, alors qu’ils traversent une forêt (le roman se passe dans l’Idaho), sont les témoins involontaires d’une scène de meurtre. Les assassins ? Un bande de flics à la retraite. Annie et William prennent la fuite, mais les meurtriers les ont vus et partent à leur poursuite. Les enfants trouvent abri chez un fermier solitaire, Jess Rawlins, qui croit leurs accusations et décide de les protéger tandis qu’à la ville, le shérif Carey, totalement dépassé par cette affaire, décide l’aide que les policiers-retraités lui proposent. Ce que veut le shérif : retrouver les enfants. Ce que veulent les retraités : la même chose. Mais pas pour les mêmes raisons.

 

Dans la famille polar bien-fait-quoique-peu-original je demande Meurtres en bleu marine. Peu original, parce que le situations et les personnages sont somme toute assez attendus voire prévisibles. Bien fait, eh bien parce que je ne l’ai pas lâché, il a monopolisé  quelques petites heures est à l’origine d’un magma de féculents affreusement gluants, il faut l’avouer totalement immangeables.

 

Bien sûr, on pourra dire que les ficelles du polar sont classiques. Les méchants sont des affreux flics véreux décidés coûte que coûte à protéger leurs anciennes exactions. Les enfants innocents, qui ne peuvent aller trouver la police, sont hébergés par un vieux cow boy qui décide de leur faire confiance. Jess est un vieux de la vieille, genre cow boy solitaire au cœur gros comme ça sous des dehors taciturnes et un peu ours. On y trouve aussi un autre flic décidé à éclaircir une vieille histoire jamais résolue, une factrice commère et avide de sensationnalisme qui se mêle de tout et surtout de ce qui ne la regarde pas, un banquier torturé par ce qu’il sait, un shérif incapable et manipulable. Le tout dans une petite bourgade perdue dans l’Idaho, où la nature est omniprésente et les centres d’intérêt réduits aux commérages, à la pêche et aux bars.

 

Voilà, c’est classique, de bonne facture, et surtout, prenant. A lire pour se laisser absorber, comme un page turner efficace, avec empathie et envie d’oublier le reste un moment. Loin, très loin de Shutter Island ou Zulu, par exemple, mais efficace.

 

 

Meurtres en bleu marine, C.J. Box – Seuil Policiers, 383 pages

 

Lu dans le cadre du Prix des Lectrices ELLE 2009, catégorie Policiers