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26/10/2009

FILLE NOIRE FILLE BLANCHE – JOYCE CAROL OATES

« Tout ce que vous croyez avoir imaginé est réel : il faut seulement y survivre. » Il faudra vingt ans à Genna Meade pour oates.jpgcoucher sur papier les événements qui ont marqué sa première année dans la prestigieuse Schuyler School, fondée par son arrière grand-père. Lorsqu’elle entre à Schuyler en 1974, Genna a dix-huit ans. Son père, Max Meade (Mad Max Meade) est un avocat réputé des droits de l’homme, fervent opposant à la guerre du Viêt-Nam, radical de gauche militant, père absent obnubilé par son combat. La mère de Genna, Veronica, milite elle aussi pour les droits des noirs, l’émancipation de la femme et la libre absorption de substances illicites.

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02/03/2009

L'HISTOIRE D'UN MARIAGE - ANDREW SEAN GREER

San Francisco, années 50. Pearlie Cook a épousé son amour d'adolescence, le beau Holland. Tous deux ont un fils, Sonny, atteint degreer.jpgpolio, un chien muet et une petite maison au bord de l'océan. Ce mariage, Pearlie l'a voulu, espéré, réalisé bien que tous deux se connaissent finalement peu, malgrè les avertissements des tantes de Holland : "son coeur est... malade" "ne vous mariez pas avec lui !". ¨Pearlie épouse Holland, donc, et traverse paisiblement les premières années de vie commune, jusqu'à ce que Charles "Buzz", que Holland a connu pendant la guerre, surgisse dans sa vie comme une boule dans un jeu de quilles.

 

La narratrice Pearlie, se souvient de ces quelques mois qui ont fait basculer le fragile édifice sur lequel sont basées ses convictions : qu'est ce que l'amour et connaissons nous vraiment ceux que nous aimons ? Qui sont ils vraiment et ne les voyons nous pas avec un voile opaque qui dissimule tout ce que nous ne voulons pas voir ? Et que faire alors quand la réalité devient si violente et inattendue que nous ne pouvons que nous battre ou nous résigner ?

 

Au cours de la première partie du roman, Andrew Sean Greer distille un à un les différents éléments qui permettront au lecteur de connaître précisément tous les "enjeux" de l'intrigue. Chaque nouvel élément vient gifler le lecteur et corser une histoire qui sans celà aurait sans doute été plutôt banale. Le tout est complexe, surprenant (et j'avoue avoir pensé "un peu too much ?" quand le dernier morceau du puzzle s'est ajouté).

 

Mais ce n'est pas cette complexité que j'ai le plus appréciée : l'histoire de Pearlie et Holland est déconcertante, elle interpelle, elle absorbele lecteur, oui, mais au delà j'ai préféré l'époque dans lequel le roman m'a plongée : San Francisco, la guerre de Corée et le patriotisme culte qui voulait que les jeunes hommes partent se faire mitrailler le sourire aux lèvres et la fierté en étendard, le MacCarthysme, le conformisme rigoureux dans lequel on se moule pour convenir aux critères préétablis, la ségrégation et l'homophobie, le besoin de correspondre aux critères sociaux et de n'en surtout pas déroger.

 

Intéressant, donc, pour le portrait  lucide et tendre qu'une femme porte sur son mariage et sur celui qu'elle aime, sur les choix de vie qui portent et guident un couple qui ne sait pas communiquer (mais apprenait-on à communiquer à cette époque ?), et pour la description de cette ambiance so "Frisco" dans une Amérique conservatrice et puritaine.

 

L'histoire d'un mariage, Andrew Sean Greer - Editions de l'Olivier, 273 p.

 

 

Les avis de Cuné, Clarabel et de la Muse agitée.