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22/01/2009

ZEN CITY – GREGOIRE HERVIER

Zen city, vous rêvez d’y vivre ? Allez donc voir sur le site de la ville ! Pour postuler, un test vous permettra de savoir si vous correspondez aux critères zen. Pour moi, c’est fichu.

Dominique Dubois, lui, a réussi les tests. C'est un homme tout ce qu’il y a de plus standard. Cadre moyen physique moyen, salaire moyen, rien ne le zencity.jpgdistingue particulièrement de ces congénères. Lorsqu’il répond à une offre d’emploi, après quelques mois de chômage, pour un poste de statisticien dans la ville modèle de Zen City, au cœur des Pyrénées, il ne se doute pas que ce poste et ces conditions alléchantes cachent bien autre chose.

 

Dominique arrive dans la ville et découvre une cité où tout est organisé pour faciliter la vie de ses habitants par le biais du contrat Global Life®. Choix de la décoration intérieure de son appartement avant même d’y arriver, implantation d’une puce dans sa main, et vogue la galère : Dominique n’a plus qu’à parcourir les allées du Zen Market et son réfrigérateur se remplira selon ses désirs, son Smartphone lui indiquera les célibataires frayant dans un rayon proche de lui, sa porte s’ouvrira à son approche… tout est conçu pour anticiper les désirs et offrir aux habitants de Zen City confort, satisfaction et bien-être. Dominique consume, achète, profite, s’endette, mais son conseiller Global Life ® est là pour l’épauler et le guider. L’assassinat d’une jeune collègue de Dominique met le feu aux poudres, des hackers contactent Dominique…

 

Entre roman d’anticipation et policier, Grégoire Hervier propose ici un roman agréable. Ou comment les dérives de la communication et publicité à outrance, des nouvelles technologies, peuvent peu à peu grignoter les libertés individuelles et nous transformer en simples moutons.  Le roman débute sous la forme d’un blog, celui de Dominique, qu’il a commencé avant même d’intégrer Zen City, puis se poursuit par son journal, parsemé des notes de l’éditeur qui trouvera tous ces documents après un incident.

 

Je ne crierai pas au chef d’œuvre mais ai bien aimé cette satire acide d’une société publicitaire où la manipulation des masses est la clef de voûte d’un consumérisme effréné. La forme vivante et alternée (blog / journal / récit) rend la lecture aisée et facile, il y a un certain suspens et la critique acerbe de nos mode de consommation est assez bien faite.

 

 

 

Zen city, Grégoire Hervier – Au diable vauvert, 364 pages

 

Les avis de Lily et de Cuné